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La production de biogaz

Couverture du livre La production de biogaz

Auteur : Uwe Görisch | Markus Helm

Traducteur : Elisabeth Lansel

Date de saisie : 25/01/2008

Genre : Sciences et Technologies

Editeur : Ulmer, Paris, France

Prix : 30.00 € / 196.79 F

ISBN : 978-2-84138-317-7

GENCOD : 9782841383177

Sorti le : 24/01/2008


  • La présentation de l'éditeur

La production de Biogaz

À l'heure où les biocarburants et combustibles font débat, la France découvre tardivement l'intérêt de la valorisation des déchets organiques par production de méthane : le biogaz. Pour tenir ses engagements et répondre aux impératifs énergétiques, elle n'aura d'autre choix que de s'engager dans cette voie, dont les procédés sont maintenant bien rodés dans d'autres pays européens.

Pour la première fois en France, un ouvrage technique fait le point sur toutes les étapes de production de biogaz, jusqu'à sa valorisation thermique ou électrique. Fondé sur l'expérience allemande, ce livre offre une base de référence pour les bonnes pratiques en matière de production de méthane d'origine organique, sans minimiser les avantages ni les défauts de la filière.

Cet ouvrage s'adresse donc à toutes les personnes et structures intéressées par la valorisation énergétique de leur déchets fermentescibles : exploitations agricoles, industries agroalimentaires, collectivités locales...

Adaptation française : Jean-Michel Groult





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction de Jean-Michel Groult, journaliste spécialisé :

Le biogaz en France : quelles perspectives ?

Intérêt du biogaz en France

Avant toute chose, il convient de mieux définir ce que l'on entend par "biogaz" car dans la terminologie française, ce terme est ambigu. D'une façon générale, il désigne le méthane (CH4) issu de la décomposition de matières naturelles). Les rizières, la digestion des bovins et la fermentation des déchets produisent ainsi chacun du biogaz. Le biogaz, tel qu'il sera entendu tout au long de cet ouvrage, ne concerne que les unités conçues pour le produire. Nous excluons donc toute considération à propos du biogaz issu d'enfouissement de déchets ou du traitement des boues urbaines. En effet, dans ce cas, la production de biogaz n'est qu'une conséquence de l'enfouissement mais pas son but premier.
Le biogaz possède de nombreux débou­chés possibles, analogues à ceux du "gaz naturel". Citons par exemple la production d'eau chaude (et donc de chauffage), d'électricité ou de méthane brut qui pourra être utilisé dans d'autres applications. En particulier, on pourrait envisager de trans­former le méthane en carburant liquide. Le procédé existe de longue date (il porte le nom de procédé Fischer-Tropsch et date de 1925) : à l'origine, il permettait de produire de l'essence à partir du charbon. À l'heure où se dessine le débat sur les agrocarburants, cet ultime usage n'est pas à négliger.
Sur le plan quantitatif, l'intérêt du biogaz réside bien sûr dans l'étendue de son gisement. La masse pouvant être valorisée par méthanisation est considérable. Selon l'ADEME, le cumul du secteur agricole et sylvicole, des ordures ménagères et les collectivités a produit 416 millions de tonnes de déchets en 2004. En regard de ce chiffre, il n'a été récupéré que 207 kTEP (kilo-tonnes équivalent pétrole) sous forme de biogaz la même année, selon le ministère de l'industrie (DGEMP), principalement à partir des centres d'en­fouissement et des stations d'épuration. Quant à la quantité de biogaz issu d'effluents agricoles, elle est 100 fois moins conséquente. Enfin, seulement 6% des ordures ménagères auront été valorisées sous forme de compostage ou de méthanisation, un taux qui n'a pas varié depuis quasiment trente ans ! La production de biogaz dispose donc en France d'un potentiel considérable.

Quels acteurs pour cette filière ?

À l'heure actuelle, les producteurs de biogaz appartiennent à deux catégories : les centres d'enfouissement technique (les décharges) et les unités d'épuration de l'eau (productrices de boues d'épuration). On notera en outre l'existence d'initiatives initiatives locales très intéressantes (exemple de la communauté urbaine de Lille ainsi que quelques établissements agricoles et agroalimentaires).
Il est évident que la production de biogaz pourrait s'étendre à un public plus large. Citons par exemple :
- les exploitations agricoles (individuelle­ment ou en groupements) ;
- les collectivités (que ce soit en gestion directe, en gestion déléguée à un prestataire ou par le biais d'une structure de coopération intercommunale) ;
- les entreprises de toute taille et de toute nature, pourvu qu'elles disposent de la matière première nécessaire. Les industries agroalimentaires sont particulièrement concernées.


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