Auteur : Garth Nix
Traducteur : Julie Lopez
Date de saisie : 22/02/2008
Genre : Jeunesse à partir de 9 ans
Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France
Collection : Hors série littérature
Prix : 7.50 € / 49.20 F
ISBN : 978-2-07-061451-6
GENCOD : 9782070614516
Sorti le : 21/02/2008
Le quatrième jour, ce fut la guerre.
Parce qu'une créature venue des Royaumes Secondaires, l'Écorché, a usurpé son identité, Arthur Penhaligon est reclus au Palais et condamné à servir un siècle durant dans l'armée de Jeudi, menacée par l'invasion de nouveaux Moins-que-Rien. Sur Terre, l'Écorché tente de prendre le contrôle des esprits des humains. Et comble de malheur, Arthur se rend compte qu'il a perdu ses pouvoirs !
Garth Nix est né en 1963 à Melbourne, en Australie. Il commence à écrire dès l'âge de sept ans. Après avoir été libraire, représentant puis éditeur, il se consacre désormais à l'écriture. Ses romans, pour la jeunesse comme pour les adultes, ont été plusieurs fois récompensés et il jouit d'un grand prestige, aussi bien auprès d'auteurs tels que Pullman ou Horowitz que de la presse. En France, il est connu pour sa trilogie Sabriel. Garth Nix vit actuellement à Sydney avec sa femme, éditrice, et leur fils.
Extrait du prologue :
La partie la plus à l'ouest du Grand Labyrinthe se terminait par une chaîne de montagnes. Haut de cinq mille mètres, son sommet rencontrait le plafond du Palais, et il n'y avait ni vallée, ni trou, ni crevasse menant de l'autre côté. Car derrière cette immense barrière de pierre et de glace se trouvait le Rien. Les montagnes formaient un mur du Palais, un rempart et des fortifications à la fois contre les effets corrosifs du Gouffre et les attaques des Moins-que-Rien, ces créatures issues du Rien.
Les Moins-que-Rien ne pouvaient pénétrer dans le Palais que par un seul endroit. Il y a très longtemps, lors de la formation des montagnes, un tunnel avait été construit, un tunnel voûté, de dix kilomètres de long, trois de large et cinq cents mètres de haut, fermé par quatre portes massives. La porte extérieure, du côté du Palais, se composait d'une couche d'or de plusieurs centimètres d'épaisseur, rendue hermétique par des forces Immatérielles qui ne pouvaient pas être percées facilement par le Rien Brut ou la sorcellerie. La porte suivante, cinq cents mètres plus loin dans le tunnel, était en argent; la troisième, encore cinq cents mètres plus loin, en bronze. La quatrième et dernière porte, celle qui menait au Rien, s'appelait la Porte Claire. Elle était entièrement Immatérielle et translucide, à l'exception d'un scintillement douloureux même pour les yeux immortels.
Malgré la douleur, les Autochtones qui gardaient la Porte Claire regardaient l'étrange région, en perpétuel changement, qui se trouvait de l'autre côté, les régions transitoires où un reste des vertus du Palais donnait au Rien une apparence de solidité. C'était la périphérie du Rien, mais le Gouffre, lui-même, n'était jamais bien loin. Parfois, le Rien touchait presque la Porte Claire, et parfois il demeurait à distance, hors de vue.
Le rôle du tunnel était d'admettre dans le Grand Labyrinthe, à des moments précis, un nombre contrôlé de Moins-que-Rien. Ce qui permettait à la Glorieuse Armée de l'Architecte, qui y était basée, de s'entraîner.
La procédure de ces admissions ne variait jamais. Si un petit nombre de Moins-que-Rien - seulement un millier ou deux - était requis, la Porte Claire s'ouvrait juste le temps de les laisser entrer. Puis elle se refermait et les Moins-que-Rien passaient la Porte de Bronze, qui se refermait derrière eux. La procédure se répétait pour la Porte d'Argent et la Porte d'Or, par laquelle les Moins-que-Rien pénétraient dans le Palais. D'après le règlement, les quatre portes ne devaient jamais rester ouvertes en même temps. Trois portes avaient été ouvertes simultanément, mais seulement deux fois dans toute l'histoire du Palais, pour admettre plus de cent mille Moins-que-Rien.
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