Passion du livre - tout sur le livre : La Société des Cincinnati de France et la guerre d'Amérique : 1778-1783

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

La Société des Cincinnati de France et la guerre d'Amérique : 1778-1783

Couverture du livre La Société des Cincinnati de France et la guerre d'Amérique : 1778-1783

Auteur : Ludovic de Contenson

Date de saisie : 17/12/2007

Genre : Histoire

Editeur : Picard, Paris, France

Prix : 85.00 € / 557.56 F

ISBN : 978-2-7084-0808-1

GENCOD : 9782708408081

Sorti le : 20/11/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

En 1913, le baron de Contenson, stimulé par des souvenirs de famille, publie dans la Revue d'histoire diplomatique, un article que lui a inspiré l'ouvrage qu'Asa Bird Gardiner, secrétaire général de la Société des Cincinnati, venait de consacrer quelques années plus tôt aux Cincinnati français, sous le titre The order of the Cincinnati in France.
Après plus d'un siècle, il rappelait ainsi la fraternité d'armes entre Américains et Français que la Société des Cincinnati, fondée le 10 mai 1783, entendait prolonger entre les officiers des deux nations alliées et leurs descendants.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale qui avait vu l'engagement des États-Unis à nos côtés, le baron Ludovic de Contenson, son neveu, confiait en 1934 aux Éditions Auguste Picard le soin de publier un ouvrage considérablement augmenté et enrichi de nombreux documents et portraits, qui retraçait avec minutie l'histoire de la Société française, de sa création autorisée par le Roi Louis XVI le 18 décembre 1783 à sa «renaissance» en 1925, la tourmente révolutionnaire ayant entraîné en 1792 la disparition de facto de la branche française. Il complétait cette relation historique par une série de notices biographiques détaillées des membres d'origine qui se partageaient entre membres fondateurs - ceux qui furent nommés au cours des premières années, de 1783 à 1785 environ, sauf un certain nombre d'exceptions justifiées - et honoraires - ceux ne remplissant pas exactement les mêmes conditions que celles imposées aux précédents.
Cet ouvrage, tiré à 650 exemplaires, était devenu très rapidement introuvable.
La Société des Cincinnati de France a proposé aux Éditions Picard qui l'ont accepté, de procéder à cette réimpression photographique et de mettre ainsi à la disposition d'un large public les faits et gestes de ces hommes qui au couchant de la monarchie, ont écrit une page d'histoire dont chacun peut aujourd'hui être fier. Car non seulement elle consacrait par le traité de paix du 3 septembre 1783 l'indépendance des 13 anciennes colonies britanniques, mais aussi elle scellait une amitié indéfectible entre deux grandes nations, les États-Unis d'Amérique et la France que les Cincinnati américains et français s'attachent aujourd'hui comme hier à maintenir et à renforcer.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

La guerre de l'Indépendance américaine n'a pas obtenu en France, au cours du XIXe siècle, la place qu'elle méritait dans l'histoire. On en trouve la raison dans le trop court espace de six années qui s'écoula entre le traité de Versailles de 1783 et le commencement de la Révolution française. L'opinion publique, qui s'était passionnée, pendant tout le cours du règne de Louis XVI, pour la cause américaine, se trouva brusquement détournée et fut absorbée dorénavant à l'intérieur du royaume par des événements d'une gravité autrement poignante.
Cependant, par l'appui décisif que la France prêta aux Etats-Unis dans leur lutte pour la liberté, elle mit la main à l'un des plus grands faits de l'histoire de tous les temps, car la victoire de Yorktown, due à la coopération des armées américaine et française, libéra définitivement l'Amérique du Nord de l'emprise anglaise et, donnant la vie à une nation destinée à devenir puissance prépondérante, changea la face du monde. Toutes les conséquences n'en furent pas devinées alors par les contemporains, ainsi qu'il arrive souvent à propos des grands faits sociaux. Elles ne devaient apparaître dans toute leur étendue que bien longtemps plus tard, au bout de cent cinquante ans, nous pouvons dire au commencement du XXe siècle.
De cette période, qui s'étend de 1783 à 1792, nous avons essayé de tirer l'histoire de la naissance et du développement d'une association qui eut alors son heure de célébrité et qui tomba ensuite pour près d'un siècle dans un noir oubli, la Société des Cincinnati de France. Celle-ci n'était d'ailleurs que la branche française de la société générale qui, elle, n'a cessé de subsister en Amérique depuis ses débuts, au lendemain de la guerre de l'Indépendance. Cette section française se composait de généraux, amiraux, colonels et capitaines de vaisseau qui avaient pris part à la guerre d'Amérique mais la première vie en fut courte ; dispersée par la tourmente révolutionnaire, elle ne fut reconstituée que bien des années après, en 1925, par les descendants des premiers fondateurs, conformément aux statuts primitifs de l'association qui avaient établi l'hérédité du titre de membre.
La Société jouit, dès ses commencements, d'une légitime popularité. On était fier de lui appartenir. Nous en trouvons la preuve dans ce fait que les députés à l'Assemblée Constituante, ayant participé à la guerre d'Amérique et y formant un groupe nombreux et influent, ne manquaient pas, selon la réglementation royale, de faire figurer à leur boutonnière, à côté du ruban rouge de la croix de Saint-Louis, le ruban de soie bleue moirée, bordé d'un liseré blanc, qui servait à soutenir l'Aigle américain de Cincinnatus, insigne de l'Association. Le bleu et le blanc représentaient les couleurs réunies des Etats-Unis et de la France. Sur les portraits des députés, comme sur ceux des militaires et des marins d'un grade élevé, ayant pris part à la guerre, de l'Indépendance, on voit briller maintes fois l'Aigle ou le ruban et l'on y trouve l'évident témoignage de la considération qui entourait la Société.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli