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Marguerite Hoppenot : la liberté de l'amour

Couverture du livre Marguerite Hoppenot : la liberté de l'amour

Auteur : Albéric de Palmaert

Date de saisie : 10/12/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Salvator, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-7067-0516-8

GENCOD : 9782706705168

Sorti le : 25/11/2007

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  • La présentation de l'éditeur

La vie de Marguerite Hoppenot est une longue aventure de foi et de fidélité. Tout enfant, tandis qu'elle prépare sa première communion, elle rencontre Jésus-Christ. Commence alors une grande histoire d'amour spirituel qui trouvera sa résonance dans une grande histoire d'amour humain.
Dans un abandon sans réserve à la volonté du Seigneur et dans une humilité parfaite, elle se met au service de l'Évangile pour les milieux de la bourgeoisie, répondant ainsi à un appel du cardinal Verdier. Fondatrice du mouvement Sève, qui fêtera en 2008 son soixante-dixième anniversaire et aujourd'hui répandu dans plusieurs pays d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, Marguerite Hoppenot restera certainement une des personnes qui a le mieux approché et compris, au XXe siècle, le mystère de l'amour de Dieu.

Albéric de Palmaert, journaliste, écrivain et scénariste de télévision, a eu la chance de rencontrer au cours de sa carrière un grand nombre de personnalités importantes du monde religieux. Il a publié une trentaine d'ouvrages destinés aux adultes et aux adolescents, il enseigne aussi dans plusieurs écoles de journalisme tant en France qu'à l'étranger.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

La première fois que j'ai rencontré Marguerite Hoppenot, - cela remonte à un certain temps déjà -, j'ai senti, dès le début de notre entretien, que quelque chose allait changer en moi.
Je ne la connaissais pas.
J'étais venu l'interviewer à l'occasion du quarantième anniversaire du mouvement Sève dont elle est la fondatrice et dont elle demeure l'âme. Je m'apprêtais à faire mon métier de journaliste, volontairement sur la réserve, légèrement extérieur, apparemment détaché, ne voulant pas me laisser subjuguer même s'il n'y avait là aucune part de méfiance, encore moins d'hostilité. Le thème même de notre rencontre, la prière, et le journal auquel je col­laborais à ce moment-là, Prier, prouvaient à eux seuls que nous étions bien dans les mêmes eaux. Mais cela n'était pas suffisant pour elle.
Elle n'a cessé alors de tenter de me ramener à l'intérieur même de son propos, comme si ce qu'elle me disait ne pouvait prendre corps que si j'acceptais de jouer le jeu. «Êtes-vous d'accord ?» me demandait-elle à chaque instant. «Partagez-vous cela ?», «Vous pensez la même chose, n'est-ce pas ?»
Au début je ne répondais pas. Ou seulement faiblement, du bout des lèvres. Par politesse. Mais très vite j'ai déposé les armes. Je me suis rendu, car le courant ne serait pas passé autrement. Et puis, surtout, il faut bien l'avouer, j'étais d'accord avec ce qu'elle disait. J'avais même l'impression de penser comme elle, à certains moments.
L'interview doucement alors est devenue une conversation. Elle pouvait parler. Je pouvais écouter.
Et cette conversation s'est muée en un dialogue qui s'est poursuivi car l'idée nous est venue quelque temps plus tard de le prolonger. Il est ainsi devenu un film pour l'émission «Le Jour du Seigneur» sur France 2. L'occasion d'aller un peu plus loin, d'entrer davantage dans son intimité notamment à Noirmoutier. De partager de longs moments où la vie primait sur la parole, face à l'océan ou dans la douceur du soir, au Gaillardin. Ce que j'avais entendu d'elle ou ce que j'avais lu dans ses livres prenait corps. Ce n'était plus seulement des mots, mais la Vie.
Et il nous a semblé qu'on pouvait aller encore plus loin. Nous avons entamé une série d'entretiens plus approfondis dans toute leur simplicité et toute leur spontanéité. En confiance. Nous avons passé de longues heures à échanger, car encore une fois, si moi je souhaitais l'entendre, elle, elle tenait à ce que nous parlions, à ce que nous échangions. Et parfois même elle écoutait ce que je disais comme si c'était de la première importance.


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