Auteur : Sylvain Tesson
Date de saisie : 04/06/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Ed. des Equateurs, Sainte-Marguerite-sur-Mer, Seine-Maritime
Collection : Equateurs parallèles
Prix : 11.00 € / 72.16 F
ISBN : 978-2-84990-095-6
GENCOD : 9782849900956
Sorti le : 22/05/2008
«Un jour, les sentiers se vengeront d'avoir été battus.»
«La sauterelle, point d'exclamation des prairies.»
«Les mauvaises herbes : écume des terrains vagues.»
«La mer est la descente de lit des fleuves.»
«Ma porte étroite, c'est l'appel du large.»
«Quand on est trop occupé, le temps n'a plus la place de passer.» Chaque soir, en voyage, devant un paysage, après une rencontre, Sylvain Tesson piège sa pensée et l'épingle dans son carnet. Quelques mots forment un aphorisme et suffisent à décrire la cascade, les fleurs d'un alpage, l'odeur de l'aube dans les sous-bois, le plaisir de la marche. L'amoureux d'aphorismes est un peintre sans pinceau, un photographe sans appareil. Il saisit l'instant en entomologiste. L'aphorisme, lui, est comme le papillon : il éclôt de la pensée et s'envole léger.
Sylvain Tesson est notamment l'auteur aux Equateurs du Petit Traité sur l'immensité du monde et de Éloge de l'énergie vagabonde.
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De quoi s'agit-il ? D'un bonbon. D'un de ces livres que l'on a envie d'offrir à une femme qui vous bouleverse, à un ami dans la détresse, à un patron qui vous agace. Et même à soi, une fois de plus. C'est dire ! Sylvain Tesson appartient à la belle catégorie des écrivains-voyageurs. C'est un bon projectile qui se laisse entraîner au bout du monde par goût de la solitude, amour de la découverte et curiosité de comprendre qui nous sommes, ce que nous faisons au beau milieu de cette planète...
Tout y passe : le voyage, les femmes, la nature, la religion; la vie, quoi. Plus c'est court, plus c'est fort. On admire le talent de l'auteur et le plaisir qu'il offre au lecteur.
Voici 112 pages de phrases comme «Un jour les sentiers se vengeront d'avoir été battus», «Le cyprès, cierge noir» ou «La mer est la descente de lit des fleuves», auxquelles on voudrait inventer un mode d'emploi. Ces mots, doit-on les picorer, les effleurer (pensées à la fois fermes et frêles), les recopier, les mastiquer ? Doit-on les lire à voix haute plusieurs fois comme les oraisons jaculatoires des ermites du désert ? Tout cela à la fois. Et y trouver des échos aussi. «Dans le vent, les palmiers de l'Atlas époussettent les étoiles.»
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