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Le ver dans la pomme

Couverture du livre Le ver dans la pomme

Auteur : John Cheever

Traducteur : Dominique Mainard

Date de saisie : 04/06/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : J. Losfeld, Paris, France

Prix : 23.00 € / 150.87 F

ISBN : 978-2-07-078721-0

GENCOD : 9782070787210

Sorti le : 14/05/2008


  • La présentation de l'éditeur

Comme dans le recueil précédent, Déjeuner de famille, on retrouve dans Le ver dans la pomme le mal-être dont souffrent presque tous les personnages de Cheever, la quête de quelque chose qu'ils ne savent nommer mais dont l'absence leur est insupportable. Cheever révèle les secrets de famille derrière les façades mais il le fait toujours avec humour et fantaisie (Le jour où le cochon est tombé dans le puits), de temps à autre sur un ton loufoque et touchant, mais toujours avec une grande empathie pour ses personnages, comme dans La duchesse.

John Cheever (1912-1982) devient dès les années 1930 le chef de file de l'école dite du New Yorker. Écrivain culte aux États-Unis, il est l'auteur de presque deux cents nouvelles et de cinq romans. Couronné des prix les plus prestigieux tels que le Pulitzer Prize, le Benjamin Franklin Short Stories Award, le National Book Award ou le National Book Critics Award, il est célébré par John Updike comme le meilleur styliste de sa génération, encensé par Saul Bellow, Raymond Carver, Vladimir Nabokov et Philip Roth qui dit de lui : «John Cheever est un réaliste enchanté, et sa voix, dans ses lumineuses nouvelles [... ], est aussi riche et reconnaissable que les plus grandes voix de la littérature américaine d'après-guerre.»



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  • La revue de presse Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 29 mai 2008

Joëlle Losfeld est une éditrice avisée. Elle nous distille avec parcimonie, d'une publication à l'autre, les nouvelles de John Cheever (1912-1982), toutes extraites du recueil «The Stories of John Cheever» sans cesse réédité aux Etats-Unis, et comment s'en étonner ? Ce chef de file de l'école dite du «New Yorker» fut bien, après Hemingway, le plus grand nouvelliste américain de son temps...
En moins de 20 pages, Cheever suggère une forme de durée romanesque comme la beauté déliquescente des paysages italiens de l'exil.


  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 14 mai 2008

John Cheever (1912-1982), électron libre de la nouvelle, de la phrase langoureuse, sinueuse jusqu'à la menace sourde, semble écrire à l'intuition. Il est maître de l'imperceptibilité, des aveux refoulés, des amours cadenassées. Il cherche derrière des pots de confiture, s'attarde sur des fleurs fanées, tambourine à une porte close, se fige devant un paysage muet, et met en scène l'ivresse du rien, du vide. Il emmène tout son petit monde, hommes, femmes, enfants, dans des défaites intimes sans jamais les accabler. Il embraye sur quelques phrases faussement anodines, accélère, et, au détour d'un mot, révèle l'entourloupe. Cheever est un pudique, un écrivain qui fait de l'élégance et du non-dit un art à part entière...
Cheever ironise, s'amuse de tous ces petits arrangements bêtement humains, pique ici ou là ses personnages, ses compatriotes, comme s'il voulait les réveiller, leur donner une seconde chance, et se sortir lui-même d'une aliénation latente, d'une décadence inévitable. La subversion, chez ce dandy de Cheever, a des allures de vieilles dames effarouchées aux cris imperceptibles - de tout petits «oh !».


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