Auteur : Michel Quint
Date de saisie : 29/05/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : J. Losfeld, Paris, France
Collection : Littérature française
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-2-07-078756-2
GENCOD : 9782070787562
Sorti le : 10/04/2008
Un homme arrive dans un village du Nord. Ses parents se sont suicidés. Il n'en connaît pas la raison. Commence alors une quête aux souvenirs. Flash-back : nous sommes pendant la Seconde Guerre mondiale, les parents du narrateur viennent de se rencontrer. Ambiance d'un atelier de couture où les ouvrières chantent, aiment et pleurent leurs amours défuntes. Tout est prétexte à oublier les noirceurs de la guerre. Arrive un espion anglais qu'il faut cacher, mais un Allemand n'est pas loin qui peut mettre en péril cet élan généreux.
Michel Quint convoque son héros, un homme ambigu qui avoue ses faiblesses, révèle sa part d'ombre et devine le moment où il n'existera plus de retour en arrière possible. Il jette ainsi, dans ce beau texte d'une densité remarquable, tout son potentiel de compassion et d'empathie.
Michel Quint est né dans le Pas-de-Calais en 1949. Il a écrit plus d'une vingtaine d'ouvrages, romans noirs, nouvelles et romans policiers. Il a obtenu le Grand Prix de la littérature policière en 1989 pour Billard à l'étage. Il connaît aujourd'hui un succès extraordinaire avec Effroyables jardins, traduit dans dix-huit pays, adapté plusieurs fois au théâtre, et au cinéma par Jean Becker. Son dernier roman, L'espoir d'aimer en chemin, a paru en 2006.
Un choc ! Franchement, un coup de poing en pleine poitrine vous couperait le souffle de la même façon. Autant le dire tout de suite : Une ombre, sans doute est une merveille. De construction. De suspense. De style. Comme si tout l'art de Michel Quint, romancier discret, atteignait ici son paroxysme. Michel Quint connut un succès mondial avec Effroyables jardins(800 000 exemplaires vendus, 27 traductions). Il signe aujourd'hui un livre admirable, écrit à l'os, au suspense haletant...
Avec une infinie délicatesse, Quint raconte ces vies brisées. En grand romancier, il jongle admirablement avec la vérité. On n'en demande pas davantage. Et on en reprendra !
Avec Une Ombre, sans doute, Michel Quint renoue avec sa verve narrative : il écrit vite et sinueux, tangue entre le polar et la confession intime, et évite ainsi tous les pièges d'une intrigue qui pourrait a priori sembler éculée. Il fait de la vérité une bombe à retardement, un roman où compassion rime avec libération.
Un roman superbe et mystérieux...
Une nouvelle fois, l'auteur d'«Effroyables Jardins» interroge «les petits remous à la surface de l'Histoire» et «les tsunamis incommensurables» qu'ils provoquent. Une nouvelle fois, il revisite la période de la Seconde Guerre. Non pour en analyser les hauts faits, mais pour en réévaluer les noirceurs quotidiennes...
Le final ahurissant du roman rappelle que l'auteur fit ses armes dans le roman noir. Dense, plus long et plus structuré que les précédents, son livre porte en filigrane une réflexion sur la création littéraire. C'est la façon dont l'écrivain reconstruit le passé qui lui donne sa vérité ou son existence. Sans quoi nos morts ne seraient que des ombres, sans doute.
Les chausse-trappes et les rebondissements se succèdent dans cette intrigue en forme de poupées russes. La peinture des milieux d'espionnage se prête à ces jeux de double fonds qui révèlent avec indulgence les faiblesses du coeur humain. Les masques des héros de pacotille finissent par tomber longtemps après la bataille. Cinquante ans plus tard, la raison d'État est toujours la meilleure, et les héros sont fatigués de constater que les rouages de l'histoire ont si peu changé.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli