Préface : Walter Abish | Hugh M. Hefner
Postface : Gary Cole
Date de saisie : 12/11/2007
Genre : Photos
Editeur : EPA, Paris, France
Prix : 29.90 € / 196.13 F
ISBN : 978-2-85120-665-7
GENCOD : 9782851206657
Sorti le : 31/10/2007
Blondes, rousses et brunes se prêtent aux poses de la séduction sous l'oeil des meilleurs photographes de Playboy, entre les années 1950 et 1980. Lisses ou sculpturales, averties ou innocentes, provocantes ou effrontées, découvrez-vite les charmes délicieusement surannés de ces beautés de l'époque. Trois ouvrages, un pour les blondes, un pour les rousses et un pour les brunes réunis dans un superbe coffret.
La couleur des cheveux est un des signes qui figurent sur le permis de conduire. Pour nous décrire à quelqu'un qui ne nous connaît pas, avant la couleur des yeux, le poids, la taille ou le QI, on donne notre couleur de cheveux. Car c'est ce qui nous caractérise d'emblée - un cadeau génétique de nos parents, certes, mais contre lequel il est facile de lutter : quoi de plus simple que de modifier la couleur de ses cheveux ? Les cheveux, c'est la deuxième chose que les gens voient quand ils vous regardent (la première étant vos yeux). Sauf si vous êtes blonde... Alors, ils ne voient rien d'autre.
Les scientifiques ont étudie le mystère du cheveu et ont obtenu des résultats contrastés. Ils pensent que le cheveu a aidé l'homme à s'identifier - sexuellement ou hiérarchiquement - auprès des autres membres de l'espèce. Il est fait, disent-ils, de la même protéine que celle trouvée dans les plumes, les griffes, les ongles et les sabots : une parure et un dispositif d'armes primitives, réunis dans cette création magique et unique qu'est le cheveu. Et parler de «blonde incendiaire» fait probablement référence à cet état guerrier.
Quand on en vient à la couleur des cheveux, les scientifiques se trouvent déconcertés. Le docteur John Gray nous apprend que la couleur est sans doute la caractéristique la plus évidente du cheveu, mais qu'elle n'a pour autant aucune fonction biologique.
Sauf si, dans les fonctions biologiques, vous classez l'excitation... sans laquelle il n'y aurait aucune évolution. La blondeur est liée à l'excitation.
Les mêmes scientifiques ont identifié ce qu'ils appellent un «spectre» de la blondeur. Plus on monte au nord de l'Europe, plus les cheveux sont clairs. La blonde aime folâtrer dans les forêts, sous des latitudes où le soleil reste bas. Pourtant, il existe des peuples aborigènes blonds en Australie, et des archéologues ont découvert dans les déserts de Chine des momies vieilles de 4 000 ans présentant «des cheveux remarquablement blonds» (y en a-t-il qui ne le soient pas ?). Mystère analogue à la façon dont la nature a fait évoluer nos yeux et notre vue, au moins vingt fois au cours de l'histoire de l'humanité. Qu'est-ce qui est apparue en premier ? La blondeur ou la vue ?
Blonde. Prononcez le mot. Tout de suite, vous êtes en position d'attente. Attente d'un premier espoir d'accomplissement sexuel, d'un premier- fantasme vibrant. La blonde est une annonce publique, une bannière, un phare. Ici se trouve l'énergie. La blonde bouge, enflamme les passions, change les vies. Les linguistes relèvent que les termes «blondes», «brunes» et «rousses» étaient au départ des adjectifs qualificatifs. C'est seulement au XXe siècle que ces mots sont devenus des noms communs, dont le sens englobe une panoplie complète de désirs. Quand les blondes sont devenues des déesses, la teinte des cheveux est devenue une préférence sexuelle, voire un objet de vénération.
Mais d'où nous vient cette idée que la blonde est belle ? Au commencement était la blonde.
Les peintres du Moyen Âge précisent qu'Eve était blonde. Les images classiques de la beauté, telles les statues marmoréennes d'Aphrodite, ont été, après des siècles de contemplation, ramenées à la blancheur pure de l'albâtre. Mais, à l'origine, elles étaient peintes. Et elles avaient des chevelures blondes. Les pèlerins faisaient le voyage pour se coucher sur le tombeau de la déesse, représentation parfaite de la féminité.
Selon Joarma Pitman, auteur de On Blondes, l'association de la blondeur et de l'abandon sexuel a donné le ton des années à venir. La Vénus de Botticelli est blonde comme les blés. Mais le pouvoir des blondes s'étend bien au-delà des musées.
Notre attirance pour elles vient du plus profond de nous, de quelque chose qui remonte à la préhistoire et qui s'est peut-être produit en même temps que la découverte du feu. Une fois que l'on a été exposé à la lumière des blondes, l'événement reste gravé à jamais dans notre mémoire.
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