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Journal d'adolescence

Couverture du livre Journal d'adolescence

Auteur : Virginia Woolf

Préface : Geneviève Brisac

Traducteur : Marie-Ange Dutartre

Date de saisie : 17/04/2008

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : La cosmopolite

Prix : 26.00 € / 170.55 F

ISBN : 978-2-234-06064-7

GENCOD : 9782234060647

Sorti le : 09/04/2008


  • La présentation de l'éditeur

Virginia Woolf
Journal d'adolescence
1897-1909

Traduit de l'anglais par Marie-Ange Dutartre
Préface de Geneviève Brisac

«Je m'efforcerai d'être un serviteur honnête, soucieux de rassembler la matière susceptible d'être utile, par la suite, à une main plus experte», note la jeune Virginia Woolf, apprenti écrivain passionné déjà dévoué corps et âme à la genèse d'une oeuvre qui comptera parmi les chefs d'oeuvres du XXe siècle. Son Journal d'adolescence s'ouvre en 1897, alors qu'elle a quinze ans. L'écriture, d'emblée, s'y révèle salutaire pour la jeune fille au talent précoce. Refuge contre la douleur lorsqu'elle perd ses parents ; garde-fou contre la folie qui rôde.
Mais ce Journal est avant tout un cahier où Woolf s'applique à faire des phrases comme on fait des gammes, en se moquant d'elle-même. Et des autres, tant elle excelle à épingler d'un trait caustique visiteurs et auteurs lus. Car l'adolescente lit sans se rassasier : Aristote et Hawthorne, James et Hardy. Passant son esprit au tamis de la bibliothèque familiale, elle exerce son jugement critique et affine sa singularité propre.
Puis, au fil des années, l'apprentissage livresque se double de séjours à l'étranger. Les cahiers deviennent alors journaux de voyage, en Grèce, en Turquie, en Espagne. Loin d'y céder à la tentation d'un exotisme de convention, l'écrivain en devenir s'interroge sur la manière d'embrasser le vivant sans le figer, se plaçant déjà à rebours des canons en vigueur, des mécanismes romanesques faciles.
Au seuil de son entreprise littéraire, la grande Virginia Woolf touche déjà du doigt son génie à venir.

Virginia Woolf (1882-1941) occupe une place centrale au sein du mouvement moderniste du début du XXe siècle. Elle compte parmi les femmes les plus brillantes et les plus libres de son temps. Capter l'insaisissable, telle est sa grande préoccupation. Peintre de l'instant, virtuose du monologue intérieur, traduisant avec aisance le flux et le reflux du monde, l'auteur des Vagues sait révéler la beauté des choses les plus ordinaires. Les éditions Stock ont publié l'intégralité de son Journal de même que l'essentiel de son oeuvre romanesque.





  • La revue de presse Francine de Martinoir - La Croix du 17 avril 2008

Publié pour la première fois dans son intégralité, le journal de Virginia Woolf est un carnet de bord autant qu'il dessine une personnalité et la naissance d'un écrivain...
Les premières années, elle note surtout les mille détails du quotidien, son emploi du temps, ses lectures - Aristote, Sophocle, Virgile, Balzac -, ses sorties à Londres, ses promenades à la campagne, ses rencontres. Ensuite, et de plus en plus souvent, elle insère dans les pages des fragments de textes, des projets de livres, et exprime la crainte de ne pas être à la hauteur de son entreprise. Peu à peu elle en définit les enjeux, résumés dans le titre de son premier roman, plus explicite en français, La Traversée des apparences («The Voyage Out»), paru en 1915. Pour atteindre ce qui est au-delà de la sensation, ce qu'elle recherchera dans toutes ses oeuvres, il faut, pense-t-elle, d'abord capter ce qui glisse à la surface des choses, l'irisation, la fluidité, le miroitement du monde et ses couleurs fugaces...
On connaît sa fascination pour l'eau, que l'on retrouve de temps à autre au fil des pages, jusqu'à sa mort voulue dans la rivière Ouse le 28 mars 1941. Elle venait de remettre le manuscrit de son ultime roman, Entre les actes, peut-être le plus beau. Entre les dernières lignes du Journal, court sa peur de devenir folle. Mais jusqu'au bout elle suit, comme elle se l'était promis, le conseil de James : «tout observer», et le texte se ferme, le 24 mars, sur une courte phrase : «Leonard est en train de tailler les rhododendrons».


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