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Essence de la quiétude : le goût de la liberté

Couverture du livre Essence de la quiétude : le goût de la liberté

Auteur : Christian Jourdain

Date de saisie : 12/12/2007

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Accarias-L'Originel, Paris, France

Prix : 11.50 € / 75.44 F

ISBN : 978-2-86316-149-4

GENCOD : 9782863161494

Sorti le : 10/12/2007


  • La présentation de l'éditeur

A portée de l'esprit de chacun d'entre nous, le sentiment d'être... Ce livre nous parle de la sensation d'exister, de la conscience, du miracle de l'esprit. Il induit par la pertinence de ses paroles une expérience vivante. Tous ces courts textes d'une belle clarté sont d'une grande acuité et donnent aux lecteurs de précieuses «idées maîtresses». Un livre intelligent et subtil.

«Être, être conscient ne suffit pas. Cela ne suffit pas à la connaissance de soi. Il faut se devenir. Être conscience. Il n'y a de conscience que consciente d'elle-même. Mais ce dé­doublement n'implique aucune division, ni avec le monde, ni en soi-même. C'est le miracle de l'esprit. Donner vie à cela c'est être libre, libre de toute affirmation de la pensée qui continue à désigner le réel de l'autre côté de soi-même. Il est des moments privilégiés où le temps n'a plus de prise sur l'homme, où le sens signifie à chaque coin de rue. Mais à chaque instant, sans s'abandonner, il est possible de permettre à l'esprit vivant d'émerger de lui-même.

Simplement vous ne vous prenez plus pour ce que vous n'êtes pas. Naturellement, avec la vérité de vous-même, vous découvrez... cette singulière saveur de la liberté.»

Christian Jourdain a consacré de nombreuses années à la lecture in­tensive de Krishnamurti et de Nisargadatta Maharaj ; c'est la rencontre avec Stephen Jourdain en 1994 qui lui permettra une compréhension réelle.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

L'approche de l'esprit par les mots ne se fait pas sans une certaine ascèse du langage. Il s'agit logiquement de viser à la plus grande précision sans oublier que le langage a sa propre respiration. Il s'agit de traduire ce qui est, ce qui est ressenti, en une langue vivante.

La plupart des mots signifiant un concept abstrait présente un versant péjoratif et un versant laudatif Le mot «émotion», par exemple, peut prendre des valeurs très différentes. Il est des émotions instruments de la fragmentation d'une image de soi, et d'autres, émotions de l'âme, sonnent le rappel de soi... Les sens du mot «esprit» ne sont pas moins abondants. A chacun de faire la distinction et de comprendre que, s'il y a de l'esprit dans tous les sens du mot, l'esprit n'est réductible à aucun, pas plus au souffle divin qu'au sens de la boutade.

La parole ne puise pas tant dans les soixante mille mots de la langue, française en l'occurrence, que dans les trois cent mille sens du Petit Robert. Le sens prend toute sa valeur entre les lignes, par le contexte, dans la poésie dégagée. Il y a un danger de méprise à figer le sens dans une expression. La vérité ne se résoudra jamais dans une formule.

Une expression peut indiquer quelque chose d'im­portant, de beau, de crucial, mais la réalité est à trouver dans le sens même, pas dans les mots. Ce sens même est le sens pur de Vidée. Pas l'idée représentation intellectuelle, mais l'idée dans son sens philosophique, l'idée «essence éternelle et intelligible des choses».

À un certain niveau de réalité, dans la vie quoti­dienne, l'homme doit soigneusement faire la diffé­rence entre la réalité et la supposition, la réalité et l'imaginaire, le réel et l'irréel. Mais il y a un moment au cours d'une recherche sur la vérité de soi-même où on s'aperçoit que ces termes non seulement ne s'opposent pas mais semblent en étroite relation.

Une idée n'est pas une chose qui existe. Une idée cela tiendrait plutôt de l'irréel que du réel. Et pour­tant... Quand l'idée n'est plus confondue avec une pensée ou un raisonnement qui indique la direction à prendre pour découvrir la réalité, elle est porteuse du sens même de la réalité. Alors on découvre quelque chose d'extraordinaire : la réalité est inhérente à l'idée pure, elle est dans le sein même de l'idée pure. À l'ori­gine du réel : le sens, immédiat.


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