Auteur : Catherine Valenti
Date de saisie : 03/07/2008
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : First Editions, Paris, France
Prix : 2.90 € / 19.02 F
ISBN : 978-2-7540-0837-2
GENCOD : 9782754008372
Sorti le : 12/06/2008
L'histoire de France au féminin
D'Aliénor d'Aquitaine à Ségolène Royal, en passant par Jeanne d'Arc, Louise Labé, la reine Margot, Ninon de Lenclos, Camille Claudel ou Simone Veil, voici les portraits de près de cent femmes qui, toutes, ont marqué l'Histoire de leur empreinte.
De l'ombre à la lumière...
Artiste, reine, écrivain, aventurière ou religieuse... Leurs parcours sont souvent émaillés d'obstacles qu'elles ont dû surmonter pour passer à la postérité. Mais dans la lumière ou dans l'ombre, chacune a connu un destin extraordinaire et continue de fasciner.
Agrégée d'histoire, Catherine Valenti enseigne l'histoire des femmes à l'université de Toulouse-le Mirail.
Extrait de l'introduction :
Les femmes, sujets d'histoire ? Pendant longtemps, elles n'ont pas intéressé les historiens. Il faut dire que si les femmes ont de tout temps été présentes aux côtés des hommes, elles l'ont été davantage comme des compagnes, des muses ou des inspiratrices que comme des actrices à part entière. Jusqu'au XVIIe siècle, épouses de roi ou favorites royales, elles n'ont souvent exercé qu'une influence indirecte sur les événements de leur temps. Rares sont celles qui ont transgressé les limites de leur genre pour investir, comme Jeanne d'Arc, le champ si masculin du militaire, ou pour diriger la France d'une main de fer comme Catherine de Médicis. Avant le XIXe siècle, les femmes n'avaient pas voix au chapitre et ne disposaient que des armes traditionnelles que les hommes voulaient bien leur laisser : leur beauté, leur charme, parfois aussi leur esprit à condition toutefois qu'il ne leur serve pas à revendiquer une quelconque égalité. Le beau sexe se devait en effet de rester le sexe faible...
Ce n'est véritablement qu'avec la Révolution française que surgissent sur le devant de la scène des femmes politiquement engagées, qui investissent la place publique au grand dam d'ailleurs des hommes de leur époque : la misogynie des royalistes envers les femmes révolutionnaires n'a d'égale que celle des hommes de 1789, comme en témoigne l'hostilité générale à laquelle se sont heurtées Olympe de Gouges, auteur en 1791 d'une» Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne» dans laquelle elle réclamait pour les femmes le droit de monter à la tribune - elle n'aura que celui de monter à l'échafaud -, ou encore la sans-culotte Théroigne de Méricourt, stigmatisée avant la lettre comme une hystérique pour avoir osé militer en faveur du droit des femmes à porter les armes !
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