Passion du livre - tout sur le livre : Les tours de Samarante

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Les tours de Samarante

Couverture du livre Les tours de Samarante

Auteur : Norbert Merjagnan

Date de saisie : 28/05/2008

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Denoël, Paris, France

Collection : Lunes d'encre

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-207-26014-2

GENCOD : 9782207260142

Sorti le : 13/03/2008


  • La présentation de l'éditeur

Autour de la cité de Samarante sur laquelle veillent six tours mystérieuses, s'étend l'aliène, une étendue sauvage, aride, inhospitalière.
C'est par là que la guerre viendra il n'y a pas d'autre accès. Au coeur de la ville vivent Cinabre, une préfigurée aux pouvoirs effrayants, bientôt poursuivie par les tueurs de Endocène, et Triple A, qui rêve d'escalader les tours. C'est vers eux, sans le savoir, que se dirige Oshagan, le grand guerrier, porteur de la plus puissante des armes, une forme- de guerre disparue depuis mille ans. Quand-ces trois êtres entreront en collision, alors trembleront les Tours de Samarante.
Les Tours de Samarante est le premier roman de Norbert Merjagnan, un récit âpre, d'une rare ambition stylistique, dans lequel le monde tombe en morceaux, la guerre enfle sur chaque horizon et les hommes attendent le Seuil : le passage de l'humanité à une nouvelle espèce biogénique.

Après dix ans passés dans l'Internet au siège d'un grand établissement financier, Norbert Merjagnan a quitte son travail et Paris pour la région nantaise, où il se consacre désormais à sa famille et à l'écriture



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • La revue de presse Frédérique Roussel - Libération du 15 mai 2008

Les Tours de Samarante ne s'encombre pas de détails. Merjagnan écrit court, efficace, économe, tout en étant attentif à chaque touche qui façonne ses personnages. Son monde est totalement déglingué. En plus de mystérieux conflits, sur lesquels l'auteur ne s'appesantit pas, court la maladie des machines. Toute technologie qui n'a pas été enfouie risque la contamination. La lèpre a détruit ainsi un quartier entier de Samarante, l'Indus, comme pour rendre l'homme à sa condition archaïque. Quant au vaisseau, il n'a même pas été conçu pour voler, mais pour curer les fonds de fosse. Le dragueur Protor joue pourtant un beau rôle, mené de main d'homme par une fille aux yeux pétillants de défi. L'atterrissage, comme tout feu d'artifice, sera morbide et magnifique.



  • Les premières lignes

De vieilles armes

Konstantin Krisnov, commandant dans le cinquième corps du seigneur de guerre Draj'Ter Zalmine, se gratte une fois de plus le talon droit, là où sa peau ravinée par le froid se déchire en crevasses. Son officier de liaison, un garçon singulièrement méthodique, lui a apporté la confirmation de l'ordre de mission. Selon toute apparence, l'état-major n'a tenu aucun compte des documents que Krisnov a transmis la veille. La cible n'est pas militaire. Le camp nomade n'abrite plus aucun guerrier depuis au moins trois jours. «Quelle bande de fumiers !» crache-t-il entre ses lèvres pour la énième fois. Ses doigts viennent d'arracher un épais lambeau de peau morte. De l'autre côté de la grotte, ses hommes attendent, blottis contre la roche, ensuqués par le froid, prêts à tout pour bouger, se réchauffer le corps, pour peu que lui, leur chef, veuille bien enfiler ses chaussettes et ses bottes et donner au peloton l'ordre de marche. Ils pourraient bien geler, si ça ne tenait qu'à lui. Non pas qu'il apprécie les tribus U'Fzull. Parmi toutes les peuplades nomades qu'il a côtoyées, les U'Fzull lui ont toujours répugné, avec leurs coutumes arriérées de montagnards. Tout juste s'ils ne donnent pas à bouffer leurs prisonniers aux chiens. Mais Krisnov aime à croire qu'il lui reste un peu d'âme, assez pour vivre, et il pressent qu'une boucherie de femmes et d'enfants, même empestant le lait de chèvre, n'a rien de fameux pour le sommeil lourd, absolument noir dont il rêve pour plus tard, quand son tour viendra et que la guerre l'aura définitivement quitté. Il a envoyé valdinguer, tout à l'heure, le garçon méthodique avec sa gueule astiquée et ses yeux aussi fastidieux qu'un rapport. Il aurait dû lui fondre le crâne d'un tir de souffleur. Il reste moins d'une heure, maintenant, avant que l'aube n'étende sa lumière sur les flancs des montagnes. Pour être à pied d'oeuvre le moment venu, la troupe devrait lever le camp tout de suite. Il empoigne brusquement une chaussette, puis l'autre, après viennent les bottes.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli