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Dans la zone verte : les Américains à Bagdad

Couverture du livre Dans la zone verte : les Américains à Bagdad

Auteur : Rajiv Chandrasekaran

Traducteur : Gilles Berton | Raymond Clarinard

Date de saisie : 15/05/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-87929-610-4

GENCOD : 9782879296104

Sorti le : 17/04/2008


  • La présentation de l'éditeur

Envoyé spécial à Bagdad, Rajiv Chandrasekaran a enquêté pendant un an et demi dans la Zone verte, cette «petite Amérique» recréée par l'administration Bush pour accueillir les spécialistes chargés de faire de l'Irak une démocratie moderne. Le journaliste décrit le quotidien de ces Américains vivant en plein centre d'un pays dévasté par les bombardements et en proie à l'anarchie.
C'est l'histoire, racontée de l'intérieur, d'une organisation qui s'obstine jusqu'à l'absurde à mettre en place des projets en décalage complet avec la réalité. L'épopée loufoque d'une bande de Pieds Nickelés missionnés par le président des États-Unis pour «libérer l'Irak».

Après avoir dirigé les bureaux de Bagdad, du Caire et d'Asie du Sud-Est du Washington Post, Rajiv Chandrasèkaran a couvert la guerre en Afghanistan en tant que correspondant de ce grand quotidien, dont il est aujourd'hui rédacteur en chef adjoint. Il a obtenu le Samuel Johnson Prize pour cet ouvrage qui figurait également dans la liste des dix meilleurs livres de l'année 2007 du New York Times.



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  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 15 mai 2008

C'est une tragi-comédie de la bonne conscience : une aventure aveugle, non préparée, mal financée, menée par des gens qui s'installent dans un pays pour l'améliorer selon leurs principes (et parfois leur absence de principes), sans se soucier de son état, de son histoire, de sa culture et, finalement, de son peuple. En résumé, une épopée du Bien ex nihilo. Chandrasekaran multiplie les observations et les scènes qui, plus encore que les mauvaises décisions, rendent visible une volonté tranquille d'ignorer ceux qu'on prétend sauver...
Chandrasekaran a lui-même commencé par y croire. Il a vécu à Bagdad de novembre 2002 au déclenchement de la guerre, en mars 2003. Il y revient le 10 avril de cette année-là, «le lendemain du jour où la statue de Saddam fut renversée devant l'hôtel Palestine». Il y reste jusqu'au 30 septembre 2004...
Chandrasekaran décrit alors l'enchaînement d'erreurs, d'incompétences, d'absence d'empathie et de curiosité, puis prolonge ses reportages par l'enquête, interrogeant a posteriori la plupart des protagonistes...
Dans le Père Goriot, Rastignac va à Montmartre, regarde la ville et dit : «A nous deux, Paris !» Paroles d'homme qui va plonger dans une réalité qu'il aime, veut découvrir et qui le transformera. Du haut du palais de Saddam, les Américains n'ont jamais voulu penser : «A nous deux, Bagdad !» Chandrasekaran montre qu'ils ont préféré dominer sans savoir, agir sans être changés. Ce fut la faute initiale ou, si l'on veut, le péché capital. Et du paradis programmé ils ont fait un enfer - pour les Irakiens.


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