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Belle-mère ou marâtre : quel rôle pour la femme du père ?

Couverture du livre Belle-mère ou marâtre : quel rôle pour la femme du père ?

Auteur : Marie-Luce Iovane-Chesneau | Michel Moral

Préface : Dominique Versini

Date de saisie : 01/04/2008

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Archipel, Paris, France

Collection : Archipsy

Prix : 18.95 € / 124.30 F

ISBN : 978-2-8098-0025-8

GENCOD : 9782809800258

Sorti le : 26/03/2008


  • La présentation de l'éditeur

Pas facile de voir son prince charmant débarquer avec des enfants ! Quand votre homme a déjà une famille, la belle aventure du mariage peut vite se transformer en cauchemar.

Comment trouver la bonne distance avec ses beaux-enfants sans empiéter sur le territoire de leur mère biologique ? Comment conserver des relations harmonieuses avec sa famille de «première souche» ?

Qu'on la nomme belle-mère ou marâtre, la place de la femme du père reste à inventer. Il est temps de réhabiliter le statut de marâtre - seul terme qui désigne sans équivoque la seconde épouse du père - et de porter un regard positif sur ce tabou du modèle familial occidental.

Michel Moral et Marie-Luce Iovane-Chesneau analysent la position de la belle-mère sous un angle psychologique et pratique. Hébergement et éducation des enfants, gestion des tâches ménagères et organisation de la vie commune, arrivée d'un nouveau-né... : ils proposent des pistes pour éviter les conflits et trouver l'équilibre au sein d'une famille recomposée. Autant de conseils concrets pour être une marâtre heureuse !

Docteur en psychologie pathologique et clinique, psychothérapeute et ensei­gnant, Michel Moral s'intéresse aux relations mère-fille, aux familles recomposées et à la multiculturalité. Lorsqu'elle a choisi de vivre avec un homme père de deux jeunes enfants, Marie-Luce Lovane-Chesneau s'est attelée à son rôle de belle-mère avec l'envie de «casser le mythe de la marâtre». Pour aider les femmes confrontées à la même situation, elle a fondé à Paris le Club des Marâtres en 2004.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

«Tu quitteras ton père et ta mère pour fonder une nouvelle famille.»
Genèse, 2,24.

Combien de marâtres en France ?

L'Insee, l'Institut national de la statistique et des études économiques, qui a réalisé deux enquêtes sur les familles en 1990 et en 1999, offre une première approximation du nombre de marâtres sur le territoire français.
En 1990, la France comptait 9,1 millions de familles ; neuf ans plus tard, elle n'en comptait plus que 8,8 millions, soit une baisse de 3,3 %, que les démographes expliquent par l'augmentation du nombre de personnes âgées de plus de 65 ans : les hommes disparaissant en effet plus vite que les femmes, nombre de familles ne sont plus répertoriées comme telles à la mort des premiers. Néanmoins, dans une acception plus large du terme, au sens où ce mot est entendu par les personnes jeunes ou dans la force de l'âge, le nombre de familles reste à peu près constant. Ainsi, on voit que les statistiques sont parfois trompeuses, mais elles permettent de comprendre ce qui se joue actuellement dans notre société.
L'Insee définit la famille traditionnelle comme un couple vivant avec des enfants, tous nés des mêmes parents. Entre 1990 et 1999, le nombre de familles qui répondent à cette définition passe de 7 millions à 6,5 millions - soit une baisse de 9 % -, et le nombre d'enfants qu'elles abritent, 12 millions environ, baisse de 12 %, cette érosion rapide du nombre d'enfants étant attribuée à une moindre propension à faire des enfants.
Le nombre de familles monoparentales, de son côté, passe de 1,4 million à 1,64 million - soit une augmentation substantielle de 17 % -, tandis que le nombre d'enfants dans ces familles, 2,7 millions environ, augmente de 22 %. Reflet de l'accroissement du nombre de séparations depuis les années 1970, le paysage familial français comprend une famille monoparentale sur cinq. C'est ce vaste réservoir qui alimente, à terme, celui des familles recomposées.
Le nombre de familles recomposées, enfin, passe de 646 000 à 708 000, soit une augmentation de 10 % comparable à celle du nombre d'enfants - près de 1,5 million - vivant au sein de ces familles, qui a augmenté de 11 % entre 1990 et 1999. 46 % des familles recomposées n'ont pas procréé et ne comportent donc ni demi-frères ni demi-soeurs. Les 54 % restants font cohabiter les beaux-enfants (les enfants du beau-père et/ou de la belle-mère) et les enfants du couple actuel.
Enfin, toujours selon la définition de l'Insee, 63 % des foyers français comportent un beau-père et 37 %, une belle-mère, et l'on estime à 20 % environ le pourcentage de familles dans lesquelles chacun des deux conjoints a des enfants d'une union précédente - mais ce dernier cas, qui comporte à la fois un beau-père et une belle-mère, et où les enfants sont considérés comme «quasi-frères et soeurs» selon la terminologie officielle, n'entre pas en ligne de compte dans les statistiques.


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