Passion du livre - tout sur le livre : Comment je suis devenu ethnologue

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Comment je suis devenu ethnologue

Couverture du livre Comment je suis devenu ethnologue

Auteur : Anne Dhoquois

Date de saisie : 26/02/2008

Genre : Anthropologie

Editeur : le Cavalier bleu, Paris, France

Collection : Comment je suis devenu...

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-84670-194-5

GENCOD : 9782846701945

Sorti le : 20/02/2008

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Sans l'ethnologue, nous ne saurions rien ou pas grand chose des Jivaros, Baruya et autres indiens hopi... mais pas seulement. Entre débats théoriques et chamboulements historiques, l'ethnologie a dû évoluer en s'appropriant de nouveaux terrains tels que l'entreprise, la banlieue, le tourisme...
Héritage de l'expansion coloniale, cette discipline est en profonde mutation. Ce livre en révèle la variété et la richesse à travers le parcours de douze ethnologues... Douze chercheurs qui nous invitent à la découverte d'une certaine vision de l'humanité, essentielle pour mieux appréhender l'Autre et porter un nouveau regard sur soi.

DERRIÈRE CHAQUE DISCIPLINE SE TROUVENT DES FEMMES ET DES HOMMES QUI LA CONSTRUISENT, LA FONT VIVRE ET ÉVOLUER. COMMENT DEVIENT-ON GÉOGRAPHE, ÉCONOMISTE, ASTRO-PHYSICIEN, ARCHÉOLOGUE... ? DOUZE PORTRAITS EN FORME D'ENTRETIENS, DOUZE PARCOURS DE VIE EN RÉVÈLENT LE CHEMINEMENT. DU CURSUS AUX RENCONTRES CLÉ, EN PASSANT PAR LES APPORTS MAJEURS DE CHACUN, «COMMENT JE SUIS DEVENU...» EST, CHAQUE FOIS, UNE INVITATION A LA DÉCOUVERTE VIVANTE ET ÉCLECTIQUE D'UNE DISCIPLINE.

UNE COLLECTION CONÇUE ET DIRIGÉE PAR SYLVAIN ALLEMAND.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Sans l'ethnologue, nous ne saurions rien ou pas grand chose des jivaros, baruya et autres indiens hopis... D'abord exclusivement réservée à l'étude de groupes humains aux coutumes et modes d'organisation fort éloignés des nôtres, l'ethnologie s'est peu à peu déplacée et s'applique aujourd'hui aux populations d'Europe, aux institutions (la police, le parlement), aux milieux (le métro, les banlieues, l'entreprise...), aux pratiques musicales, sportives... L'ethnologue se spécialise dans une zone géographique ou un domaine - droit, politique, médecine, psychiatrie, religion, parenté, art, etc. - et en professionnel de terrain qu'il est, va à l'affût de l'information là où elle se trouve. Tout en partageant la vie quotidienne des «populations» étudiées, il s'efforce de décoder et de restituer les systèmes économiques et sociaux, les modes de vie et de pensée, les rites et les croyances. Pour ce faire, il met au point la méthode d'enquête propre à la discipline ethnologique, l'observation participante. L'un de ses défis est de se faire accepter par les individus ou le groupe qu'il désire étudier, tout en gardant la distance nécessaire à une étude dite scientifique.

Par la suite, l'ethnologue rédige une synthèse des résultats qu'il a obtenus dans une monographie qui présente une série de descriptions relatives aux conditions écologiques, aux techniques, à l'organisation sociale, à la religion... Tout le champ de la diversité et du développement du groupe est ainsi étudié.

Une vieille histoire... à l'organisation récente

On attribue à Hérodote la lointaine paternité de l'ethnologie, lui qui a mené l'enquête (c'est le titre même de son ouvrage) sur les peuples du monde connu de son époque, enquête au cours de laquelle la nature du témoignage (choses vues et choses entendues, traditions rapportées et documents consultés) est toujours signalée avec précision ; l'observation directe du voyageur y est incorporée au récit et la place relative qu'occupent les peuples barbares (littéralement : non hellénophones) par rapport aux Grecs y constitue le problème central. On a vu en Hérodote tantôt un précurseur tantôt l'auteur d'une sorte de rhétorique générale, où les principaux peuples, en rivalité avec les Grecs, s'ordonnaient en une série de figures complexes.

Cette paternité lui est contestée par certains qui l'attribuent plutôt à Aristote et à son système de références qui permet de penser l'Autre. Aristote n'a-t-il pas fait la théorie de la cité, de la famille et de la production ? Ne nous donne-t-il pas un tableau des formes de sociabilité articulées sur le politique ?

Mais si les origines lointaines de l'ethnologie remontent aux grandes interrogations philosophiques sur les différences culturelles entre les peuples depuis l'Antiquité grecque, elle ne s'est constituée en discipline scientifique qu'au cours du XIXe siècle. Les Lumières ont dessiné les deux grandes orien­tations sur lesquelles se fondera alors l'ethnologie : d'une part, l'idée que le fait humain est un fait social, l'homme ne pouvant être compris que comme membre d'une société particulière dont les institutions se prêtent à des études com­paratives ; d'autre part, l'idée d'une évolution de l'humanité de la «sauvagerie» vers la civilisation, celle-ci étant conçue comme essentiellement européenne.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli