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La profondeur des sexes : pour une mystique de la chair

Couverture du livre La profondeur des sexes : pour une mystique de la chair

Auteur : Fabrice Hadjadj

Date de saisie : 06/05/2008

Genre : Philosophie

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Les dieux, les hommes

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-02-096010-6

GENCOD : 9782020960106

Sorti le : 21/02/2008


  • La présentation de l'éditeur

Qu'est-ce que c'est que ces sexes que nous croyons si bien connaître ? Les uns s'inquiètent de leur longueur et les poussent à la performance ; les autres rappellent leur différence et en redoutent la confusion. Mais n'y a-t-il pas lieu, avant toute chose, et par-delà leur réduction biologique ou leur psychologique évanescence, de les considérer dans leur profondeur ? Et si des voies impénétrables s'ouvraient sous nos ceintures ? Si nos bas-ventres dissimulaient une ruse du Très-Haut ?
Contre tout dualisme, c'est-à-dire aussi contre ce projet technicien qui ramène l'homme à un matériau, ce livre voudrait reconnaître l'esprit qui se donne à même la chair. Contre tout moralisme, c'est-à-dire aussi contre cet immoralisme qui ne cesse de faire sa leçon, il s'efforce de découvrir une «morale qui se moque de la morale», sachant laisser sa place à la dramaturgie du désir.
Son itinéraire à travers la littérature, la philosophie et les textes sacrés nous invite à plonger dans des profondeurs sexuelles successives - celles du corps, du couple, de l'enfant, de la Cité, enfin celle d'un possible Ciel, d'après la foi juive et chrétienne en la résurrection. L'Epouse du Cantique des Cantiques ne craint pas de dire à propos de l'Époux divin : Mon bien-aimé a passé la main par la fente, et pour lui mes entrailles ont frémi (Ct 5, 4).

Fabrice Hadjadj est professeur agrégé de philosophie en faculté et au séminaire de Toulon. Il a publié des essais (dernier paru : Réussir sa mort, Presses de la Renaissance, 2005, grand prix catholique de littérature), et des pièces de théâtre (dernière mise en scène : Massacre des innocents. Les provinciales, 2006). Il collabore au Figaro littéraire et à Art Press.



  • La revue de presse Jean-Marie Guenois - La Croix du 6 mai 2008

Le jeune philosophe et dramaturge revient avec un livre percutant sur la sexualité. Un essai de synthèse chrétienne qui embrasse de la plus ancienne tradition juive jusqu'aux pensées les plus contemporaines...
Décapant, mais nourrissant. On quitte ces pages foisonnantes avec une double impression. Celle de ne pas avoir encore saisi - malgré (ou à cause de) deux millénaires de christianisme - la dimension inimaginable de ce mystère d'amour, souvent réduit ou usurpé par la vulgarité, la timidité ou l'exaltation désincarnée. Et celle d'une envie impérieuse de poursuivre la réflexion et la méditation. Car l'un des mérites du livre, et non le moindre, est de mettre enfin les pieds dans le plat, si l'on peut dire, et de chercher à inverser une culture catholique plutôt aphone sur la sexualité.


  • La revue de presse Patrick Kéchichian - Le Monde du 4 avril 2008

De même que "la banalité de la naissance occulte son événement radical, incommensurable", les stéréotypes de la sexualité et de la morale afférente, aussi bien que les lieux communs de l'érotisme ou de la pornographie, dissimulent soigneusement ce que Hadjadj nomme, à l'encontre de toute "politique de la désincarnation", "une mystique de la chair"...
Le livre de Fabrice Hadjadj est riche en multiples suggestions. L'auteur, si l'on met de côté quelques raccourcis, renverse un ordre mal perçu de l'esprit. Un certain moralisme chrétien sommaire assigne à la chair le rôle exclusif de complice du péché. Eloignant ce qui les trouble, les "gentils catholiques" fuient le vertige auquel les expose une interrogation active sur la "profondeur des sexes". Le mérite d'Hadjadj est de leur démontrer combien cette fuite est malheureuse. Coupable.


  • La revue de presse Pascal Bruckner - Le Nouvel Observateur du 27 mars 2008

Au nom du principe que «les vrais philosophes ne méprisent ni le poil ni la boue», Hadjadj use d'un ton primesautier qui entrelace le plus futile et le plus élevé : rappelant le caractère sacré des organes génitaux, il en souligne la transcendance présente dans le «Cantique des Cantiques» jusqu'à Baudelaire en passant par Sade et Homère. On ne mesure pas les sexes, on se mesure à eux, et cette conjugaison s'assimile à une oraison.


  • La revue de presse Astrid de Vergnette-Larminat - Le Figaro du 20 mars 2008

Sade et Thomas d'Aquin, même combat  ? Fabrice Hadjadj ne va pas jusque-là mais suggère, citations à l'appui, que le divin marquis et le docteur angélique s'accordent au moins à penser que pour comprendre ce qui nous dépasse mieux vaut l'aimer que l'analyser...
La Profondeur des sexes tente d'élucider un mystère : «Cette tension incompréhensible qui veut que sa croupe m'atteigne jusqu'au fond de l'âme tout en suscitant une pubienne démangeaison.» On l'aura compris, si l'auteur prêche pour une mystique de la chair contre la mécanique des corps, c'est à la manière d'un émule de Bossuet qui s'exprimerait comme les personnages des comédies de Shakespeare. Et quand il se lance dans l'exégèse, c'est en talmudiste déjanté façon Woody Allen...
De ce livre incroyable, on ne sort peut-être pas converti, corps et âme retournés, cul par-dessus tête... mais plus intelligent parce qu'ébranlé dans ses certitudes morales ou libertines.


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