Auteur : Chelsea Cain
Traducteur : Jean-Pierre Roblain
Date de saisie : 04/07/2008
Genre : Policiers
Editeur : Fleuve noir, Paris, France
Collection : Thriller
Prix : 19.90 € / 130.54 F
ISBN : 978-2-265-08535-0
GENCOD : 9782265085350
Sorti le : 10/04/2008
Gretchen Lowell est une beauté fatale. Au sens littéral. L'inspecteur Archie Sheridan a traqué pendant dix ans cette redoutable tueuse qui a fait plus de 200 victimes. Il connaît bien ses méthodes, gravées en lui pour toujours - sa poitrine porte la cicatrice en forme de coeur que Gretchen a dessinée avant de lui administrer une injection mortelle.
Personne ne sait pourquoi elle l'a ranimé. Ni pourquoi elle a appelé les secours, et les a attendus calmement, provoquant ainsi sa propre arrestation.
Deux ans plus tard, Gretchen est en prison mais Archie n'est pas libre pour autant. Seules ses pilules lui permettent de tenir, rien ne sera plus jamais comme avant. Et la relation malsaine qu'il entretient avec son ancienne tortionnaire le trouble bien plus qu'il ne veut se l'avouer...
Quand un nouveau serial killer survient, l'inspecteur est rappelé sur le devant de la scène. Mais cette fois pas de tête-à-tête entre Archie et le tueur, car une jeune journaliste passionnée est de la partie - tout comme Gretchen, qui, tapie dans l'ombre de sa cellule, est plus dangereuse que jamais...
Chelsea Cain a toujours été fascinée par le macabre. À dix ans, alors qu'elle propose des cérémonies funéraires pour animaux domestiques, elle est profondément marquée par le tueur en série qui sévit dans sa région, le Green River Killer. Des années plus tard, elle devient journaliste. Et un soir, enceinte, elle commence à écrire Au coeur du mal...
Elle vit actuellement à Portland, aux États-Unis avec son mari et sa fille. Au coeur du mal a été vendu dans plus de 15 pays et au cinéma.
«Dans un premier thriller époustouflant, Chelsea Cain nous livre le portrait de l'un des psychopathes les plus intelligents et les plus originaux depuis Hannibal Lecter.»
ENTERTAINMENT WEEKLY
«Dans ce thriller hors du commun, Cain ajoute un ingrédient nouveau à un scénario proche de celui du Silence des Agneaux : un style littéraire très personnel, et particulièrement vif, qui en fait un roman à suspense bien au-dessus des autres.»
PUBLISHERS WEEKLY
À ce moment-là seulement, Archie a la certitude que c'est elle. Une chaleur sourde lui parcourt le dos, sa vue se brouille : il comprend alors que Gretchen Lowell est le tueur. Il se rend compte qu'il a été drogué, trop tard. Il cherche son arme d'une main incertaine, mais ses gestes sont gauches et il ne peut que la sortir de son étui, la lever maladroitement et la tendre, comme une offrande. Elle la prend et lui sourit en l'embrassant doucement sur le front. Puis elle fouille dans la veste d'Archie, prend son portable, l'éteint et le glisse dans son sac. À présent il est presque complètement paralysé, prisonnier chez elle, effondré dans le fauteuil en cuir du bureau parfaitement agencé. Pourtant, son esprit demeure d'une lucidité troublante. Elle s'agenouille auprès de lui, comme auprès d'un enfant, et approche ses lèvres des siennes au point qu'ils s'embrassent presque. Son pouls bat dans sa gorge. Il n'arrive pas à déglutir. Elle sent bon le lilas. Elle murmure :
- C'est l'heure, mon chéri.
Elle se redresse et on le soulève par-derrière, des bras se glissent sous ses aisselles. Devant lui un costaud au visage rougeaud lui prend les jambes. Il est porté jusqu'au garage et allongé à l'arrière du Voyager vert, ce même monospace que lui et son équipe ont cherché en vain pendant des mois. Elle rampe sur lui. Il comprend alors qu'il y a quelqu'un d'autre, ce n'est pas elle qui l'a porté, mais il n'a pas le temps de réfléchir car elle s'installe à califourchon sur sa poitrine et l'enserre de ses genoux. Il ne peut plus tourner les yeux, alors elle lui explique :
- Je remonte ta manche droite et je te fais un garrot. Puis elle lui montre une seringue. Il pense : formation médicale. Quatre-vingts pour cent des tueuses en série sont des infirmières. Il fixe le plafond du véhicule. Métal gris. Reste éveillé, retiens tout, le moindre détail. Ce sera important. Si tu survis.
- Je vais te laisser pour que tu te reposes un peu.
Elle sourit et approche son joli visage lisse de celui d'Archie afin qu'il puisse la voir. Ses cheveux blonds lui caressent la joue, mais il ne les sent pas.
- Nous aurons tout le temps de nous amuser plus tard. Il est incapable de répondre, ou même de cligner des yeux. Sa respiration n'est qu'une succession de longs râles creux. Il ne la voit pas lui enfoncer l'aiguille dans le bras, mais il le devine, car soudain tout devient noir.
Il se réveille allongé sur le dos. Il est toujours dans le cirage, et il lui faut un moment pour s'apercevoir que l'homme au visage rougeaud est penché au-dessus de lui. À cet instant, l'instant précis où il reprend conscience, la tête du type explose. Archie tressaute quand le sang et la cervelle giclent, lui éclaboussant le visage et la poitrine d'une bouillie chaude constellée de caillots. Il tente de bouger mais il a les mains et les pieds attachés à une table. Il sent un morceau de matière brûlante et répugnante lui glisser sur la joue avant de s'écraser sur le sol. Il tire sur ses liens de toutes ses forces, sa peau éclate mais les liens ne cèdent pas. Il a un haut-le-coeur, mais la bande adhésive lui maintient la bouche fermée et la bile reflue dans sa gorge, provoquant un nouveau haut-le-coeur. Ses yeux le brûlent. C'est alors qu'il aperçoit Gretchen derrière le corps de l'homme abattu; elle brandit l'arme avec laquelle elle vient de l'exécuter.
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