Passion du livre - tout sur le livre : Costumes

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Costumes

Couverture du livre Costumes

Auteur : Caroline Laffon

Illustrateur : Joëlle Jolivet

Date de saisie : 17/11/2007

Genre : Jeunesse à partir de 6 ans

Editeur : Ed. du Panama, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-7557-0176-0

GENCOD : 9782755701760

Sorti le : 08/11/2007


  • La présentation de l'éditeur

Après Presque tout et Zoologique, tous deux parus aux éditions du Seuil, Joëlle Jolivet revient avec un nouveau grand livre «encyclopédique» et nous livre sa vision du costume à travers les époques.
Réalisées entièrement en linogravure, colorées à la gouache, les planches de ce grand album regorgent de ce que l'on a pu inventer, au fil des siècles et d'un continent à l'autre, pour se vêtir, se parer, lutter contre le froid ou encore impressionner ses adversaires...
Costumes propose également, en plus de ses doubles pages thématiques (rois et reines, hommes en jupe / femmes en pantalon, chaud / froid, tout nus, etc.), des pages à flaps où l'on découvre les différents éléments de l'armure du samouraï comme ceux du costume de la femme inuit et de ses enfants. En fin d'ouvrage, un texte documenté reprend les grands thèmes illustrés de matière tantôt anecdotique, tantôt historique.

Ce livre sera présenté sous deux couvertures différentes : chevalier ou princesse

De sa main gauche, Joëlle Jolivet a toujours dessiné puis peint et gravé. De sa main droite, elle écrit et épluche les pommes de terre. De ses études de graphisme aux Arts appliqués, elle a gardé le goût du dessin d'après nature, ce qui l'a très vite menée à l'illustration. Elle continue cependant à pratiquer la mise en page qui satisfait son goût pour la typographie et lui permet de réaliser affiches et couvertures de livres. Aux Beaux-Arts, elle a complété sa formation à l'atelier de lithographie, ce qui l'a pas à pas menée à la gravure sur linoléum, son principal moyen d'expression aujourd'hui. Elle travaille également dans la publicité et la presse. On remarque dans ses illustrations, aux couleurs très particulières, un sens du cadrage original. Et son trait est à la fois précis, souple, fort et sensuel.

Chaque nouveau projet est une expérience toute neuve où avec beaucoup d'exigence elle expérimente encore, et s'aventure en terrain inconnu.





  • Les premières lignes

Petites histoires de Costumes

Tout nu : à même la peau

Le plus petit des vêtements
Avant d'être habillés, les hommes étaient nus. Mais celui qui vit nu est sans parole, pensent les Dogons en Afrique. Il n'y a alors bien qu'aux enfants que l'on accorde le droit de ne pas porter de vêtements. Pour être respecté, il a fallu se couvrir le corps. Tous les hommes semblent d'accord. En cela, on peut dire que le cache-sexe porte bien son nom. Et qu'il soit de cuir, de tissu, de raphia, orné de perles ou de motifs, le plus petit des vêtements ne sert pas qu'à dissimuler l'intimité de son corps. Si actuellement il protège contre les piqûres d'insectes et les mor­sures d'animaux, il avait autrefois un caractère magique. On pensait qu'il pouvait repousser les esprits mauvais, prêts à s'introduire par n'importe quel orifice du corps. C'est ainsi que l'on expliquait les maladies ou la folie. Les Papous de Nouvelle-Guinée vivent encore parfois le sexe masqué par un «étui pénien». Celui-ci est fabriqué avec une coloquinte séchée, un légume de la famille des courges. Retenu par une cordelette fixée sur les hanches, ce cache-sexe peut atteindre plus d'un demi-mètre.

Mini-maillot
Dire qu'il a fallu une guerre mondiale pour que les femmes américaines se risquent en maillot sur les plages ! En effet, en 1943, l'Europe est en guerre depuis quatre ans, et même aux États-Unis de nombreux produits, dont le tissu, commencent à manquer. Pour continuer à fabriquer des maillots, on décide alors de raccourcir les robes de bain. Ce qui fut bien un peu choquant certes, mais représenta une chance pour les nageuses ! Car il ne faut pas oublier qu'un siècle auparavant elles barbotaient dans leurs longs costumes en laine, affublées d'un gros bonnet sur la tête. À Paris, la guerre finie, un couturier décida de rendre le «deux-pièces» encore plus mini. Et il choisit un drôle de nom pour sa nouvelle création : Bikini. C'est celui d'une île de l'Océanie, où les Américains venaient d'effectuer des essais nucléaires. Il espérait sans doute que son invention ferait l'effet d'une «bombe» sur les plages. Ce qui fut réussi, car tout le monde se scandalisa de voir des femmes en si petite tenue.

Corps colorés
Une simple peinture sur le corps peut parfois faire office de vêtement. Les Kayapo par exemple, qui sont des Amérindiens, embellissent leur peau de couleurs et de motifs. Leurs tatouages, véritable carte d'identité au jour le jour, indiquent leur classe d'âge, mais aussi s'ils sont en deuil, malades ou prêts à faire la fête. Il y a des dessins que l'on met tous les jours et ceux que l'on ne porte que dans les grandes occasions. Ils veulent toujours dire quelque chose. Des points sur le visage rappellent la peau du serpent, des taches brunes, le jaguar, des triangles, les ailes d'un oiseau, ou des ovales, les nageoires d'un poisson. C'est une façon pour les hommes de s'approprier les forces des animaux et d'essayer d'être aussi forts qu'eux au milieu de la forêt amazonienne.


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