Auteur : Patrick Mandala
Date de saisie : 01/12/2007
Genre : Médecine, Santé
Editeur : Accarias-L'Originel, Paris, France
Prix : 16.50 € / 108.23 F
ISBN : 978-2-86316-148-7
GENCOD : 9782863161487
Sorti le : 19/11/2007
«La voie et le pouvoir des plantes» est le fruit d'un collectif, d'une collaboration étroite sur une dizaine d'années avec des praticiens indiens et tibétains, d'enseignants et de chercheurs de haut niveau, de yogis, exerçant en Inde du Sud.
L'ouvrage nous parle de plantes, de maladies courantes et de leur traitement naturel par les trois Joyaux que sont l'âyurveda, le yoga et la naturopathie indienne, et de la voie qui y mène.
Il est divisé en deux parties : la première Approche de l'âyurveda, la voie et ses pièges et Quel âyurveda pour l'Occident ? suite d'entretiens et partage des connaissances des praticiens avec l'auteur. Y sont évoqués simplement le matérialisme spirituel, la relation entre monde moderne et sagesse ancienne. Nombre de valeurs traditionnelles sont oubliées et les enseignements sont chèrement vendus et vulgarisés. Aussi les réponses du collectif, simples et directes, éclaireront-elles le lecteur, l'étudiant, le praticien, voire l'enseignant. Elles apportent des informations nouvelles sur le jeu des guna (les forces immanentes dans la Nature), sur la nature des trois dosha (nos constitutions), sur les six saveurs de la vie, les propriétés des aliments selon leurs énergies... Elles donnent des outils précieux pour une meilleure santé du corps et de l'esprit.
Dans la seconde partie Et si la santé s'apprenait ? sont exposés avec clarté les maux et les maladies courantes : stress, fatigue, troubles du sommeil, problèmes de mémoire, allergies, migraines, douleurs articulaires, etc., et leurs traitements naturels (plantes, préparations, infusions, alimentation, exercices physiques, yoga).
Ce livre, original et sincère, est aussi une plongée à la Source, dans l'Inde moderne et traditionnelle à la fois. L'on y verra aussi d'autres manières de transmettre, d'autres éthiques, d'autres approches.
Et si on en parlait ?
Cet ouvrage est le fruit d'une aventure commencée il y a environ deux décennies, et plus particulièrement d'un travail collectif de réflexion depuis 2002. Il ne cherche pas à remettre certaines pendules à l'heure, même si aucune concession n'est faite en ce qui concerne l'exposition simple mais sans vulgarisation des sciences indiennes et védiques : yoga, naturopathie (shikshâ prakriti), âyurveda et voie des plantes ou osadhi mârga.
Les praticien(nes) indiens et tibétains avec lesquels j'ai collaboré et eu ces entretiens informels en Inde, acceptèrent, mais «à la condition qu'ils soient publiés dans leur intégralité, sans coupures.» Je connais certains depuis plus d'une quinzaine d'années. S'il y eu partage des connaissances, il devait aussi y avoir celles des vérités et de l'éthique. L'un n'allait pas sans l'autre. C'était leur souhait à tous. Souhait légitime en ces temps de confusion des valeurs d'une part, et de l'intégrité des enseignements à préserver d'autre part.
Il s'ensuit ce que Chôgyam Trungpa Rinpoché nomme le «matérialisme spirituel» : ainsi tout enseignement se monnaye, et chèrement- ce qui est contraire à l'esprit même des études védiques ; certains enseignants et praticiens deviennent alors d'habiles hommes d'affaires, doublés parfois d'un habile «guru». Tout est faussé.
Le Et si on en parlait ? de ce chapitre fait écho au courageux livre d'Arnaud Desjardins, La Voie et ses pièges (Éd. La Table Ronde, 1992). C'est étrange... Je viens de reprendre ce livre afin de vérifier une citation ou deux. J'ouvre au «hasard» et, à la page 154, juste avant le dessin de Marol tombe sur ces trois lignes :
La voie n'est pas pour les paresseux.
La voie n'est pas pour les lâches.
La voie n'est pas pour les égoïstes.
L'un des vaidya me faisait remarquer quant à notre livre en cours :
«On pouvait rester dans les normes sécurisantes : présenter pour la énième fois les bases de l'âyurveda sur les mahâbhûta, guna, etc., en s'appuyant comme tout le monde sur les traités fondamentaux connus des étudiants, des enseignants et des praticiens vaidya. Nombre d'ouvrages de synthèse de ce type, sont publiés chaque année : contenu répétitif, style identique - car les sources sont communes à tous ces ouvrages de vulgarisation -, uniformité. Même en Inde certains de nos auteurs n'évitent pas ces écueils !»
Oui. Et pour compléter, les magazines branchés, féminins, sur la beauté, la santé, la psychologie, le yoga, présentent aux lecteurs et lectrices remplis de bonne volonté, des résumés, des succédanés de ces mêmes ouvrages fondamentaux. Il en est ainsi depuis une dizaine d'années. Mais rien de bien nouveau à l'horizon «âyurveda». Les mêmes centres d'études ou les mêmes sectes, les mêmes enseignants, les mêmes auteurs tiennent le haut du pavé. Il s'ensuit une certaine appropriation et mondialisation de l'âyurveda et de sa transmission, comme d'autres pratiques orientales ou enseignements spirituels habilement récupérés par l'Occident, et commercialisés : cours par correspondance, stages intensifs, etc. Les Indiens sont parfaitement conscients de ce qui se passe en Occident. De là les réserves des praticiens avec lesquels j'ai collaboré.
J'ai longtemps hésité avant de rapporter ces entretiens, particulièrement avec l'un des vaidya, praticien des plus réputés, non pas outre-Atlantique, mais bien en Inde. Car il est resté sur sa terre natale. Simplement. Sans aller chercher ailleurs renom et fortune, disciples et notoriété. Je me suis enfin décidé, poussé, conforté par d'autres praticiens indiens et tibétains et ami (es) avec lesquels j'ai eu de nombreux entretiens depuis 1990 environ, par les lecteurs aussi. Entretiens repris depuis février 2004, particulièrement avec les Dr Prasâd Krisnamurti, Dr Anusha Sanjeev, Yogî Selvarasu Dâsa, le Dr Dorjee et son épouse Dr Passang.
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