Auteur : Jacques Ancet
Date de saisie : 08/04/2008
Genre : Poésie
Editeur : Arfuyen, Paris, France
Collection : Cahiers d'Arfuyen, n° 173
Prix : 16.50 € / 108.23 F
ISBN : 978-2-84590-116-2
GENCOD : 9782845901162
Sorti le : 03/04/2008
Peu importe ce que tu peux dire
l'important c'est ce qui dans ta voix
passe de ce que tu ne sais pas
mais c'est là parce que tu es là
le monde et sa brûlure ses cris
dans ce silence qui se referme
et que tu ne peux pas traverser
toute cette douleur qui revient
le noir les mains la boue le sang
Jacques Ancet
Jacques Ancet est né en 1942 à Lyon où il vit jusqu'à l'âge de 25 ans. Après une licence d'espagnol, il passe un an comme «lecteur» à l'Université de Séville. Agrégé d'espagnol, il est professeur à Auxerre, puis Annecy, où il enseignera pendant 34 ans dans le secondaire puis en classes préparatoires.
Les premiers poèmes sont écrits conjointement aux premières traductions. En 1972, il publie un premier recueil, Le songe et la blessure (Plein Chant) et une monographie sur Luis Cernuda (Poètes d'Aujourd'hui-Seghers). En 1975 paraît sa traduction de La destruction ou l'amour, de Vicente Aleixandre, Prix Nobel 1977 (Fédérop).
Les années 70 et 80 sont celles des rencontres et de l'amitié : pour la traduction, José Angel Valente, pour l'écriture, Bernard Noël et, pour la pensée du poème, Henri Meschonnic. Ce sont aussi, dans la région Rhône-Alpes, celles des spectacles d'initiation à la poésie contemporaine par le texte et la chanson et, à Annecy, celles de l'animation d'un cycle de lectures-rencontres.
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C'est la brume la feuille qui tombe
dans quelle mémoire quel futur
elle tombe elle ne touche pas
le sol mouvement qui ne commence
ni ne finit le temps reste pris
dans son énigme c'est un suspens
où tout est là sans que rien n'y soit
la trompeuse évidence des choses
est le meilleur chemin pour se perdre
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