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L'aigle aux ailes brisées

Couverture du livre L'aigle aux ailes brisées

Auteur : Gérard Hubert-Richou

Illustrateur : Michel Riu

Date de saisie : 05/03/2008

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Archipoche, Paris, France

Collection : Archipoche jeunesse

Prix : 6.99 € / 45.85 F

ISBN : 978-2-35287-077-7

GENCOD : 9782352870777

Sorti le : 05/03/2008


  • La présentation de l'éditeur

Gérard Hubert-Richou enseignant «au vert», comédien et animateur théâtral, a écrit soixante ouvrages pour la jeunesse. Il a reçu le prix Saint-Exupéry (L'Affaire de la Jéromine), le prix Renaudot Benjamin (Le Roi foudroyé) et le prix des Conseillers pédagogiques (Vive le bruit !).

L'AIGLE AUX AILES BRISÉES

Waterloo, 1815. Napoléon abdique. Géraud et Rolande, deux jumeaux de onze ans, travaillent à la Corderie royale de Rochefort. Un forçat s'évade ! Et Anselme, pauvre petit calfat, surprend une conversation qui l'intrigue... Un complot se prépare contre l'empereur déchu, qui doit venir à Rochefort.

Vite, il faut avertir Urbain, ancien soldat de la Grande Armée et frère aîné des jumeaux ! L'aventure ne fait que commencer...





  • Les premières lignes

ÉTRANGE ÉVASION A ROCHEFORT

Le sourd raclement des sabots de bois sur les pavés, par dizaines, ne pouvait passer inaperçu. Encadrés par une escouade de soldats en armes, enchaînés deux par deux, des forçats en habit vert ou brun défilaient sous les fenêtres de la Corderie royale. Géraud ne put s'empêcher de lâcher son ouvrage pour les regarder.
Et puis, il faisait si chaud en ce 2 juillet... Deux semaines, déjà, s'étaient écoulées depuis que l'empereur avait été vaincu à Waterloo. Triste 18 juin 1815...
- Le Pécoeur vient d'accoster avec la marée, remarqua Pierre, le peigneur avec qui Géraud travaillait. Ces bougres-là vont décharger un nouvel arrivage de chanvre. Il était temps. Nous n'avions plus que deux jours de réserve pour les commandes de cordages destinés aux «services du port».
Sans grande conviction, Géraud se remit de lui-même au travail. Séparer dix à douze heures par jour les longues fibres végétales qui serviraient à confectionner des filins de toutes les grosseurs n'était pas une tâche attrayante pour un garçon de onze ans. Pierre comprit que son apprenti avait plus envie de prendre l'air que de confectionner des lignes d'amarrage, des ralingues (à coudre au bord des voiles) des aussières ou des grelins pour les mâtures... Il lui proposa :
- Gars, si tu le veux, puisque nous n'avons plus trop à faire ici à deux, va-t'en donc aider à la réception de la marchandise.
- Tout de suite ! Merci, Pierre.
Le garçon aux yeux clairs ne se fit pas prier davantage. Revigoré, il rassembla la brassée de fibres crissantes sur le coin de l'établi fixé le long du mur, pour passer dans l'atelier des fileurs. C'était là qu'on les tressait pour en faire des cordelettes.


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