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Aurora Guerrera : et autres nouvelles

Couverture du livre Aurora Guerrera : et autres nouvelles

Auteur : Anna Maria Ortese

Traducteur : Marguerite Pozzoli | Claude Schmitt

Date de saisie : 04/06/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Un endroit où aller

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-7427-7438-8

GENCOD : 9782742774388

Sorti le : 04/04/2008


  • La présentation de l'éditeur

Je ne sais ce qu'il est advenu d'Aurora Guerrera. Il y a des personnages dont on perd très vite toute trace, et cela non parce qu'ils valent moins que d'autres, mais parce que leur place dans le monde est vraiment la dernière, pas plus grande ni plus considérable que celle occupée par une souris ou un oiseau. A y bien penser, Aurora était justement à mi-chemin entre la souris et l'oiseau, elle avait un je ne sais quoi de sordide et de pur à la fois, de torve et de net, elle était menue comme ces bestioles, avec une grâce violente, un peu obscure. Son pas était tantôt glissement, tantôt vol. Son regard, toujours étincelant et sombre, fixé sur des choses lointaines ; parfois, mais très rarement, il s'adoucissait. De sa voix, je ne savais rien, jusqu'au jour dont je parle dans ce récit.

Née à Rome en 1914, Anna Maria Ortese est décédée en 1998.



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  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 4 juin 2008

Découvrir la Romaine Anna Maria Ortese (1914-1998), c'est se laisser engloutir dans un puits de lumière. Ecrivain del'ensevelissement exalté, de la noyade éblouie, elle s'est essayée à tous les genres avec génie : reportage, fantastique, intimiste. Cet épais recueil de nouvelles est une flânerie macabre et féerique dans les tréfonds de la mémoire intime, terre d'accueil que l'auteur ne se lasse pas de fouler...
Saisir la beauté du présent, en ayant une conscience aiguë du passé, telle est, aux yeux d'Anna Maria Ortese, la conduite à tenir sans répit pour que l'angoisse devienne brise légère.


  • La revue de presse Francine de Martinoir - La Croix du 21 mai 2008

Dans ce très beau recueil de nouvelles, publié dix ans après sa mort, la grande romancière italienne dit toute la souffrance et la beauté du monde...
La première de ce très beau recueil, elle l'écrivit à 24 ans et la phrase initiale - «Un bonheur immense, qui résisterait pourtant au désir des larmes, possédait mon coeur» - contient déjà les noeuds secrets des grandes fictions à venir. Le titre italien, Angelici dolori («Angéliques douleurs»), est d'ailleurs plus explicite...
La mémoire des contes de fées, celle de Leopardi ou des romantiques allemands courent comme le reflet d'un âge d'or perdu. Mais de ce monde, la narratrice dit la beauté et les couleurs, le rose et le bleu de Naples, le rouge des géraniums, les ciels changeants au-dessus des dômes dorés et du Vésuve, «le vert fleuri de lumières lointaines» et les ruelles étroites qui sont aussi «des couloirs d'étoiles».


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