Passion du livre - tout sur le livre : Correspondance de Georges d'Armagnac. Volume 1, 1530-1560

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Correspondance de Georges d'Armagnac. Volume 1, 1530-1560

Couverture du livre Correspondance de Georges d'Armagnac. Volume 1, 1530-1560

Auteur : Georges d' Armagnac

Préface : Charles Samaran

Date de saisie : 30/11/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Ed. du CTHS, Paris, France

Collection : Documents inédits sur l'histoire de France. Série in-8°, n° 41

Prix : 50.00 € / 327.98 F

ISBN : 978-2-7355-0641-5

GENCOD : 9782735506415

Sorti le : 15/11/2007


  • La présentation de l'éditeur

Publié par Nicole Lemaître



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • Les premières lignes

INTRODUCTION AU PREMIER VOLUME, JUSQU'EN 1560
par Charles Samaran

Ton Georges d'Armagnac, cardinal qui enserre
Tout le bien et l'honneur qui vient du ciel en terre
Ronsard

Georges d'Armagnac est né aux environs de 1500 dans la petite localité quercynoise de Lafrançaise qui faisait alors partie de la baronnie de Caussade, dont son grand-père et son père avaient été successivement, par suite de fortunes diverses, seigneurs puis simples usagers. Le grand-père de Georges était ce Charles d'Armagnac d'abord vicomte de Fezensaguet puis comte d'Armagnac et baron de Caussade, second fils du comte Jean IV et frère cadet du comte Jean V dont les folles velléités d'indépendance, jointes aux déportements de sa vie privée, avaient causé la ruine de sa maison et dont les domaines avaient été confisqués en 1473, après le sac de Lectoure où il avait trouvé la mort. Son père, nommé Pierre, était né hors mariage (à une date qu'on ne peut préciser), d'une certaine Marguerite de Claux ou Du Claux ; il ne devait être légitimé, par acte de l'autorité royale, que deux ans environ après la naissance de son fils Georges. Celui-ci avait pour mère Fleurette de Luppé, fille d'un gentilhomme des environs de Fleurance, au comté de Gaure, et on aurait pu le considérer lui aussi comme bâtard si l'union de ses parents, contractée per verba depresenti, comme il était assez courant avant le concile de Trente, n'avait été régularisée par la suite. Les naissances hors mariage, communes à cette époque, ne comportaient pas de blâme particulier pour les familles. Même chez les gens d'Église. Le fait d'avoir des enfant naturels et de les faire élever auprès d'eux n'était pas tenu pour un crime : il suffisait de les baptiser neveu ou nièce. Personne n'y trouvait, semble-t-il, à redire et les carrières n'en souffraient pas.
On ne voit pas en tout cas que le jeune Georges d'Armagnac ait jamais été écarté des droits et prérogatives dus à un descendant légitime d'une grande maison et qu'il n'ait pas été habilité à faire état des parentés et alliances qui l'unissaient à nombre de grandes familles françaises, Berry, Anjou, Orléans, Alençon et Bourbon, et même à la famille royale. Sa parenté avec cette dernière remontait à sa trisaïeule Bonne de Berry, nièce de Charles V et femme de Bernard VII d'Armagnac, le grand connétable, massacré en 1418 sur les marches du Palais à Paris, au cours de la lutte sanglante avec la faction bourguignonne. Sa parenté avec le roi et la reine de Navarre s'établissait par sa grand-tante Marie d'Armagnac, arrière-grand-mère d'Antoine de Bourbon, et aussi par Isabelle de Navarre, son arrière-grand-mère, soeur de Blanche, reine de Navarre, trisaïeule de Jeanne d'Albret, ainsi que d'autres consanguinités plus lointaines.
Il n'était pas jusqu'à la baronnie de Caussade, apanage de son père Pierre d'Armagnac, qui, par le jeu des circonstances, ne le mit en situation de bénéficier de puissants appuis. À peine en effet, Charles d'Armagnac fut-il mort à Castelnau de Montmirail en 1497, que Charles d'Alençon, petit fils de Marie d'Armagnac, soeur du défunt, se portait partie, avec beaucoup d'autres, au procès de succession. Après de nombreuses et interminables péripéties, il advint que la «légitime» de Charles d'Armagnac, c'est-à-dire en particulier la baronnie de Caussade, fut adjugée par Louis XII au duc d'Alençon, ami intime du jeune François duc d'Angoulême et futur François Ier. C'était le 29 avril 1514. Or le duc avait épousé en 1509 Marguerite, la propre soeur de l'héritier présomptif, et l'on voit par quels biais généalogique et féodal allait advenir au jeune Georges une protection active dont il ne tarderait pas à ressentir les effets.
(...)


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli