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La vie ordinaire d'une mère meurtrière : récit

Couverture du livre La vie ordinaire d'une mère meurtrière : récit

Auteur : Sophie Marinopoulos

Date de saisie : 20/03/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Fayard, Paris, France

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-213-63443-2

GENCOD : 9782213634432

Sorti le : 30/01/2008

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  • La présentation de l'éditeur

D'un geste réflexe, elle tend sa main vers son sexe douloureux, rencontre une masse, molle, humide, happée par le vide, lourde.
Elle la retient, la tient, met son autre main, serre, entend le cri de la vie, se vide alors de tout le poids de celui qui vient de naître. Le silence suit les mains...

Sophie Marinopoulos est psychanalyste, spécialiste des questions de maternité. Cc texte est son premier récit. Il nous montre de l'intérieur le vécu d'une mère ayant tué son enfant à la naissance.





  • La revue de presse Catherine Vincent - Le Monde du 21 mars 2008

Texte court, dense et douloureux, La Vie ordinaire d'une mère meurtrière relate de l'intérieur le vécu de cette femme. La force du récit s'impose dès les premières pages, invite à comprendre et à penser l'impensable. Véronique Courjault ? Elle s'en est inspirée, bien sûr, mais pas seulement. Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne et psychanalyste, exerce à la maternité du CHU de Nantes. Elle y a parfois rencontré des mères infanticides, qui venaient naguère de la prison voisine recevoir des soins. Et elle a vu, souvent, arriver aux urgences des femmes en flagrant déni de grossesse, presque à terme, persuadées d'avoir une péritonite et repartant le lendemain, le ventre vide, en abandonnant l'enfant. Ces mères, elle a appris à les écouter, à les entendre au-delà de l'irrationnel, au-delà des mots. "Je vois ces femmes au moment même où elles accouchent du déni, précise-t-elle. Je reçois leur émotion brute, pas reconstruite. Les conséquences de ce déni sont moins graves que celles du néonaticide, mais les différences au plan psychique ne sont pas si grandes. Eva est la résultante de toutes ces rencontres, son portrait psychique s'est imposé à moi sans que j'aie à y réfléchir. J'en étais imprégnée."...
Dans cette délicate alchimie, la fiction finit pourtant par l'emporter.


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