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La fiancée juive

Couverture du livre La fiancée juive

Auteur : Jean Rouaud

Date de saisie : 13/06/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 18.50 € / 121.35 F

ISBN : 978-2-07-012109-0

GENCOD : 9782070121090

Sorti le : 15/05/2008


  • La présentation de l'éditeur

Ce serait une sorte de carte de visite en neuf volets. Elle dirait je suis celui-là qui sanglote en regardant la mort d'un Mozart de téléfilm, ne comprenant que plus tard que cette mort en cachait une autre. Je suis celui-là qui, lisant Mère Courage de Brecht, retrouve sa mère sous les traits d'Anna Fierling poussant son petit commerce dans sa charrette. Je suis cet ex-vendeur de journaux qui évoque ses généreuses devancières, les soeurs Calvaire et leur maison de la presse d'un autre âge. Celui-là qui, cherchant à devenir écrivain, se tourne vers son enfance et retrouve un maître d'école omniscient, l'ennui des étés, les promenades du pensionnat. Et c'est le même, bien des années après, qui chante sur un air de blues l'éblouissement de la rencontre et «le long tunnel de son chagrin». Me voilà, c'est moi.
J.R.



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  • La revue de presse Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 11 juin 2008

«Elle m'a ressuscité d'entre les morts/Vivants ma fiancée juive/Je n'attendais plus rien quand j'ai reçu/Les plus belles missives/Allons-nous parler d'amour/Mon amour disait-elle/Je suis sorti de ma tranchée/J'ai couru vers le ciel.» Jean Rouaud ne manque pas de courage. À la fin de son nouveau livre, il publie des poèmes adressés à sa bien-aimée dont le registre se situe entre l'exaltation de l'adolescent après son premier rendez-vous et la gravité enjouée de l'homme mûr qui n'en revient pas de renaître. Il a même gravé un CD où il interprète lui-même ce blues à La Fiancée juive, enregistré, tient-il à préciser, «en une seule prise»...
Revenant sur son passé et ses chemins improbables, Jean Rouaud conserve son écriture tendre, son style chuchotant, aux phrases ourlées et mélancoliques, d'enfant solitaire qui s'interroge sur le destin qui l'a planté sur ces terres océanes, baignées de larmes et de naufrages ignorés. Jusqu'au miracle de l'écriture.


  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 12 juin 2008

Tout en continuant de labourer son terrain d'élection, l'auteur propose ici des vues inédites sur le processus de passage à l'écriture. Sans jamais hausser le ton, presque mine de rien. À quoi l'on reconnaît cette manière, dans laquelle il excelle tellement, qui fit dire à l'époque que le roman français connaissait décidément une nouvelle jeunesse. Le blues de la fin conte une histoire récente et douloureuse. Il pourrait bien annoncer un rebond prochain de cette oeuvre, manifestement capable de s'aventurer loin parce qu'elle se tient, depuis le début, fermement enracinée dans l'intime.


  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 29 mai 2008

Le mois de mai est rarement propice aux belles-lettres. Mais voici qu'arrive un livre de Jean Rouaud. Un livre, qui n'est ni un roman, ni un essai, ni un recueil de nouvelles, mais tout cela à la fois. Le disque qui l'accompagne ajoute à la surprise : l'écrivain, que l'on savait parolier, chante et s'accompagne à la guitare, il a écrit le texte et la musique de cette chanson. Un joli grain de voix pour une belle ode à son amoureuse...
Le récit recèle des passages d'anthologie où l'auteur de L'Imitation du bonheur fait preuve d'humour et d'autodérision. C'est franchement superbe : on le sait depuis son premier livre, Rouaud est un styliste.


  • La revue de presse Robert Solé - Le Monde du 16 mai 2008

La Fiancée juive est un exercice de sincérité." Bref, cet homme veut écrire comme ça lui chante. Etant entendu que ce poème chanté de douze minutes, sans refrain, n'est pas destiné à passer à la radio...
Le livre, justement... Composé de neuf chapitres autobiographiques, c'est une sorte de portrait chinois : l'auteur-narrateur ne parle de sa vie qu'indirectement, par un jeu de miroirs. Une émission télévisée sur Mozart lui permet par exemple d'évoquer la mort de son père, tandis que son expérience de vendeur de journaux prolonge l'activité des soeurs Calvaire - ces deux vieilles dames qui tenaient en Bretagne une boutique de presse à l'ancienne, où certaines revues étaient "suspendues par des pinces à linge en bois, à une ficelle de chanvre tenue entre deux clous, à travers le chambranle de la petite fenêtre à quatre carreaux qui tenait lieu de vitrine"..;
On retrouve ici la petite musique de Rouaud, ses descriptions minutieuses et savoureuses des choses de la vie.


  • La revue de presse Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 8 mai 2008

Pourquoi Jean Rouaud s'est-il donc senti l'envie de gratter la Fender, et a-t-il auteurinterprété cette chanson qui donne son titre à l'ouvrage, «la Fiancée juive» ? Remontons, d'abord, le cours du livre. Neuf chapitres le composent, d'inspiration autobiographique...
Il ne saute pas aux yeux que l'industrie de la musique ait de meilleurs jours devant elle que le BTP littéraire. N'importe : Rouaud s'est donc abandonné, en fin d'ouvrage, à un blues amoureux, presque torride, fort touchant en vérité. Rouaud crie à l'amour parce que écrire l'amour, sans doute, il ne le pourrait pas : c'est risqué, c'est culotté, et c'est donc formidable.


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