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Contes carnivores

Couverture du livre Contes carnivores

Auteur : Bernard Quiriny

Préface : Enrique Vila-Matas

Date de saisie : 20/06/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Cadre rouge

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-02-092849-6

GENCOD : 9782020928496

Sorti le : 13/03/2008


  • La présentation de l'éditeur

Un botaniste amoureux de sa plante carnivore ;
Un curé argentin qui a la faculté de se dédoubler dans différents corps ;
Onze écrivains morts que vous n'avez jamais lus ;
Une femme-orange qui se laisse littéralement boire par ses amants ;
Une société d'esthètes fascinés par les marées noires ;
Des Indiens d'Amazonie qu'aucun linguiste ne comprend ;
Et l'extraordinaire Pierre Gould qui resurgit sans cesse en héros transformiste...
Quatorze nouvelles fantastiques à l'imagination débridée et au style ciselé, dans la grande tradition des labyrinthes borgésiens et du Passe-Muraille de Marcel Aymé. Le lecteur attentif croisera aussi l'ombre de Thomas de Quincey et d'Enrique Vila-Matas, qui s'invite en personne dans la préface.

Bernard Quiriny est né en 1978 en Belgique. Il a publié en 2005 un premier recueil de nouvelles, L'Angoisse de la première phrase, qui a remporté le prix de la Vocation. Contes carnivores est préfacé par Enrique Vila-Matas.



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  • La revue de presse Monique Petillon - Le Monde du 20 juin 2008

Avec brio, Bernard Quiriny mettait en oeuvre une logique déchaînée dans L'Angoisse de la première phrase (Phébus, 2005), où il donnait au Passe-muraille de Marcel Aymé un épilogue inédit. On retrouve érudition, virtuosité et goût de la mystification dans son second recueil : quatorze nouvelles qui remettent à l'honneur le genre fantastique - "passager clandestin de la littérature", selon Marcel Schneider. Un fantastique intemporel, qui rappelle parfois Villiers de L'Isle-Adam, mais qui est plus proche, sans doute, de Borgès et de Cortazar...
Souvent l'hallucination renvoie à un fantastique intérieur, lorsque les miroirs dénoncent les mensonges et les impostures de "Mélanges amoureux". Danger, encore, avec cette liqueur des Carpates, le "zveck", qui vous expédie définitivement "de l'autre côté". Paroxysme, avec ce musicien déchaîné qui espère tirer de la tour Eiffel des plaintes de baleine.


  • La revue de presse - Lire, mai 2008

Rares sont les livres qui vous plongent à la fois dans la franche hilarité et l'inquiétude la plus totale. Contes carnivores, recueil du jeune Bernard Quiriny, est de cet acabit...
Auteur remarqué de L'angoisse de la première phrase, Bernard Quiriny confirme tous les espoirs placés en lui. Préfacés par Enrique Vila-Matas, ses Contes carnivores empruntent aux plus grands maîtres du genre : de Marcel Aymé, ils évoquent la poésie surréaliste; d'Edgar Allan Poe, l'écriture ciselée et rigoureuse.


  • La revue de presse Erwan Desplanques - Télérama du 17 avril 2008

Bernard Quiriny ne s'encombre pas des époques, il invente des légendes qui semblent avoir existé de tout temps. Avec ces Contes carnivores, il ravive nos plus intimes frayeurs, d'une écriture classique, flûtée, sans âge...
Tous ces fantômes magnifiques coulaient des jours invisibles dans l'ombre du Horla. Bernard Quiriny les a réveillés et c'est nous qui ­rêvons.


  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 27 mars 2008

Comme Enrique Vila-Matas et à la suite de Jorge Luis Borges, il fait toujours montre, lorsque ses références sont réelles et quand elles sont imaginaires, d'une érudition guillerette, évoquant, au hasard de ses deux recueils, Marcel Aymé et Thomas de Quincey. Ses textes font penser à Julio Cortázar pour leur quotidien dit fantastique et, surtout, à Edgar Poe, tant dans leur rigueur genre Dupin et «la Lettre volée» que dans leur imagination à la Arthur Gordon Pym...
La question y est posée de savoir à quel enterrement se rendre quand meurt un être doué d'ubiquité. Un tueur à gages crève d'envie de dévoiler à son profit une face cachée de l'histoire de l'art. On y apprend la vérité sur le «zveck», étrange potion magique qui peut rendre définitivement saoul. On ne gobera plus un oeuf ni ne mangera une orange de la même manière après avoir lu ce recueil qui a aussi à voir avec une fête sensuelle. On égare ses repères, tels les Yapous et «ces aliénés qui ont perdu la notion du langage, de sorte que, pour réclamer des aliments, ils peuvent tout aussi bien vous dire "J'ai faim" que "Prêtez-moi votre parapluie", avec l'intime conviction que vous allez les comprendre». Ce en quoi la civilisation yapou a contaminé tout écrivain.


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