Auteur : Philippe Godard
Illustrateur : Sophie Duffet
Date de saisie : 28/02/2008
Genre : Jeunesse à partir de 9 ans
Editeur : De La Martinière Jeunesse, Paris, France
Collection : Enfants d'ailleurs
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-7324-3691-3
GENCOD : 9782732436913
Sorti le : 14/02/2008
Enfants d'ailleurs
Faire connaître aux enfants d'ici la vie quotidienne des enfants d'ailleurs, telle est l'ambition de la collection Enfants d'ailleurs. Dans chaque ouvrage, nous découvrons la vie de tous les jours, les besoins, les rêves de trois ou quatre enfants. Et parce que leur vie est étroitement liée à l'histoire politique, sociale et religieuse de leur pays, apprendre à connaître ces enfants, c'est aussi découvrir le monde.
Le Guatemala est le pays le plus visité d'Amérique centrale. Ses atouts sont nombreux : de superbes paysages ; des sites mayas spectaculaires ; un artisanat très riche. Ce pays attachant a longtemps souffert des dictatures militaires. Même si des élections libres sont de nouveau organisées régulièrement, les indigènes doivent encore lutter pour conserver leurs langues et leurs traditions. La pauvreté frappe une grande partie de la population guatémaltèque.
Rigoberta vit au nord du pays, elle appartient au peuple ixil et a beaucoup souffert des années de guerre civile ; sa vie est marquée par les croyances et les traditions de son peuple.
Juan est «ladino», c'est-à-dire métis, et vit dans la pauvreté ; il travaille comme cireur de chaussures mais attend beaucoup de l'ouverture d'une école.
Marta est une créole : elle descend en droite ligne des Conquistadores espagnols et fait partie de l'aristocratie du pays.
Philippe Godard a écrit de nombreux articles sur le Guatemala, qu'il a longtemps parcouru.
Philippe Godard est l'auteur de plus d'une vingtaine de titres : romans historiques, essais pour les ados et les adultes, documentaires jeunesse... Il dirige la collection Enfants d'Ailleurs (DLMJ), junior Histoire (Autrement) et J'accuse ! (Syros). Passionné par les grandes questions de société et farouche défenseur de la planète, il aime lancer des pistes de réflexion, susciter le débat et donner des éléments afin que le lecteur puisse se faire sa propre opinion. Il vit dans le Jura.
Sophie Duffet continue d'illustrer les livres de cette collection avec toujours ce même souci de s'immerger dans la culture du pays et le quotidien des enfants.
Le Guatemala, terre des Mayas
L'agriculture est très ancienne en Amérique centrale, bien plus qu'en Europe. Elle y est apparue il y a dix mille ans environ. C'est de là que nous viennent le maïs, le haricot, la citrouille, le coton, le piment et le délicieux cacao !
Les premières cités du Guatemala actuel apparaissent en 1300 avant J.-C. Jusqu'en 900 après J.-C., plusieurs civilisations s'y développent, notamment la fameuse civilisation maya. Les Mayas construisent de grandes villes, avec des édifices religieux en forme de pyramides «à degrés» (en escalier). En mathématiques, ils inventent le zéro, et en astronomie, calculent la durée précise de l'année. Le peuple maya se répartit en cités souvent rivales les unes des autres. Pour des raisons inconnues, toutes les cités mayas sont abandonnées entre 795 et 909.
Les habitants du Guatemala se regroupent alors dans des villages plus petits et se divisent en peuples qui s'affrontent souvent. Lorsque les conquistadores (les «conquérants» espagnols) arrivent au Guatemala, en 1519, ils profitent de ces rivalités pour s'emparer du pays. Sous les ordres de leur chef, Pedro de Alvarado, les conquistadores commettent de multiples horreurs (massacres, viols, réduction des indigènes en esclavage) et évangélisent de force les populations autochtones. Celles-ci réussissent à garder leur propre religion tout en priant dans les églises catholiques. Elles parviennent aussi à conserver leurs langues et leurs traditions agricoles, artisanales, médicinales...
En 1821, le pays, qui était encore soumis au royaume d'Espagne, acquiert son indépendance. À partir de ce moment, des militaires se succèdent au pouvoir. Ils mènent la plupart du temps une politique dictatoriale. De 1954 à 1996, le pays connaît une longue guerre civile opposant l'armée à des guérilleros favorables aux idées socialistes et défendant les peuples indigènes. Ceux-ci luttent pour faire vivre leur culture, menacée par l'armée. Pour les généraux, les indigènes sont un peuple inférieur qu'il s'agit de soumettre par la contrainte. La guerre civile est marquée par d'atroces massacres contre les Amérindiens, commis pour leur quasi-totalité par l'armée. Depuis 1996, le pays tente de vivre dans la démocratie, ce qui n'est pas toujours facile car la tentation de s'emparer du pouvoir par la force persiste.
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