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100 mots pour comprendre les Chinois

Couverture du livre 100 mots pour comprendre les Chinois

Auteur : Cyrille Javary

Date de saisie : 20/02/2008

Genre : Dictionnaires, encyclopédies

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-226-18079-7

GENCOD : 9782226180797

Sorti le : 13/02/2008


  • La présentation de l'éditeur

Qu'elle exerce sur le monde occidental un pouvoir de fascination ou qu'elle suscite des craintes, la Chine est devenue incontournable.
Pourtant, plus elle s'immisce dans notre vie quotidienne, plus elle semble lointaine et mystérieuse. Pour nous ouvrir les portes de l'univers et du mode de pensée chinois, Cyrille.J.-D. Javary s'est livré à une sorte d'inventaire à la Prévert en racontant les mille et une histoires que contiennent les idéogrammes. Conçus il y a trente-cinq siècles, restés inchangés dans leurs principes, ces signes, qui sont des dessins d'idées, véhiculent des valeurs tout en suivant une logique singulière.
Comment font donc les Chinois pour écrire les produits de la modernité tels que Coca-Cola, e-mail ou laser Et quels caractères utilisent-ils pour désigner les idées nées en Occident comme " république ", " Jeux Olympiques " ou " liberté " C'est à ce jeu réjouissant et instructif que nous invite Cyrille J.-D. Javary : découvrir les multiples facettes d'un pays par son idéographie, sans avoir besoin d'apprendre à parler ou à écrire la langue chinoise moderne.



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  • La revue de presse Marjorie Alessandrini - Le Nouvel Observateur du 14 février 2008

Si loin, si proche, la Chine étonne, la Chine effraie, la Chine fascine. Pour tous ceux qui chercheraient à percer le mystère, voici une approche neuve, originale et convaincante. Elle est basée sur l'observation des idéogrammes...
Avec les idéogrammes, on entre dans une troisième dimension. Celle de la représentation. D'où le pari de Cyrille J.-D. Javary : en scrutant le graphisme des mots chinois, capter toute une vision du monde. En sept chapitres thématiques, c'est une centaine d'idéogrammes qui sont ainsi passés au crible. Et le résultat est fascinant. Entre les mots et les choses, la relation se complique, prend la forme d'un triangle : entre les mots, les choses et les signes.



  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Jadis la Chine était au bout du monde, maintenant elle est au centre de nos préoccupations. Pourtant, plus elle prend place dans notre quotidien, plus elle reste lointaine, mystérieuse et incompréhensible. Il y a beaucoup de raisons à cela, dont l'une des plus évidentes est la plus méconnue : les Chinois n'écrivent pas comme nous. Ils n'utilisent pas des mots mais des idéogrammes, des signes formés, à l'origine, de dessins schématiques. Or les mots avec lesquels on écrit sont les outils avec lesquels on pense.

Les mots sont les outils avec lesquels on pense

Chaque langue se bâtit une représentation du monde à partir des termes qu'elle emploie pour désigner et écrire les objets qui l'entourent. Et toutes notent ces termes particuliers de la même façon : à l'aide d'élé­ments graphiques (lettres alphabétiques ou signes syllabiques) dépourvus de signification propre, servant uniquement pour transcrire les sons des mots de chaque langue.
Seul le chinois utilise des signes graphiques, dépour­vus à l'origine de sonorité propre et constitués de schémas imagés. La différence est fondamentale et va bien au-delà des questions de traduction ; elle creuse une véritable muraille interculturelle.
Prenons un exemple : lorsque avec un Anglais ou un Allemand, nous parlons de liberté, il nous suffit de savoir que ce que nous entendons par «liberté» s'énonce dans la langue de notre interlocuteur «liberty» ou «freiheit» pour que le dialogue s'instaure sur un plan d'égalité conceptuelle. Les sons sont différents, l'idée qu'ils véhiculent est la même.
(...)
Prenons un autre exemple : «République», voilà un terme dont tout un chacun sait peu ou prou ce qu'il représente, la res publica, inventée par les anciens Grecs, désignant la libre discussion des affaires de la cité sur l'agora, la participation de tous les citoyens aux affaires (res) publiques (publica). Si maintenant on consulte un dictionnaire français-chinois, que voit-on à l'article «République» ? Trois idéogrammes (...) dont le dernier signifie : pays, le deuxième : harmonie et le premier : en commun ! Dans l'expression chinoise, il n'est question ni de discussion ni d'affaires publiques, mais d'un pays où l'harmonie est mise en commun. S'agit-il de la même chose ? La question se pose. Elle illustre en tout cas pourquoi le dialogue interculturel avec la Chine se heurte trop souvent à une «Grande Muraille» d'incompréhension.


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