Auteur : Winfried Georg Sebald
Traducteur : Patrick Charbonneau | Sybille Muller
Date de saisie : 14/11/2007
Genre : Poésie
Editeur : Actes Sud, Arles, France
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-7427-7041-0
GENCOD : 9782742770410
Sorti le : 17/10/2007
Ce triptyque poétique relate trois vies, celle de Matthias Grünewald (v.
1475-1528), peintre du célèbre retable d'Issenheim, celle de Georg Wilhelm Steller (1709-1746), naturaliste et explorateur qui a participé aux expéditions de Bering, et celle de Sebald lui-même. Nés à des époques très différentes mais tous trois dans une même région, ils portent dans leur chair et dans leur âme l'empreinte de la violence. En cherchant à appréhender l'essence de leurs souffrances et de leurs aspirations créatrices au sein d'un environnement destructeur, Sebald laisse entrevoir, dans son propre itinéraire, quels événements ont concouru à la genèse de ses oeuvres.
Dans cette première publication littéraire, parue en 1988, W. G. Sebald aborde déjà ses thèmes de prédilection - magistralement condensés ici dans un poème bouleversant.
A la suite de ce début littéraire, W. G. Sebald (1944-2001) connaît un succès grandissant, d'abord dans les pays anglo-saxons, puis en Allemagne, et en France où toute son oeuvre paraît chez Actes Sud : Les Emigrants (1999), Les Anneaux de Saturne (1999), Vertiges (2001), et enfin son dernier roman, Austerlitz (2002). Par ailleurs, Sebald est l'auteur de plusieurs essais, dont De la destruction comme élément de l'histoire naturelle (2004) et Séjours à la campagne (2005). Son oeuvre a été distinguée par de nombreux prix littéraires. Un recueil réunissant des essais et des fragments de roman, intitulé Campo santo, est en préparation chez Actes sud.
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Et voici que nous est donné aujourd'hui de lire l'un de ses premiers ouvrages, D'après nature, paru en Allemagne en 1988 et sous-titré Poème élémentaire. Soient trois textes qui empruntent effectivement à la poésie la forme du vers libre, le sens de l'ellipse, mais qui se lisent volontiers comme de la prose, du récit. Et composent ensemble un recueil cohérent qu'on n'a aucun mal à relier à l'univers de Sebald, à son paysage intérieur, tant on y reconnaît son lyrisme sobre et mélancolique, son obsession douloureuse de l'exil et de la destruction.
Les vies, c'est-à-dire les lignes brisées par lesquelles les passages des hommes sur terre se racontent, tel aura été le matériau, l'unique matériau au fond, de W.G. Sebald, et D'après nature, le «poème élémentaire» qui paraît aujourd'hui, non seulement n'échappe pas à la règle, mais l'inaugure, puisque ce texte est la première publication littéraire de l'auteur...
Formellement différent des grands livres comme Vertiges ou Austerlitz, qui allaient ponctuer le chemin brutalement interrompu de Sebald, D'après nature se présente comme un long poème en trois parties, chaque partie correspondant à une vie : soit celles de Mathias Grünewald, le peintre du retable d'Issenheim, de Georg Wilhelm Steller qui, au XVIIIe siècle, accompagna Vitus Béring dans ses explorations, et celle de Sebald lui-même.
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