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André Malraux, Charles de Gaulle, une histoire, deux légendes : biographie croisée

Couverture du livre André Malraux, Charles de Gaulle, une histoire, deux légendes : biographie croisée

Auteur : Alexandre Duval-Stalla

Préface : Daniel Rondeau

Date de saisie : 17/04/2008

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : L'Infini

Prix : 24.50 € / 160.71 F

ISBN : 978-2-07-011923-3

GENCOD : 9782070119233

Sorti le : 13/03/2008


  • La présentation de l'éditeur

«D'abord le passé...» Premiers mots adressés par le général de Gaulle à André Malraux. Première rencontre. Il est 11 heures du matin, le mercredi 18 juillet 1945, au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, à Paris. Deux légendes se font face : le chef de la France libre et la figure mythique de l'écrivain engagé dans la lutte antifasciste de l'entre-deux-guerres. Sans s'embarrasser ni de circonlocutions ni de formules de politesse, le général de Gaulle s'attaque directement à l'essentiel : André Malraux et ses engagements passés. D'abord surpris («Surprenante introduction»), celui-ci commence alors par expliquer la raison profonde de son engagement : «Je me suis engagé dans un combat pour, disons, la justice sociale. Peut-être, plus exactement : pour donner aux hommes leur chance...» Puis, il enchaîne en expliquant ses combats dans les années 1930 contre le fascisme : «J'ai été président du Comité mondial antifasciste avec Romain Rolland, et je suis allé avec Gide porter à Hitler - qui ne nous a pas reçus - la protestation contre le procès de Dimitrov et des autres soi-disant incendiaires du Reichstag.» Il poursuit en parlant de la guerre d'Espagne pendant laquelle il a combattu aux côtés du gouvernement républicain espagnol contre les militaires du général Franco, en prenant bien soin d'ailleurs de préciser qu'il ne s'est jamais compromis avec les communistes de Staline : «Puis il y a eu la guerre d'Espagne, et je suis allé me battre en Espagne. Pas dans les Brigades internationales, qui n'existaient pas encore, et auxquelles nous avons donné le temps d'exister : le parti communiste réfléchissait...» Enfin, André Malraux termine par une profession de foi : «Puis il y a eu la guerre, la vraie. Enfin est arrivée la défaite, et comme beaucoup d'autres, j'ai épousé la France...» Le coup de foudre est réciproque entre les deux hommes. Débute alors une amitié indéfectible sur les hauteurs pendant plus de vingt-cinq années. Pourtant, cette première rencontre n'a pas été une évidence. Elle a même été tardive.

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien secrétaire de la Conférence du stage du barreau de Paris, Alexandre Duval-Stalla est avocat en droit des affaires et en droit pénal.



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  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 17 avril 2008

Une même vision de la vie mais pas de la mort. Pour de Gaulle, chrétien, elle n'était que passage. Pour Malraux, agnostique, elle n'était que le «grand sommeil», le point final des destins. Deux destins d'un coup. Il faut du toupet pour s'attaquer à la fois à de Gaulle et à Malraux, personnages auxquels d'innombrables ouvrages ont déjà été consacrés et dont le dialogue par-dessus la France est un passage obligé de l'histoire littéraire et de l'histoire tout court. Alexandre Duval-Salla, âgé de trente ans, s'y est risqué et il le fait dans un livre agréable, qui ne fournit aucune révélation mais qui, s'appuyant sur des lectures et une documentation abondantes, nous rappelle, comme le dit Daniel Rondeau dans sa préface, qu'il fut «un temps où notre pays était gouverné par deux écrivains».


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