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Carnets. Volume 14, Direction, 1992

Couverture du livre Carnets. Volume 14, Direction, 1992

Auteur : Louis Calaferte

Date de saisie : 29/02/2008

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : L'arpenteur

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-07-011960-8

GENCOD : 9782070119608

Sorti le : 17/01/2008

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  • La présentation de l'éditeur

«J'aurai été un artiste complet, avec ses doutes, ses élans passionnés, ses intransigeantes exigences.
À partir du jour où je me suis consacré à cette aventure intellectuelle, je n'ai cessé d'être moi, de me façonner tel que je le désirais depuis mon adolescence ; pas un instant je ne me suis renié - l'âge venant, j'ai acquis la force que j'enviais.
Je suis aujourd'hui maître de mon art - c'est-à-dire que j'ai appris ce qu'il ne faut sous aucun prétexte accepter de faire. En ce domaine, ma pureté est intacte, mais j'ai, par ailleurs, la certitude que rien n'eût pu ainsi se former sans l'assentiment d'une Puissance supérieure à laquelle, toujours, je me suis considéré lié par élection.
Cette année sera celle des mes soixante-quatre ans : j'ai en projet d'exploser de poésie.»





  • La revue de presse Marc Lambron - Le Point du 28 février 2008

A une oeuvre multiforme, son éditeur Gérard Bourgadier ajoute désormais les carnets posthumes de Calaferte, décédé en 1994. Voici les pages de l'année 1992, celle où l'écrivain va publier l'un de ses plus grands romans, «La mécanique des femmes»...
Une esthétique ? Une musique. La phrase de Calaferte procède par jets de maximes fléchées, par fragments dont le vibrato est toujours gouverné, comme un rocker sculpte ses larsens. Il y a en lui une puissance d'effraction et une souveraineté calme, on dirait une main de boxeur sur un lit d'amaryllis. Eglogue, méditations, finesses effusives-son style évoque les géométries d'un curieux mandala, comme si Blaise Pascal était venu tailler les rosiers d'un imprécateur gaulois. A la fin du texte, Calaferte retrouve brièvement les ruelles de Lyon, dont il perçoit bien la nature italienne. Il évoque alors l'impression de «vastitude contenue» ressentie en traversant les ponts du Rhône. C'est la meilleure définition de ce qu'il a pu lui-même écrire


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