Passion du livre - tout sur le livre : Genesis

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Genesis

Couverture du livre Genesis

Auteur : Tony Banks | Phil Collins | Peter Gabriel | Mike Rutherford

Date de saisie : 13/11/2007

Genre : Musique, Chansons

Editeur : EPA, Paris, France

Prix : 49.90 € / 327.32 F

ISBN : 978-2-85120-667-1

GENCOD : 9782851206671

Sorti le : 31/10/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Après leur concert événement au Parc des princes, Tony Banks, Phil Collins, Peter Gabriel, Steve Hackett et Mike Rutherford collaborent à nouveau pour raconter l'histoire complète de leur groupe, Genesis. À travers de nombreux témoignages et interviews de leur entourage, ce livre retrace l'évolution de ce groupe mythique, pionnier du rock progressif dans les années 70, de «Follow You Follow me» à «I can't dance».
Plus de 300 photos illustrent leurs 30 ans de carrière, leurs 19 albums et les nombreuses tournées mondiales dont certaines ont été vues par près de 25 millions de personnes... Grâce à la collaboration de tous les membres du groupe ainsi que d'associés de longues dates, tel le manager Tony Smith, ce livre peut enfin dévoiler toute l'histoire et prouve que, malgré les années, l'esprit Genesis est resté le même.

Les auteurs

Phil Collins, Peter Gabriel, Mike Rutherford, Tony Banks
Tony Banks et Peter Gabriel font partie des membres fondateurs du groupe. Ce dernier quitta Genesis en 1975 pour poursuivre une carrière solo. Phil Collins les rejoignit en 1970 et devint, 15 ans plus tard, l'un des artistes masculins les plus populaires au monde, avant de se retirer en 1996. Le bassiste-guitariste Mike Rutherford, lui aussi l'un des fondateurs, connut une brillante carrière parallèle avec Mike & the Mechanics.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Au début, ce sont cinq garçons, élèves de Charterhouse, qui ont formé un groupe : Genesis. Il n'y a là rien d'extraordinaire en soi. De très nombreux groupes se sont constitués dans une même ville, un même quartier, une même salle de classe.
Mais envisageons les choses autrement. À l'époque où commence cette histoire, au milieu des années 1960, Charterhouse était, comme aujourd'hui, une des premières écoles privées britanniques, un bastion de la classe supérieure anglaise - j'insiste à dessein sur cet adjectif. L'école collaborait à la formation de l'élite de la nation. Sa direction et les parents des garçons qui jouaient au cricket et au rugby sur ses terrains avaient traversé la Deuxième Guerre mondiale, ils avaient juré que ce serait la dernière, et s'en étant sortis de façon triomphale, ils étaient déterminés à garantir contre toute menace les traditions qu'ils avaient préservées. En d'autres mots, c'est précisément le genre d'environnement qui aurait pu, qui aurait dû, étouffer Genesis dès sa naissance, vider le groupe de toute sa substance musicale, et en disperser l'enveloppe aussi loin que possible. En bref, Charterhouse était le terreau le plus improbable qu'on puisse imaginer pour engendrer un groupe de rock.
Pourtant, alors que tant d'autres groupes d'école ont périclité, Genesis a survécu et survécu encore, ne cessant de gagner en puissance. C'est peut-être que l'esprit de Charterhouse s'y est maintenu, avec des restes de la vaillance obstinée inculquée aux élèves.
Et alors, quand ceux des gars de Charterhouse qui restaient - Tony Banks, Mike Rutherford et Peter Gabriel (le batteur Chris Stewart avait été éjecté prématurément, et Ant Phillips fut victime de ses propres imprudences) - furent allés aussi loin qu'ils le pouvaient, ils eurent la sagesse de faire appel à du sang neuf, et différent. Très différent : un batteur enjoué, effronté et sûr de lui, sortant d'expériences d'école du théâtre et de la scène, et un guitariste plein de sérieux venu des arrière-cours londoniennes de Victoria. Une fois de plus, quand Peter quitta le navire, les survivants firent appel à la crème des musiciens jazzy de studio, américains et anglais, et plus tard encore, pour Calling AU Stations, ils accueillirent un chanteur écossais vraiment novateur.
Chaque transfusion qui a couru dans les veines de Genesis lui a procuré plus de longévité et de vigueur, si bien que le groupe a pu survivre aux départs - et aux risques qu'ils comportaient -non pas d'un seul chanteur mais de deux (Peter et Phil), de leur guitariste le plus inspiré (Steve) et de leur batteur le plus renommé (Phil). C'est comme si les Stones avaient perdu Mick Jagger, Keith Richards et Charlie Watts. Mais Genesis est simplement devenu de plus en plus grand et fort, rivalisant avec les énormes succès en solo de Peter Gabriel, Phil Collins et Mike Rutherford avec Mike + The Mecanics. Genesis a eu l'audace et la sagesse de continuer à évoluer. Le groupe a su sortir de sa position de pionnier du rock progressif (même s'il peut contester ce terme) à l'époque où d'autres groupes progressifs comme ELP ou Yes étaient englués dans cette étiquette de dinosaures, pour apparaître triomphalement comme auteur de succès mondiaux.
Cela peut sembler surprenant pour ceux qui imaginent ses membres comme des gens de bon ton, mais Genesis est un groupe rude. Genesis, toute l'aventure est l'histoire la plus sincère que nous ayons pu faire de ce groupe. C'est pourquoi les propos de chacun sont reproduits directement et non censurés. C'est une histoire composée à partir de leurs souvenirs, de leurs récits, de leurs jugements individuels sur leurs réalisations. Tout travail historique a une part d'incertitude, mais en assemblant tous leurs récits, c'est le plus achevé que nous pouvons proposer. Nous ne prétendons pas qu'il est définitif, mais il est consistant.
L'aspect le plus remarquable du livre est peut-être qu'à la différence de presque tous les grands groupes de ces quarante dernières années, les musiciens ayant appartenu à Genesis sont vivants. Parmi leurs contemporains, les excès, le suicide ou le meurtre ont prélevé leur tribut de morts, quand ce n'étaient pas de sordides affaires d'argent, de haine mutuelle ou de risques de procès qui distordaient les récits faits a posteriori de l'histoire de ces groupes.
Seul Tony Stratton Smith, le patron charismatique de Charisma, n'a pas pu adjoindre sa voix à cet ensemble - il est mort en 1987 - mais sa présence est bien vivante dans les souvenirs de ceux qui l'ont connu. Les photos de Strat livrent le regard de cet homme dont l'enthousiasme et l'aide ont soutenu Genesis à un moment critique, lorsque le groupe cherchait une nouvelle issue pour la musique à laquelle il croyait. Il est devenu un guide et un mentor qui avait foi en cette musique tout autant qu'eux, et qui leur a ouvert la voie d'un long et vigoureux avenir.
Cette vigueur, l'ont-ils due aussi au régime que leur procurait leur camarade d'école, manager de tournée et régisseur Richard Macphail : gratin de chou-fleur, yaourts et pain maison ? John Mayhew, qui fut le batteur du groupe l'année où ils enregistrèrent Trespass, a dit qu'il ne buvait pas à l'époque, et quiconque recherche des révélations sur la drogue et les abus divers dans le rock'n'roll ferait mieux de se procurer l'autobiographie de Mötley Crüe (le gang de Nikki Sixx qui défraie la chronique avec les histoires de drogues). Cela n'était pas et n'est toujours pas le style de Genesis. Mais si l'on veut comprendre qui sont ces musiciens, ce qui les a soudés et parfois désunis, et comment leur musique a trouvé sa personnalité, c'est cet ouvrage qu'il faut lire.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli