Auteur : Henri Tincq
Date de saisie : 16/11/2007
Genre : Dictionnaires, encyclopédies
Editeur : Larousse, Paris, France
Prix : 19.90 € / 130.54 F
ISBN : 978-2-03-505569-9
GENCOD : 9782035055699
Sorti le : 26/09/2007
Un panorama complet des religions et des croyances dans le monde
L'actualité nationale et internationale fait souvent rimer religion avec intégrisme. Le Petit Larousse des religions dépasse les idées reçues pour expliquer l'origine, l'histoire et les pratiques de toutes les religions du monde :
♦ les religions monothéistes, le judaïsme, le christianisme et l'islam, aussi appelées «religions du Livre» ;
♦ les traditions orientales, hindouisme et bouddhisme en premier lieu, sans oublier les autres philosophies et formes de sagesses (confucianisme, shintoïsme, taoïsme...);
♦ les autres formes de spiritualité, nouvelles et anciennes, et les phénomènes en marge des religions (sectes, ésotérisme...).
Chaque religion et chaque croyance est traitée en six points : histoire, dogmes et doctrines, rites et pratiques, institutions, implantation géographique, enseignements, vision de l'homme et du monde.
Le Petit Larousse des religions a été rédigé par un collectif d'auteurs, tous spécialistes reconnus des grands systèmes religieux d'aujourd'hui, réunis par Henri Tincq, journaliste au Monde et au Monde des religions.
Une observation, une conviction, une pédagogie
Le Petit Larousse des religions repose sur une triple démarche.
° Une observation d'abord : le fait religieux émerge de plus en plus dans l'actualité internationale, politique, sociale. Sa place est reconnue par tous, y compris, ceux qui n'appartiennent pas à une confession donnée ou, se disent sans religion. Outre le volume croissant des informations religieuses à la télévision ou dans les journaux - islam en fièvre depuis les attaques du 11 septembre 2001, succession pontificale au Vatican, montée de la droite religieuse aux États-Unis, influence du bouddhisme en Occident, etc. -, on observe dans le public une curiosité pour les phénomènes religieux d'autant plus grande que les modes classiques de transmission des connaissances religieuses (école, famille, catéchèse) ne fonctionnent plus, ou moins bien qu'autrefois. On observe également des interrogations de plus en plus pressantes d'ordre métaphysique autour du sens de la vie, des repères éthiques, de la transmission de valeurs, d'un dialogue possible ou non entre les grandes religions qui se partagent le monde, au-delà des crispations communautaires.
André Malraux avait annoncé, dès l'année 1955 : «Le problème capital de la fin de siècle sera le problème religieux» ajoutant aussitôt qu'il ne s'agit rien de moins que d'y «réintégrer les dieux en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité». L'auteur de la Condition humaine, que certains ont érigé en prophète d'un retour de Dieu au XXIe siècle, précisait son propos des années plus tard : «On m'a fait dire que le XXIe siècle sera religieux. Je n'ai jamais dit cela bien entendu, car je n'en sais rien. Ce que je dis est plus incertain. Je n'exclus pas la possibilité d'un événement spirituel à l'échelle planétaire.» Le rapport de l'homme avec Dieu est. cyclique, en effet. Après l'antique terreur de l'Absolu divin, suivi de l'écrasante domination d'un humanisme sans Dieu, Malraux pensait qu'on reviendrait, selon ses propres mots, «aux droits régaliens de l'Éternel». Il n'avait pas tort. Ceux qui, au XXe siècle, avaient pronostiqué la mort de Dieu, comme ceux qui avaient annoncé, à grand renfort de trompettes, son retour, se sont également trompés. À la fin des années 1960, Dieu était mort et enterré. Sans fleurs ni couronnes. Bien après les Nietzsche, Marx, Freud et autres «maîtres du soupçon», les nouveaux philosophes, sociologues et politologues croyaient aussi, dur comme fer, à la mort de la religion, au «désenchantement» de la société moderne. Ils pariaient sur la laïcisation des moeurs, des idées, de la politique. Ils écrivaient que le progrès de la raison, scientifique et technique, conduirait inéluctablement à une «sortie» de la religion.
Et comment aurait-on pu, à l'époque, leur donner tort ? Tout convergeait, en effet : l'urbanisation et la fin de la civilisation paroissiale symbolisée par le clocher du village ; le déclin des grandes Églises et confessions historiques ; l'«assimilation» aux sociétés modernes d'un judaïsme en diaspora ; la domination, dans les pays musulmans, d'un nationalisme laïque, arabe ou turc ; l'envahissement, dans les pays riches, des modèles de consommation matérielle. Puis la transformation du statut de la femme, l'émergence d'une civilisation de loisirs, l'omniprésence de médias qui façonnent les esprits !
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