Passion du livre - tout sur le livre : Les robes noires : comment se fabrique une erreur judiciaire

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Les robes noires : comment se fabrique une erreur judiciaire

Auteur : Claude Llorente

Date de saisie : 08/05/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Alphée-Jean-Paul Bertrand, Monaco, France

Collection : Roman

Prix : 19.90 € / 130.54 F

ISBN : 978-2-7538-0301-5

GENCOD : 9782753803015

Sorti le : 15/05/2008


  • La présentation de l'éditeur

Pour la première fois il nous est donné de découvrir certains secrets de la justice pénale en France. Le système qui a conduit aux retentis­santes erreurs judiciaires de ces dernières années, souffre-t-il d'un mal profond, est-il vraiment archaïque, dépassé, désuet ?
L'intrigue se déroule dans l'île de la Cité au Palais de Justice de Paris, et ces lieux exceptionnels, chargés d'histoire, enveloppent le récit d'un halo légendaire. On entre dans le cabinet d'un juge d'instruction, on assiste à un bras de fer d'anthologie entre le juge et l'avocat, on vit la naissance d'une bouleversante erreur judiciaire qui prend sa source dans la réalité du fonctionnement de la justice française et l'aberrant pouvoir du juge face aux experts. Etape par étape, l'erreur judiciaire, pareille à l'araignée, tisse sa toile pour finalement libérer son poison.

Il faut avoir lu Les Robes noires ! C'est désormais une pierre incon­tournable dans le jardin de l'oubli d'Outreau et de toutes les erreurs judiciaires passées et à venir...

Claude Llorente est avocat à Paris. Il a su capter, au fil de ses expériences professionnelles, certains moments savoureux ou dramatiques qu'il restitue sur fond d'histoire criminelle. La recherche de vérité ne cesse de l'animer. Il est avocat de l'association «Action-Justice», qui offre une aide aux particuliers touchés par l'erreur judiciaire.



  • Les premières lignes

Paris. Le pont Saint-Michel, rive gauche de la Seine...
L'air était léger en ce matin d'été, les platanes encore bien verts. Probablement qu'il allait faire chaud aujour­d'hui. José Alvès marchait d'un pas souple. Le ciel au-dessus de la préfecture de Police et de l'Hôtel-Dieu, presque bleu, lui fit songer, en plus pâle, à celui de l'Espagne. Il lui fallait deux ou trois fois par an se ressourcer - c'était vital -, se lâcher dans la nature la plus reculée que l'on puisse trouver en Catalogne. Il replongeait alors quelques jours dans les paysages, les sensations et les senteurs de son enfance, de la Méditerranée...
L'île où Paris est né, l'île de la Cité, puisqu'il s'agissait bien d'elle, était juste devant lui.
C'est l'île aux deux joyaux, Notre-Dame de Paris et la Sainte Chapelle.
Elle attire tant et tant de voyageurs, venus des quatre coins de la planète, des quatre continents. Il en foulait maintenant le sol.
C'est également l'île du passé, des livres d'histoire ; et bien sûr, de l'avenir, là où se façonne la justice des hommes, l'île du Palais de Justice.
Trois, peut-être quatre, cars de touristes à impériale, manoeuvraient déjà à proximité de la cathédrale, qui paraissait repousser le XXIe siècle, bien au-delà des quais. Puis, là, le boulevard... le Palais... la foule et l'entrée d'honneur; l'immense escalier de la cour du Mai ; les trente-sept marches sous les quatre et massives colonnes doriques, qui plantent la façade... À cet instant, le jeune défenseur ressentit probablement une appréhension. Il intervenait à la suite de l'une de ses consoeurs, dans un dossier où elle avait demandé à être déchargée de l'affaire, tellement les faits lui étaient apparus abominables.
Dans quelques minutes, il allait être confronté à un dossier d'une exceptionnelle gravité. Pourtant, il n'avait prêté serment que depuis six mois. L'une de ces affaires qui font date, si fortes d'enseignements, qu'elles marquent les esprits, qu'elles balisent pour longtemps la direction à prendre ou à ne pas emprunter.
Non loin des galeries d'instruction, José s'arrêta, passa sa longue robe noire. Et, après avoir monté rapide­ment quelques escaliers sous des voûtes séculaires, et croisé quelques confrères, également en robe, il parvint devant la porte d'un cabinet.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli