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Nous vieillirons ensemble

Couverture du livre Nous vieillirons ensemble

Auteur : Camille de Peretti

Date de saisie : 07/03/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Framboise

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-234-06124-8

GENCOD : 9782234061248

Sorti le : 06/02/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Dimanche 1er octobre. Une journée comme les autres aux Bégonias, maison de retraite de la banlieue parisienne. Il est 9 h 15. Nini la vieille excentrique attend la visite de sa petite Camille, sous l'oeil attendri et bienveillant de Josy, l'auxiliaire de vie cartomancienne. Louise Alma ressasse 92 années de souvenirs. Jocelyne Barbier, la bureautière, et Marthe Buissonette, la femme de pasteur, reprennent leur querelle quotidienne. Robert Leboeuf couvre Thérèse Leduc d'un regard plein d'espoirs. Le capitaine Dreyfus prépare sa grande évasion. Christiane, l'infirmière de jour, tente de se débarrasser d'un amant devenu encombrant. Philippe Drouin, le directeur, philatéliste à ses heures perdues, rêve d'acquérir une pièce unique. Alphonse Destroismaisons, le vieil amoureux, lutte désespérément contre l'Alzheimer de sa femme... Et les familles des résidents accomplissent, bon gré mal gré, leur devoir dominical. La vie s'écoule doucement entre joie et souffrance, amitié et solitude, amour et ennui, maladie et envie.

Camille de Peretti propose, avec son acuité habituelle, une immersion insolite et bouleversante dans l'univers singulier des maisons de retraite.

Camille de Peretti est l'auteur de Thornytorinx (Belfond, 2005) et de Nous sommes cruels (Stock, 2006).





  • La revue de presse Agathe Fourgnaud - Le Point du 6 mars 2008

En résulte un va-et-vient permanent entre différents personnages souvent hauts en couleur, comme le faux capitaine Dreyfus et ses voyages imaginaires, ou Geneviève, l'épouse volage qui a perdu la tête et prend son mari pour son amant...
Ce traitement quasi sociologique n'a rien d'haletant, mais le charme opère. Car il y a cette densité humaine, cette empathie manifeste de la romancière envers chacun de ses héros, qui donne à ce livre un ton juste. On a pu dire de Camille de Peretti qu'elle s'écoutait écrire. Mais elle écrit bien.


  • La revue de presse Xavier Houssin - Le Monde du 8 février 2008

Camille de Peretti répertorie ses protagonistes (le directeur, les résidents, l'auxiliaire de vie, l'infirmière, les visiteurs...) et réalise le plan du rez-de-chaussée des Bégonias (l'accueil, la salle à manger, l'infirmerie, les chambres...). Elle y pose en calque un damier de huit cases sur huit rassemblant soixante-quatre chapitres qui déroulent un long dimanche d'octobre, de quart d'heure en quart d'heure. En référence au Cahier des charges de La Vie mode d'emploi, leur ordre et le lieu sont déterminés par la progression d'un cavalier de jeu d'échecs dont le parcours commence assez évidemment ici à l'entrée de l'établissement. S'y ajoutent aussi dans l'esprit perecien, les contraintes des bi-carrés latins et des listes...
Placer dans les lignes à un endroit donné les mots "vert", "gilet", "brindille", "soixante-huit", ressemble à un jeu, Camille de Peretti s'en est servi pour aller au plus près de l'émotion. Le résultat est surprenant de justesse, d'empathie et de sincérité.


  • La revue de presse Eve de Castro - Le Figaro du 31 janvier 2008

A l'évidence, Camille de Peretti prise les défis. Pour le plaisir farceur de les relever (c'est son côté Chat Botté), pour l'aiguillon qu'est l'obligation de ne pas décevoir, pour la fierté d'arriver indemne et victorieuse au bout du steeple-chase ? Parce qu'à vingt-sept ans, elle ressent encore le besoin de canaliser son imagination en lui imposant des contraintes formelles ? Ou parce que, suivant l'exemple de Perec qu'elle cite en exergue de son nouveau roman, se fixer des règles la rend plus libre ?...
Sur un sujet difficile et dans un esprit fidèle à Perec, Nous vieillirons ensemble est très exactement délicat et acide, élégant et effrayant...
Le regard qu'elle porte sur le monde étrange et douloureux de la «fin de vie» est sans complaisance, sans pathos et d'une incroyable maturité. Le ton est bref, précis, les situations cocasses et les dialogues succulents. Les visages et les histoires prennent corps en quelques traits. C'est émouvant et bien ficelé. C'est atroce et c'est désopilant. C'est d'une justesse qui pousse à réfléchir. C'est une réussite à laquelle on ne voudrait retrancher ni une heure, ni une pièce, ni une page.


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