Auteur : Jean Bréant
Date de saisie : 14/03/2008
Genre : Religion, Spiritualité
Editeur : Accarias-L'Originel, Paris, France
Collection : Advaita
Prix : 15.50 € / 101.67 F
ISBN : 978-2-86316-151-7
GENCOD : 9782863161517
Sorti le : 26/02/2008
La respiration est primordiale. Ce livre en témoigne.
Le texte de la Prashna Upanishad (complété ici par d'autres Upanishad) indique les lignes directrices qui ont conduit l'auteur à l'expérience de l'unité. Celui-ci suggère également un parallèle avec Claude Bernard, «père de la physiologie moderne». À la recherche des conditions qui sont à l'origine de la vie, Claude Bernard présente des facteurs déjà exposés dans cette Upanishad. Celle-ci justifie et développe, selon l'Advaïta Védanta, une méthode d'épanouissement physique et psychique universellement expérimentée tant en pratique médicale qu'en matière de quête spirituelle dans la voie de l'Unité.
La Prashna Upanishad expose une physio-psychologie globale : le souffle est la fonction première, essentielle et ultime de l'être vivant, «le souffle est la divinité».
Ce souffle (prana) nous assure l'énergie «Une». Souffle, Énergie, Vitalité ne font qu'un. Il y a identification entre notre respiration et le «Souffle-Énergie» cosmique.
L'inspiration consciente induit l'énergie unique qui anime tout notre être, en recueillant et concentrant celle-ci dans l'Unité intérieure. Il nous insuffle notre «élan vital» et nous indique ainsi la source de la cohérence dynamique de notre être qui reste Un depuis son fondement somatique le plus charnel jusqu'à ses efflorescences les plus éthérées.
L'universalité de la Prashna Upanishad initie les techniques de méditation, de relaxation, de yoga, de sophrologie...
Nous voyons ici (à travers de nombreuses citations) que non seulement les Upanishad, mais les sages de l'ancienne Egypte, Héraclite, les moines hésychastes chrétiens, les soufis...affirment tous la prédominance immanente du Souffle vécu en conscience. Au-delà d'une respiration limitée, il s'agit de ressentir que c'est la Vie universelle qui respire en nous.
Le Souffle est dit «guide radieux» car l'abandon du mental à la pénétration du Souffle-Énergie conduit à la conscience lumineuse de l'Unité.
L'EXIGENCE VITALE DE L'ÊTRE HUMAIN EST LE SOUFFLE.
Pouvons-nous «...être homme sur terre sans satisfaire le plus aigu et l'absolu désintéressement de notre exigence vitale» ? Mais pouvons-nous échapper à la loi de la Vie ? Héraclite assure que le genre humain n'échappe pas à cette loi, celle de la vie animale : la vie est un combat obligé : «Il convient de savoir que le combat est universel et la lutte justice, et que toutes choses arrivent par opposition et nécessité» [...]. «Le combat est père et roi de tous les êtres. Des uns il fait des dieux, des autres des hommes. Il rend les uns esclaves, les autres libres...». La paix à laquelle chacun de nous aspire est renvoyée aux calendes grecques. Notre «exigence vitale», en premier lieu, n'est-elle pas notre propre souffle physiologique, premier et dernier signe de notre vie ? Nous le voyons bien à la folle panique qui s'empare de nous lorsque nous sommes écrasés et asphyxiés dans une foule. Est-il possible de s'en désintéresser ? Si le souffle est stoppé plus de 6 à 7 minutes, c'est la mort. Il y a peu, une jeune championne apnéiste tentait de battre son record : au lieu de la glorieuse annonce du succès, ce fut celle de la «disparition» de l'apnéiste. Pire encore, on ne compte plus les enfants tués par le «jeu du foulard».
Cette fonction respiratoire, - le souffle, Prana -, est, pour Swami Sivananda Sarasvati, la manifestation la plus facile à constater de l'«Énergie cosmique». D'un point de vue simplement physiologique, l'exigence vitale du souffle fut affirmée par Claude Bernard : «La respiration est pour l'animal la jonction la plus immédiatement indispensable de toutes». Le souffle délivre, à l'inspiration, l'oxygène distribué à chacune des cellules de notre organisme par l'intermédiaire de la circulation artérielle. L'oxygène est le comburant indispensable au «feu métabolique», autrement dit, à la «combustion» des nutriments, source de notre chaleur interne, de l'énergie d'ensemble de notre corps et de l'énergie nécessaire à l'activité spécifique de chaque cellule de chacun de nos organes. Le souffle physiologique nous assure l'énergie «Une» (le feu, dirait Héraclite) qui tient ensemble et anime tout notre être et tous les êtres. Souffle, Énergie, Vitalité ne font qu'Un. En conclusion, notre inspiration d'oxygène peut ajuste titre être identifiée au «Souffle - Énergie» cosmique, créateur permanent de la vie sur terre; et cela, ici et maintenant, tout comme à l'origine de la vie sur notre planète.
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