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Beau rôle

Couverture du livre Beau rôle

Auteur : Nicolas Fargues

Date de saisie : 09/01/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-84682-224-4

GENCOD : 9782846822244

Sorti le : 03/01/2008


  • La présentation de l'éditeur

Jeune premier plus si jeune ayant connu succès public au cinéma cherche rôle aux côtés actrice célèbre.
Présente signe particulier mais demande être jugé sur pièce. Metteurs en scène franco-français s'abstenir.



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  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 9 janvier 2008

Le résultat est tranchant, caustique, souvent drôle. Une fois de plus, la «belle langue» est sacrifiée au profit d'une prose énergique, inventive et crue. C'est une «voix» qu'il fait entendre, à la première personne du singulier, pour aller droit à l'essentiel, traquer la note et le ton justes. Cette voix d'un jeune homme contemporain dont il poursuit le portrait sans concession brasse une fois encore d'inépuisables interrogations sur la virilité, le sexe, le couple, les rapports entre les Noirs et les Blancs.


  • La revue de presse Aude Lancelin - Le Nouvel Observateur du 3 janvier 2008

lls sont les enfants naturels de SOS-Racisme et du porno de Canal+, le produit du cauchemar à paillettes des années 1980. Ils s'inscrivent sur le site «Copains d'avant», et observent incrédules le romantisme des nouveaux ados de la génération MP3. Ils ont environ 35 ans, comme «les Filles de 1973» de Vincent Delerm, et Nicolas Fargues se fait aujourd'hui leur porte-voix...
Comme tous les narrateurs de Fargues, celui de «Beau Rôle» est un peu lâche, assez minable avec les femmes, totalement empêtré dans la fascination égotiste de son propre reflet.


  • La revue de presse Christian Authier - Le Figaro du 3 janvier 2008

À travers ses décors de cinéma, Beau Rôle dessine un personnage déchiré entre son narcissisme et ses origines, son goût pour la consommation et la conscience de son obsolescence programmée, son romantisme et son cynisme. S'ébrouant dans la modernité et cependant mélancolique à l'idée du peu d'avenir que portent les temps où nous sommes, Antoine sent que le temps de «la vieille culture et du langage» a cédé la place à une époque matérialiste et virtuelle. Paraître, consommer, être célèbre : les rivalités mimétiques façonnent les individus et Fargues élargit son propos aux préjugés raciaux et ethniques pour aborder «les variations de comportement d'une culture à l'autre, d'une race à l'autre»...
Habilement, Nicolas Fargues évite les pièges du roman à thèse ainsi que ceux de la pochade branchée plus ou moins autobiographique. Chez lui, les idées circulent sur le ton et la forme de la conversation ou du monologue, mais il est aussi un écrivain du regard...
À l'instar de One Man Show ou J'étais derrière toi, Beau Rôle est une mécanique parfaite dans laquelle souffle néanmoins l'allégresse comique et féroce de la liberté romanesque. Beau roman.


  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 3 janvier 2008

Dans Beau Rôle, il met en scène un jeune acteur métis. Un livre mordant sur les people, les «minorités visibles», mais aussi sur son auteur et ses ambivalences...
Dans cette fiction caustique sur le monde des lettres et de la télé, le personnage principal, un jeune romancier, déjà père de famille, lui ressemblait singulièrement. On n'avait pas de mal non plus à le reconnaître sous les traits du mari brimé et fugueur de J'étais derrière toi (2006), autofiction qui a tourné au best-seller. Tout comme lui ressemble aujourd'hui Antoine Mac Pola, le héros de Beau Rôle, son sixième livre, même s'il est cette fois un acteur de cinéma, séducteur assez imbu de lui-même, mais soucieux de n'en rien laisser paraître...
Avec cette nouvelle chronique de nos confusions mentales, de l'obsession identitaire vue par le prisme d'un demi-Black et demi-célébrité, naviguant entre complexes de supériorité et d'infériorité, Nicolas Fargues prend place parmi les plus fins observateurs du malaise contemporain. Moins visionnaire et moins fou que Houellebecq, moins fabriqué et moins fils de pub que Beigbeder...


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