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Corps manquants : thriller

Couverture du livre Corps manquants : thriller

Auteur : Colleen McCullough

Traducteur : Jean-Paul Mourlon

Date de saisie : 06/06/2008

Genre : Policiers

Editeur : Archipoche, Paris, France

Collection : Archipoche

Prix : 7.50 € / 49.20 F

ISBN : 978-2-35287-081-4

GENCOD : 9782352870814

Sorti le : 04/06/2008


  • La présentation de l'éditeur

1965. Connecticut. Au centre de recherche neurologique d'Holloman, deux employés découvrent, dans la chambre froide où l'on dépose les animaux de laboratoire avant incinération, un sac contenant un corps sans tête, coupé en deux...

Chargé de l'affaire, le lieutenant Carminé Delmonico établit rapidement le lien avec des meurtres sadiques récemment perpétrés. Toutes les victimes - des femmes - ont en commun leur jeune âge et leur couleur de peau.

L'enquête piétine. Seule certitude, le coupable travaille au centre de recherche. La tension monte en ville sous la pression des activistes noirs, convaincus qu'il s'agit de crimes racistes. Vite, un coupable, avant que d'autres corps ne manquent à l'appel...

Née en 1937à Wellington (Australie), Colleen McCullough a travaillé dix ans au département de neurophysiologie de l'Université de Yale, sur la côte Est des États-Unis. L'auteur des Oiseaux se cachent pour mourir (Belfond, 1977) et de La Maison de l'Ange (Archipoche, 2007) a puisé dans ses souvenirs pour signer ce premier roman noir, très noir...

«Pour certains, le polar est un genre "mineur", un parent pauvre de la littérature. Colleen McCullough démontre qu'il n'en est rien. Son intrigue réserve au lecteur des surprises à répétition et un dernier rebondissement qui restera dans les annales. Des personnages truculents pour une symphonie noire.»
actualite-litteraire.com





  • Les premières lignes

Mercredi 6 octobre 1965

Jimmy se réveilla peu à peu, sans être conscient d'autre chose que d'un épouvantable froid. Ses dents cla­quaient, sa peau le brûlait, ses doigts et ses orteils étaient gourds. Et pourquoi n'y voyait-il rien ? Tout autour de lui n'était que ténèbres, obscurité totale. Il se rendit compte également qu'il était enveloppé dans quelque chose d'in­connu qui l'enserrait. Emprisonné ! La panique l'envahit. Il se mit à hurler, à griffer frénétiquement ce qui l'entravait, et finit par se libérer, mais le froid persistait. Il y avait d'autres objets autour de lui, mais il avait beau pousser des cris, arracher, déchirer, il ne pouvait se sortir de là, discerner la moindre lumière ou sentir la moindre chaleur. Alors il hurla, sans rien entendre d'autre que le battement de son coeur qui rugissait dans ses oreilles.

Otis Green et Cecil Potter, qui s'étaient rencontrés sur la 11e Rue, arrivèrent au travail ensemble. À 7 heures tapantes - quel bonheur que de ne pas avoir à pointer et de travailler dans un endroit civilisé -, ils déposèrent leurs paniers-repas dans le petit placard d'acier qu'ils s'étaient réservé : pas besoin de serrure, il n'y avait pas de voleurs ici. Puis ils vaquèrent à leurs tâches.


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