Auteur : Jean de La Guérivière
Date de saisie : 09/05/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Seuil, Paris, France
Collection : Cadre rouge
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-02-096397-8
GENCOD : 9782020963978
Sorti le : 03/04/2008
Un collège de pères jésuites dans les années 1950, quel concentré de vie ! D'abord le désarroi, la séparation d'avec la famille, la solitude, les surprises des nuits en dortoir, la discipline de fer. Puis l'affirmation de soi face à des maîtres qui, pour être prêtres, n'en sont pas moins des hommes, avec leurs faiblesses. Chaque passage en classe supérieure exacerbe les passions. La crise des vocations oblige la Compagnie de Jésus à faire appel à d'étonnants laïcs. La rumeur du monde - Diên Bien Phu, le début de la guerre d'Algérie - brouille les repères et divise. Pour Olivier, le narrateur, une amitié particulière avec Serge vire à l'obsession des femmes. En classe de philo, la quête du plaisir n'empêche pas le doute métaphysique dans une ambiance mystique et sensuelle.
Quand il quittera le collège, après avoir percé de vilains secrets, Olivier devra concilier la perte de la foi avec un attachement culturel et sentimental au catholicisme de son enfance.
Ni règlement de comptes ni réhabilitation, ce roman est un vif témoignage sur le crépuscule des internats par lesquels passa une partie de la bourgeoisie française.
Jean de La Guérivière, né en 1937, a publié un premier roman quand il était étudiant, puis, entré au service étranger du quotidien Le Monde, il s'est consacré au journalisme. Il est l'auteur de cinq essais dans la collection «L'Histoire immédiate» du Seuil.
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Il nous offre ici un roman de maturité, directement inspiré de son expérience personnelle. C'est un tableau saisissant de ce que pouvait être une "boîte de jèzes" au lendemain de la seconde guerre mondiale...
Jean de La Guérivière n'a pas eu besoin d'années de recherches. Il s'est contenté de consulter le journal du collège et le carnet où, adolescent, il consignait des impressions personnelles. Pour le reste, il a fait appel à ses souvenirs, en les confrontant à ceux de quelques camarades. C'est bien un roman, où fiction et réalité se mêlent intimement. Si le Père préfet, par exemple, enfourchait sa vieille moto pour surveiller la sortie des internes, pétaradant le long des rangs - très belle scène cinématographique - il n'a pas connu le sort que lui a réservé le romancier...
Les Bons Pères raconte la fin d'une époque. Celle des derniers vrais "collégiens", dans une France bousculée par la guerre d'Indochine et bientôt celle d'Algérie.
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