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La peinture murale en Gaule romaine

Couverture du livre La peinture murale en Gaule romaine

Auteur : Alix Barbet

Date de saisie : 04/02/2008

Genre : Arts

Editeur : Picard, Paris, France

Prix : 99.00 € / 649.40 F

ISBN : 978-2-7084-0757-2

GENCOD : 9782708407572

Sorti le : 18/01/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Ce livre arrive a point nomme pour fournir enfin une synthèse claire et complète des travaux menés dans cette discipline très jeune, puisque née dans les années 1970. En effet, jusqu'à cette date, la peinture romaine était surtout envisagée à partir de Rome et de la Campanie comme un écho de l'hellénisme, mais la peinture provinciale, ignorée, s'est fait jour petit à petit. Sa découverte est le fruit d'une nouvelle technologie de fouille et de restauration, qui a été initiée par notre génération d'archéologues et de restaurateurs. Un chapitre rend compte de la nouvelle méthodologie et de la déontologie pratiquées sur le terrain et en laboratoire pour l'étude, la présentation et la restitution des décors, jadis peu rigoureuses.
A partir des comparaisons techniques, stylistiques et iconographiques, une étude chronologique est désormais possible. Elle couvre un demi-millénaire, du Ier siècle av. J.-C. au IVe siècle apr. J.-C., avec quelques décors préromains des IIIe et IIe siècles avant notre ère. C'est la première tentative de cette ampleur qui comble enfin une lacune criante. Cet art du décor se manifeste partout en Gaule et dans tous les types de bâtiments. Les sujets sont extrêmement variés : à côté de motifs simples, ou du très prolifique système à candélabres, sont représentées de somp­tueuses scènes à personnages, grandeur nature. Certains thèmes devaient être l'oeuvre de peintres particulièrement entraînés, ainsi pour les scènes marines, les décors de jardin, les scènes idyllico-sacrées de style quasi impressionniste ; enfin, quelques rares portraits et de belles natures mortes fondent les origines lointaines de la peinture française. Entre le moment où les indigènes gaulois découvrent et adoptent l'art de vivre à la romaine, et celui où ils les adaptent à leurs besoins, en les fondant dans leur propre génie, combien de temps s'est-il écoulé ? Quand la peinture d'importation romaine est-elle devenue peinture gallo-romaine ? Nous laisserons le lecteur l'apprécier à l'aide de ce recueil d'images, pour la plupart en couleurs.





  • Les premières lignes

CADRE DE L'ÉTUDE ET MÉTHODES

Pour établir le cadre de cette étude, il m'est apparu logique de réunir les quatre grandes provinces de la Gaule au début du Haut-Empire, époque où la conquête achevée, l'administration solidement installée, la peinture murale romaine s'épanouit partout. Nous considérerons donc, dans le champ de notre étude, les provinces d'Aquitaine, de Lyonnaise, de Belgique et de Narbonnaise sans les districts alpins, sauf exception utile pour une démonstration précise, et parfois aux marges de la Gaule, la nouvelle province de Germanie Supérieure.
L'Aquitaine a pour limites l'océan Atlantique, les Cévennes, les Pyrénées et le cours de la Loire. La Lyonnaise est délimitée par le même océan, la Loire, la Seine et, au sud, par les Cévennes et le cours du Rhône. La Belgique a pour limites l'océan Atlantique, la Seine, le Rhin, le Rhône et les Alpes. Quant à la Narbonnaise, elle est limitée par la mer Méditerranée, les Alpes, le Rhône et les Cévennes (dépliant hors texte).

L'historique des recherches

L'étude de la peinture murale est une discipline jeune, en perpétuel accroissement, en évolution constante dans ses méthodes et ses résultats.
La première étude sur la peinture «gallo-romaine» est due à Adrien Blanchet et remonte à 1913; il donnait un inventaire d'un certain nombre de découvertes, comme nous l'avons indiqué précédemment. Mais le résultat de ce travail était jugé peu signifiant, puisque, quelque temps plus tard, Camille Jullian écrivait en 1920 : «il y a peu à dire sur la peinture gallo-romaine». Cest en 1950 que le recueil des peintures pour la Suisse de W. Drack offre l'étude détaillée d'une toute petite partie de la Gaule.
Lorsque j'ai commencé cette longue quête, il y a maintenant plus de quarante ans, on pouvait compter sur les doigts d'une main les peintures murales connues, publiées ou exposées en France. Désormais une soixantaine de musées français présentent des oeuvres, dont certaines sont majeures. Pour donner une idée du rythme des découvertes et de leur exploitation, une enquête en 1986 donnait 49 musées ou sites à peintures exposées contre 64 actuellement; il y a donc eu enrichissement des collections, avec presque un musée ou un site nouveau par an même si certains décors n'ont pas encore été dévolus à un musée ou ne sont pas encore exposés.
En 1980-1982, une exposition itinérante intitulée «De la Picardie à la Normandie» donnait à voir les premiers résultats. Une autre exposition consacrée à la Narbonnaise, présentée d'abord à Narbonne, puis en 1991, au musée du Luxembourg à Paris, offrait un large panorama de cette province. Le livre présent comptabilise près d'une centaine de sites dont certains possèdent des ensembles décoratifs nombreux et parfois bien conservés, se répartissant sur plusieurs siècles ainsi à Périgueux, à Soissons et à Narbonne pour prendre des exemples dans des provinces très éloignées.


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