Date de saisie : 12/02/2008
Genre : Information
Editeur : Publications de l'Université de Saint-Etienne, Saint-Etienne, France
Collection : Intégrations
Prix : 30.00 € / 196.79 F
ISBN : 978-2-86272-476-8
GENCOD : 9782862724768
Sorti le : 07/02/2008
A l'heure de la mutualisation et du développement des archives institutionnelles, il faut étendre la réflexion à la mémoire et au patrimoine scientifique dans sa globalité. Combien de bureaux vidés, combien de documents détruits, combien d'instruments jetés... ? Les bennes devant les laboratoires font disparaître une partie du savoir et de la connaissance et amènent à réfléchir à la sauvegarde et la pérennisation des archives des sciences. Mais avant toute chose : qu'est-ce qu'une archive ? la conservation ? Et quels sont leurs rôles respectifs ? La question primordiale porte sur le choix de ce qui doit être conservé, ensuite comment procéder à cet archivage en fonction de la nature des ressources, qui va le prendre en charge et enfin, comment garantir son accessibilité et le valoriser ? A l'occasion des journées de formation des réseaux de documentalistes du CNRS, FréDOC 2006, les archivistes des grands organismes de recherche rappellent les règles et nous font profiter de leur expérience pour entraîner l'évolution vers de meilleures pratiques.
Extrait de l'avant-propos de Martine de Boisdeffre, Directrice des Archives de France :
La conservation et la valorisation du patrimoine des organismes de recherche sont des objectifs auxquels ne peut qu'adhérer la directrice des Archives de France, car ce patrimoine est aussi - voire d'abord - constitué d'archives. Or, ces archives de la recherche sont un bien culturel, et souvent, lorsqu'il s'agit d'institutions de recherche publique, un bien culturel commun appartenant au patrimoine national.
La recherche, et spécialement la recherche en sciences sociales, est «consommatrice» d'archives. D'ailleurs la loi sur les archives précise bien que «la conservation des archives est organisée dans l'intérêt public tant pour les besoins de la gestion et de la justification des droits des personnes physiques ou morales, publiques ou privées, que pour la documentation historique de la recherche» (Code du patrimoine, art. L 211-2, nous soulignons). Mais la recherche est aussi une «fabrique» d'archives. Et si les archives sont constitutives des valeurs fondamentales, identitaires et patrimoniales de nos sociétés, à plus forte raison dois-je souhaiter, avec les responsabilités qui sont les miennes, que la recherche laisse des traces, comme toute activité humaine. Peut-être l'expression «documentation de la recherche» sera-t-elle plus parlante aux yeux des chercheurs formés aux sciences expérimentales que celles d'«archives», mais il s'agit bien, avec l'une comme avec l'autre expression, de (re)tracer l'action ; et les archives sont, je rappelle cette définition qu'en donne le législateur avisé, «l'ensemble des documents quels que soient leur date, leur forme et leur support matériel, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme publique ou privé dans l'exercice de leur activité» (Code du patrimoine, art. L 211-1).
Les archives de la recherche, des sciences, quelles qu'elles soient, de l'enseignement supérieur, représentent un vaste secteur de production, dont je souhaite vivement qu'il fasse l'objet d'une attention renforcée, tant de la part des professionnels des archives, au sein du réseau que j'anime, que de la part de ceux qui les produisent, chercheurs, enseignants-chercheurs et administrateurs de la recherche. Aussi ne puis-je que me réjouir du thème retenu pour les rencontres 2006 des FRéDoc.
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