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C'était Georges Pompidou

Couverture du livre C'était Georges Pompidou

Auteur : Alain Frerejean

Date de saisie : 12/12/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Fayard, Paris, France

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-213-63541-5

GENCOD : 9782213635415

Sorti le : 21/11/2007


  • La présentation de l'éditeur

A la différence de tant d'autres, le grand Premier ministre et le grand président de la République que fut Georges Pompidou n'avait pas un goût inné du pouvoir. Plutôt que par l'ambition personnelle, il a été poussé au-devant de la scène par la curiosité intellectuelle et le dévouement à un homme d'exception.
Les cinquante-deux premières années de sa vie, tour à tour professeur de lycée, chargé de mission, commissaire adjoint au Tourisme, maître de conférences à Sciences Po, maître des requêtes au Conseil d'État, fondé de pouvoir d'une maison de banque, Georges Pompidou travaille très vite, pour profiter pleinement de ses heures de loisir. Bon époux, bon camarade, bon vivant, amateur de bonne chère, de peinture et de poésie, ce surdoué est un sceptique. La vie, il la regarde avec humour et l'actualité avec recul.
Certes, de juin à décembre 1958, il apporte dans l'ombre un concours inestimable au général de Gaulle en l'aidant à fonder les institutions de la Ve République et à préparer l'entrée sans douleur de la France dans le Marché commun. Mais au bout de six mois, sa mission accomplie, il s'empresse de quitter les ors des palais nationaux pour retrouver les chemins de la liberté.
Trois ans après cette brève parenthèse, il est enfin happé par le destin. Un destin qui, par deux fois, le fait échapper à des attentats et le métamorphose en homme d'État. Lorsque de Gaulle le bouscule en faisant de lui son chef du gouvernement, il entre en politique sans être sûr d'y faire carrière. Or voici qu'après quelques années dans l'ombre du géant il prend goût à la fonction et se prépare même à lui succéder au terme d'une extravagante course d'obstacles.
Ce parcours inhabituel a de quoi intriguer, cette lutte perpétuelle entre la nonchalance, longtemps dominante, et le désir de primer, qui finit par l'emporter du seul fait du hasard. Jamais cet épicurien ne force la main du destin. Le destin le guide, il ne s'y refuse pas, il l'accepte. Et, stoïque devant la maladie, il meurt à la tâche.

Historien, Alain Frerejean a déjà publié plusieurs ouvrages qui ont été remarqués. Parmi eux Les Maîtres de forge (1996), Napoléon IV, un destin brisé (1997).



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  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

Du côté de Houdan, dans les Yvelines, le promeneur qui pousse la grille d'un modeste cimetière de campagne peut lire sur une tombe toute simple cette humble inscription : «Georges Pompidou, 1911-1974». Là repose en effet l'un de nos meilleurs chefs d'Etat, que nous ne mettons pas toujours à la place qu'il mérite. Cet homme, venu du fond de la terre française, a sauvé le pays de l'anarchie en 1968 et peut-être de la guerre civile, donné une formidable impulsion à notre industrie, lancé les autoroutes, Ariane, Airbus, le TGV et les centrales nucléaires. Et, en les mensualisant, reconnu à des millions de travailleurs manuels une dignité et une sécurité refusées jusqu'alors.

À la différence de tant d'autres, ce grand Premier ministre et ce grand président de la République n'avait pas un goût inné du pouvoir. Plutôt que par l'ambition personnelle, Georges Pompidou a été poussé sur le devant de la scène par la curiosité intellectuelle et le dévouement à un homme d'exception. Déjà, jeune enseignant, il délaisse l'estrade pour circuler de long en large à travers la classe, cherchant sans cesse à dissiper les inhibitions, à éveiller les talents, susciter les vocations. Plus tard, malgré son goût de l'excellence, sa volonté d'être le meilleur, il n'aura d'ambition que pour ses concitoyens.
Les cinquante-deux premières années de sa vie, tour à tour professeur de lycée, chargé de mission, commissaire adjoint au Tourisme, maître de conférences à Sciences Po, maître de requêtes au Conseil d'État, fondé de pouvoir d'une maison de banque, Georges Pompidou travaille très vite, en dilettante, pour profiter pleinement de ses heures de loisir. Bon époux, bon camarade, bon vivant, amateur de bonne chère, de peinture et de poésie, ce surdoué est un sceptique. La vie, il la regarde avec humour et l'actualité avec recul.
Certes, de juin à décembre 1958, il apporte dans l'ombre un concours inestimable au général de Gaulle en l'aidant à fonder les institutions de la Ve République et à préparer l'entrée sans douleurs de la France dans le Marché commun. Mais, au bout de six mois, sa mission accomplie, il s'empresse de quitter les ors des palais nationaux pour retrouver les chemins de la liberté.
Trois ans après cette brève parenthèse, Georges Pompidou est enfin happé par le destin. Un destin qui, par deux fois, le fait échapper à des attentats et le métamorphose en homme d'État. À cinquante et un ans, lorsque de Gaulle le bouscule en faisant de lui son Premier ministre, il entre en politique sans être sûr d'y faire carrière. Or voici qu'après quelques années dans l'ombre du géant il prend goût à la fonction et se prépare même à lui succéder au terme d'une extrava­gante course d'obstacles.


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