Auteur : Alain Perceval
Date de saisie : 22/02/2008
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Alphée-Jean-Paul Bertrand, Monaco, France
Prix : 18.90 € / 123.98 F
ISBN : 978-2-7538-0306-0
GENCOD : 9782753803060
Sorti le : 28/02/2008
Et maintenant ? Désormais mari et femme, chef de l'État et première dame, Carla et Nicolas sont à des tournants de leurs existences et les aiguilles de leurs belles montres semblent fixées sur l'heure des bilans. Lui, ayant enfin accédé à la fonction dont il a tant rêvé, éprouve le besoin manifeste de reconstruire un couple. Elle, étoile de la mode, vedette de la publicité, star de la chanson, vient de franchir le cap de la quarantaine et ne doit plus tarder à concrétiser ses nouveaux désirs de maternité.
Pourra-t-on divulguer, après le petit Louis Sarkozy, au prénom de roi de France, et le petit Aurélien Enthoven, au prénom d'empereur romain, l'éclosion d'une dynastie Sarkozy-Bruni Tedeschi dans une famille re-recomposée ?...
Depuis que leur liaison a été dévoilée en plein royaume du dessin animé, le monde assiste en tout cas, interloqué et fasciné, à un conte de princesse charmante au casting de romance hollywoodienne. Le roman de Carla et Nicolas s'écrit au grand jour, terme d'un long cheminement où se rejoignent la magnificence princière de l'Italie des Bruni-Tedeschi et la Hongrie rurale des Sarkozy de Nagy-Bocsa, extravagant méli-mélo où s'incorporent industriels et chevaliers, secrets d'alcôves et liaisons non camouflées, politiciens et rock stars, mannequins et philosophes, hommes d'affaires et femmes d'influence.
De leurs origines à leur union au sommet de l'Etat, voici toute l'histoire des mariés de l'Elysée, Caria Bruni et Nicolas Sarkozy, chronique dont les pages réservent encore quelques surprises...
Déjà auteur de Grégory, le petit prince au destin brisé, Alain Perceval a longtemps suivi, en tant que journaliste, l'actualité nationale, internationale et artistique. Il livre ici une analyse détaillée de l'idylle entre la chanteuse et le président ainsi que des circonstances ayant mené a leur rencontre.
Paris, carrefour des immigrants
Les destinées des humains sont comme les caprices du temps et nul ne peut imaginer quel sera le sort de sa descendance. Bien des souverains et des aristocrates, à travers la planète et les âges, ont ainsi pensé que leur lignée serait à jamais faite de seigneurs aux pouvoirs absolus et Mihaly Sarkozy n'a sans doute pas dérogé à cette certitude lorsque, à Vienne, le roi Ferdinand II l'anoblissait en 1628 pour sa vaillance sur les champs de bataille. Imaginant sa dynastie à perpétuité suzeraine d'un domaine où des vassaux s'inclineraient avec respect, il prenait alors possession de ses armoiries : un blason chamarré représentant un loup fièrement campé sur ses pattes arrière, langue tirée et tenant une épée dans la patte avant droite.
Un siècle et demi plus tard, les biens et les domaines ayant prospéré, le loup est toujours aussi superbement présent sur le blason familial et c'est alors que Janos, petit-fils de Mihaly, ajoute à son nom celui du domaine agricole de Nagy-Bocsa, modeste hameau situé au sud de la ville de Keskemet, faisant des Sarkozy la famille Nagybocsaï. Les années s'écoulent, les générations se succèdent sans événement important, la vie passe en toute quiétude dans une maisonnée dont les chefs sont peu à peu devenus des notables et dont certains membres ont commencé à s'éloigner de leurs prédispositions agricoles pour s'orienter vers d'autres fonctions, peut-être considérées comme plus honorables. À l'aube du XXe siècle, Gyorgy, lointain descendant de Mihaly, est ainsi devenu clerc de notaire et se voit une modeste destinée politique. Après avoir, en 1921, épousé Katalin Ilona Tama's Toth, jeune catholique âgée de dix-huit ans qu'on appelle joliment «Kotinka» et fille d'un industriel de Budapest, il devient vice-maire de Szolnok, petite ville cossue posée sur les bords de la rivière Tisza.
À la même époque, sur les bords de la mer Egée, une famille s'interroge sur son avenir. Chez les Mallah, juifs séfarades établis depuis plusieurs générations à Salonique, le temps des inquiétudes est venu depuis que la Grèce s'est emparée de la cité et que ses spadassins ont entamé le sinistre cortège des persécutions et des pogroms. En 1917, un terrible incendie ravage même les vieux quartiers, aussi le père décide-t-il d'envoyer ses fils à l'étranger afin de les préserver d'un destin funeste marqué par l'antisémitisme et dont l'issue pourrait être la mort.
À quelques centaines de kilomètres de Salonique, dans le fief industriel de Moncalieri bordant le Pô, tout près de Turin, la naissance d'un enfant ne suscite pas, bien au contraire, la moindre inquiétude. Chez Virginio Tedeschi, juif ashkénaze converti au catholicisme pour épouser une demoiselle Bruni, la venue au monde du petit Alberto, en une année 1915 où résonnent déjà les méchants bruits de bottes qui vont ébranler la planète entière, est donc accueillie dans la joie, car la famille vit dans l'opulence depuis la création, vingt-cinq ans auparavant, de la Cavi Electrici Affini Torino, société de câbles électriques plus connue sous son acronyme CEAT, l'une des plus importantes du pays. Pour être chef d'entreprise, Virginio n'en est pas moins amateur d'art, surtout de musique, lui qui a étudié au conservatoire de Turin et a été l'élève d'Edgar Varèse, une sorte de virus qu'il va inculquer à son fils et qui se transmettra, sous des formes différentes, à la génération suivante.
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