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Marthe Robin, l'offrande d'une vie

Couverture du livre Marthe Robin, l'offrande d'une vie

Auteur : Raymond Peyret

Préface : Didier-Léon Marchand

Date de saisie : 10/12/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Salvator, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-7067-0543-4

GENCOD : 9782706705434

Sorti le : 25/11/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Marthe Robin
L'offrande d'une vie

«Ce qui caractérise la vérité et l'authenticité de Marthe, c'est son offrande, l'abandon de tout son être à Dieu, l'offrande de sa vie. C'est là le point d'accord qui donne le ton à tout ce qu'on peut dire de Marthe. C'est l'offrande d'une vie. C'est là d'abord qu'il faut chercher la sainteté.»
Mgr Didier-Léon Marchand

Le Père Raymond Peyret a été le premier biographe de Marthe Robin, au lendemain de sa mort, le 6 février 1981. S'il reprend, ici, la trame de Prends ma vie, Seigneur, ce nouvel ouvrage bénéficie des recherches entreprises depuis un quart de siècle. Il s'enrichit de nouveaux textes de Marthe ainsi que de nouveaux témoignages. Il apporte enfin des mises au point à propos d'insinuations ou d'affirmations écrites qui ont jeté un certain trouble dans le public.

Raymond Peyret, prêtre du diocèse de Valence, directeur d'une publication pendant près de vingt ans, puis curé de paroisse, a déjà publié trois ouvrages sur Marthe Robin, tous traduits en plusieurs langues.





  • Les premières lignes

PRÉLUDE
L'offrande d'une vie

«Quelle est votre mission ?
- C'est l'offrande. Ma vie est une messe continuelle. Je n'ai jamais l'impression que mon lit est un lit. C'est un autel, c'est la croix.»
Ainsi s'exprimait Marthe Robin le 28 mars 1973, devant des gar­çons de 3e du collège de Saint-Bonnet.

Ainsi, ce qui caractérise fondamentalement la vie de Marthe Robin, ce ne sont pas les stigmates, c'est l'offrande d'elle-même à Dieu. N'est-ce pas, d'ailleurs, ce qui devrait aussi caractériser toute vie chrétienne ? Quand saint Paul expliquait à ses lecteurs de Rome comment vivre selon le Christ, il y consacrait trois chapitres, mais commençait ainsi sa présentation : «Je vous exhorte, frères, par la miséricorde de Dieu à vous OFFRIR vous-mêmes en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu : c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre.» Au sujet du sacerdoce des baptisés, nous avons là l'un des textes les plus nets qui soient. L'apôtre demande une offrande personnelle : c'est cette oblation vivante qui plaît à Dieu. Chacun sait bien que, dans la Première Alliance, Dieu n'appréciait les sacrifices matériels que dans la mesure où ils étaient les signes d'une offrande intérieure des personnes. La grandeur de Marthe Robin est d'avoir pris au sérieux l'exhortation de saint Paul aux Romains.
Si nous ne voulons pas nous illusionner, nous nous devons de garder dans le coeur ces mots : offrir, offrande, sacrifice, oblation, hostie que nous avons entendus si souvent dans la bouche de Marthe. Ce n'est pas seulement le dimanche qui est consacré à Dieu, ce n'est pas seulement le temps d'une messe qui est un moment d'offrande : Dieu demande toute notre personne ; nous n'avons pas à offrir ponctuellement un peu de notre argent, de nos biens ou de notre temps, mais toute notre vie, car nous ne vivons pas pour nous-mêmes, mais pour Dieu auquel nous appartenons. Voilà l'adoration véritable. Nous offrir à lui, c'est lui remettre tous nos projets, comme a su si bien le faire Marie au jour de l'Annonciation. Chercher d'abord le Royaume de Dieu, c'est accepter que le Seigneur puisse disposer de tous nos biens, «intérieurs et extérieurs». C'est vraiment le don total. Jésus a été le modèle absolu de l'offrande de lui-même à son Père. Et qu'a-t-il demandé à Marthe ? «Veux-tu être comme Moi ?» Cela signifie : «Veux-tu t'offrir comme Moi ?» Parce qu'elle aimait Jésus, non seulement avec des sentiments mais de tout son coeur, de toute son âme, de toutes ses forces, elle a répondu oui ! Loin de prendre modèle sur le monde, elle a fait de sa vie une offrande au Père, unie profondément à Jésus. Non sans lutter d'ailleurs, comme nous le verrons dans les pages qui suivent. Ne disait-elle pas : «Que d'agonies de volonté il m'a fallu pour mourir à moi !»

La vie de Marthe Robin se déroule comme le sacrifice de la messe. Elle a son chant d'entrée, joyeux puis parfois tourmenté. Elle a son écoute de la Parole de Dieu. Elle comporte une offrande tragique mais aussi une amoureuse communion avec le ciel - qui se prolonge par un envoi en mission d'une incroyable fécondité, quand on pense que Marthe n'est jamais sortie de sa chambre, étant paralysée pen­dant plus de cinquante ans.
Ces idées, je les ai développées dans mon deuxième livre sur Marthe : Prends ma vie, Seigneur : la longue messe de Marthe Robin, publiée en 1985 et réédité plusieurs fois. Mais un livre est-il jamais définitif ? Depuis 1985, vingt-deux ans se sont écoulés. Les recherches entreprises par le procès diocésain en béatification, l'étude de la correspondance de Marthe et de ses dictées, les car­nets du Père Faure, curé de Châteauneuf-de-Galaure, les nombreux témoignages qui ont afflué au Foyer Centre, les livres qui ont été écrits sur elle, tout cela permet de mieux éclairer le visage de Marthe et de rendre compte de sa touche personnelle pour vivre l'offrande. Elle était heureuse de dire : «Toute vie chrétienne est une messe. Ne cherchez pas en dehors de vous l'hostie dont vous avez besoin.»

(...)


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