Auteur : Michel Laporte
Date de saisie : 08/05/2008
Genre : Jeunesse à partir de 9 ans
Editeur : Hachette Jeunesse, Paris, France
Prix : 14.90 € / 97.74 F
ISBN : 978-2-01-201338-4
GENCOD : 9782012013384
Sorti le : 16/04/2008
Le calme serait-il revenu.sur les terre ?» autour de Maëlzelgast ? La princesse Silvia voudrait y croire. Mais elle ne peut ignorer son intuition : des forcer obscures sont en mouvement, la guerre approche, elle le sent. Et le départ du chevalier Aton le démontre.
En usant d'incantations magiques découvertes dans des grimoires, Silvia espère sauver celui qu'elle aime du péril mortel qui le menace. Elle ne se doute pas qu'une ombre maléfique, réveillée et renforcée par les sortilèges qu'elle prononce, s'est emparée de son âme. Rejetée par tous, Silvia devra combattre la haine qui l'envahit pour empêcher tout son monde de passer sous l'emprise malfaisante de l'Autre. Viendra-t-elle enfin à bout de sa meilleure ennemie ?
Parce qu'il lisait passionnément quand il était jeune, Michel Laporte, a décidé à son tour d'écrire des livres pour la jeunesse. S'il a surtout publié des polars et des romans historiques, allant parfois jusqu'à mêler les deux genres, il se passionne aussi pour les mythologies. L'important à ses yeux, c'est d'aller voir ailleurs, autrefois, autrement, plus loin.....Et d'en rapporter ce qu'il peut.
Commander ce livre sur Fnac.com
La pluie, sans fin
Silvia tenta d'escalader du regard les hautes murailles lisses dressées jusqu'au vertige devant elle. Leur sommet qu'elle devinait crénelé se fondait en panaches brumeux revenant en saillie au-dessus de sa tête.
D'un geste lent, elle se passa la main sur les yeux. Il n'y avait pas de murs, pas de remparts, pas de place forte. La pluie, juste, qui formait un écran uni, mou, et pourtant compact.
Il pleuvait, lui semblait-il, depuis des jours et des jours, du matin au soir puis du soir au matin. Tantôt tombait une pluie drue, ardente, sauvage presque, et tantôt un crachin dont il semblait qu'il n'en finirait jamais de demeurer suspendu dans l'air.
Le chemin, entre les maisons, était devenu pareil à une mare couleur de terre avec de petites crêtes blanchâtres qui marquaient les endroits où la pente s'accentuait un peu. Hommes et bêtes y enfonçaient jusqu'à la cheville, et jusqu'au genou, même, par endroits, ce qui avait contraint Silvia à s'arrêter dans ce hameau fantomatique à peine peuplé d'une douzaine d'âmes.
Elle avait espéré en repartir dès le lendemain et s'y trouvait prise au piège depuis un, deux... Il lui fallut réfléchir pour retrouver le compte. Elle avait déjà passé trois nuits dans ce village sans nom et, par conséquent, quatre jours, puisque le soir tombant venait ajouter un surcroît de grisaille à la morosité du ciel. Ces journées s'étaient tant traînées en longueur qu'elles avaient fini par se fondre en une durée incertaine et fastidieuse, comme semblaient se délaver le paysage, les masures aux toits de chaume, les gens, les chiens et tout ce qui l'environnait.
La pièce basse servant de logis au couple de paysans qui l'hébergeait était plongée dans la pénombre. Silvia s'était réfugiée dans l'embrasure de la fenêtre qu'elle pouvait laisser ouverte car l'avant-toit la protégeait de la pluie. Un petit feu de tourbe brûlait à peine sous une marmite mais la fumée ne s'évacuait pas ; mêlée à l'humidité qui imprégnait tout, elle rendait l'air presque irrespirable. À moins que Silvia ne dût à l'inquiétude la difficulté qu'éprouvait sa poitrine à se soulever normalement. Pourquoi tout allait-il de plus en plus mal depuis quelque temps ? Ce n'était pas juste la grisaille, la pluie, les intempéries qui lui faisaient voir les choses en noir. Il y avait des faits, ténus, certes, mais indéniables. Et puis, surtout, elle sentait...
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli