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Le Montespan

Couverture du livre Le Montespan

Auteur : Jean Teulé

Date de saisie : 09/05/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-260-01723-3

GENCOD : 9782260017233

Sorti le : 06/03/2008


  • La présentation de l'éditeur

En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise «Athénaïs» de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque - à qui nulle femme ne saurait résister. D'époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu'à la fin de ses jours, il n'aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme.
Lorsqu'il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d'énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s'arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu'à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. À force d'impertinences répétées, l'atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d'assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu'à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l'une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l'esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l'Ancien Régime.
Après avoir si brillamment dépeint le Moyen Âge dans Je, François Villon, Teulé, qui a le don de brosser l'atmosphère d'une époque, restitue le temps des précieuses ridicules et des salons mondains, comme celui des chansons paillardes et des crasseuses garnisons du roi. Son style emprunte aussi bien à la verve des fabulistes dont Mme de Montespan fut la protectrice, qu'à la grivoiserie populaire. Et nous fait reprendre goût, par son humour irrésistible, à la saveur d'une langue piquante et imagée...

Jean Teulé a notamment publié chez Julliard : Rainbow pour Rimbaud, Darling (qui vient d'être adapté au cinéma par Christine Carrière avec Marina Foïs et Guillaume Canet), Les Lois de la gravité, Ô Verlaine !, Je, François Villon et Le Magasin des suicides.



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  • La revue de presse Pierre-Robert Leclercq - Le Monde du 8 mai 2008

Le plaisir de lecture que l'on a à suivre ce couple assez unique est sans doute dû au plaisir que Teulé eut à reconstituer leurs destins qui offrent toutes les facettes du marivaudage, de la comédie et de la tragédie. Un plaisir qui ne laisse rien transparaître du travail qu'un tel exercice exige. Enrichi de faits de l'histoire d'un règne pas comme les autres, ce récit n'est pas un roman historique ; suivant au plus près les aléas de la vie des coeurs et des sexes, ce n'est pas un roman d'amour ; et ce n'est pas non plus une biographie. Agrémenté d'une illustration remarquable, c'est la réussite d'un romancier dont l'imagination parvient à trouver sa place dans la réalité, en étant aussi fidèle à celle-ci que passionnant par celle-là.


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express du 1er mai 2008

Dans une langue fort imagée, qui mêle joliesses du XVIIe siècle et familiarités du XXIe, Teulé recrée avec entrain les moeurs invraisemblables de la noblesse d'alors. Affreux, sales et méchants... tels apparaissent les «talons rouges», qui défèquent sans pudeur, trompent sans états d'âme, trahissent sans vergogne, à l'image de leur maître à tous, Louis XIV. Le marquis cornu Louis Antoine de Montespan n'a rien d'un saint homme, mais sa révolte contre le fait du prince va peu à peu le transformer en quasi-révolutionnaire. Une évolution que l'auteur restitue fort justement, explorant les recoins de l'Histoire avec une dextérité de vieux routier.


  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 3 avril 2008

Jean Teulé - L'époux de la favorite de Louis XIV n'accepta jamais d'être trompé par le roi. Jean Teulé réhabilite ce cocu magnifique...
Dans ce siècle de conspiration et de flatterie, Jean Teulé nage à son aise. Il prend un plaisir évident à décrire ces courtisans aux dents pourries qui mastiquent cannelle et clous de girofle «afin d'avoir le flairer doux», ces femmes qui se soulagent de leur pressante envie en public. Plus Montespan enrage, plus la bassesse des courtisans éclate. Eux raillent la stupidité de celui qui «préfère crier très haut et subir les violences de l'arbitraire plutôt que de recueillir les grâces et les faveurs du roi» en lui laissant sa femme. Jean Teulé est clairement du côté du pot de terre contre le pot de fer. Il pointe dans un humour constant l'ignominie des nobles. «Que d'histoires parce que le roi aime à se rôtir le balai dans ma fille», fait-il dire au duc de Mortemart, le beau-père de Montespan, qui trouve lui aussi que son beau-fils en fait un peu trop. C'est ainsi tout au long d'un roman jubilatoire qui réinvente l'histoire en recyclant son langage fleuri et ses savoureuses vilenies.


  • La revue de presse Marie-Françoise Leclère - Le Point du 27 mars 2008

Venu de la BD, passé par la télévision, Jean Teulé, 55 ans, possède le sens du croquis, du mot qui tue. Sa description d'un peuple écrasé de misère tandis qu'à Versailles on se gausse et s'abîme dans la servitude est éblouissante. Et fort drôle. Le Roi-Soleil et son «petit sceptre» en prennent pour leur grade ! Voilà ce qu'il en coûte de s'attaquer à un homme qui n'avait «qu'un seul défaut : l'amour tenace».


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