Auteur : Marc-Alain Descamps
Date de saisie : 06/03/2008
Genre : Psychologie, Psychanalyse
Editeur : Alphée-Jean-Paul Bertrand, Monaco, France
Collection : Santé et développement personnel
Prix : 19.90 € / 130.54 F
ISBN : 978-2-7538-0283-4
GENCOD : 9782753802834
Sorti le : 06/03/2008
L'ouvrage explique de façon synthétique et claire le passage de la personne au transpersonnel, fait le point sur toutes les techniques relatives à ces deux domaines et répond aux questions : Le divin est-il en nous ? L'art peut-il avoir un sens ? Qui suis-je ?
La personne a été pendant longtemps la plus grande conquête de l'Occident. Elle s'est construite très lentement durant toute l'histoire de l'humanité et elle résume donc les conquêtes de la civilisation. Ainsi sont nés la thérapie de la personne de Cari Rogers, le Personnalisme d'Emmanuel Mounier et le Mouvement du Potentiel humain. Mais la civilisation de la personne aboutit maintenant à un monde impersonnel de robots, automates et caméras cachées.
Depuis les années soixante, il n'est question que de dépassement de la personne vers un transpersonnel. Le Transpersonnel est un mot nouveau qui désigne tout un ensemble de choses qui existent depuis la fondation du monde et qui peuvent désormais s'étudier scientifiquement ; par conséquent, au lieu de rester secrètes et ésotériques elles peuvent être mises à la disposition de tous. Ainsi l'étude des expansions de conscience qui peuvent mener à une expérience de l'Être.
Marc Alain Descamps, professeur de Psychologie est président de l'Association française du Transpersonnel. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.
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Extrait de l'introduction de Marc Alain Descamps, professeur de psychologie, président de l'Association française du transpersonnel :
Le transpersonnel, c'est tout ce qui dépasse la personne, tout ce qui permet d'aller au-delà de la notion de personne. Pour bien comprendre ce dépassement, il faut connaître ce qui est à dépasser. Le transpersonnel est venu de l'Orient, alors que la personne est une notion qui s'est lentement construite en Occident. Elle est coextensive de toute notre civilisation et s'est lentement élaborée au fil des siècles.
On peut définir la personne comme un individu, sujet de droits juridiques et de valeur morale car on reconnaît qu'ouvert aux valeurs, il les incarne.
Mais l'individualité elle-même est une notion que l'on a mis du temps à admettre, puis à conquérir. Pour cela il a fallu d'abord s'intéresser aux différences entre les hommes, les remarquer et les faire se développer, car au début le groupe prime l'individu et l'on ne s'intéresse qu'à l'appartenance au groupe.
La personne est une réalité complexe. Elle est, au départ, le sujet de l'action et constitue par conséquent une catégorie grammaticale. Dans les langues indo-européennes, on ne peut parler qu'en indiquant d'abord le sujet de l'action. Les trois personnes Je, Tu, Il correspondent à l'énonciateur, au destinataire et à l'objet dont on parle.
Mais pourquoi en français (comme en grec) «personne» est-il si équivoque qu'il signifie à la fois la présence (en présence des personnalités civiles et religieuses) et l'absence (il n'y avait personne, ce qui est le nom qu'Ulysse donne au Cyclope aveuglé dans l'Odyssée : outis) ?
La réalité de la personne est surtout morale. Elle est participation à la raison, à la conscience de soi et à la conscience morale qui permet de se déterminer en conformité avec une règle de vie intérieure.
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