Auteur : Manfred Heim
Date de saisie : 31/05/2008
Genre : Religion, Spiritualité
Editeur : Salvator, Paris, France
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-2-7067-0481-9
GENCOD : 9782706704819
Sorti le : 18/10/2007
Adaptation française par Daniel Moulinet (Institut catholique de Paris) avec la collaboration de Françoise Monfrin
Cet ouvrage offre un panorama de l'histoire des Églises chrétiennes, dont la chronologie s'étend de l'Antiquité jusqu'au début du XXIe siècle, en passant par la séparation entre Constantinople et Rome, la Réforme et la naissance des diverses Églises protestantes.
Il donne les dates des conciles, des synodes, des schismes et des refondations ; il situe les institutions ou les personnages marquants ainsi que les événements importants, et fait ressortir les traits fondamentaux de chaque époque. Une liste chronologique des papes, une des conciles oecuméniques, un glossaire et un index des noms le complètent.
Manfred Heim né en 1961, enseigne l'histoire de l'Église à l'université Ludwig-Maximilian de Munich. Membre de l'Académie bavaroise des sciences, il est l'auteur de plusieurs publications sur l'histoire de l'Eglise, dont un Kleines Lexikon der Päpste [Petit Dictionnaire des papes] Munich, 2005.
L'Antiquité (jusqu'en 500)
Le mouvement chrétien est d'abord un mouvement de renouveau du judaïsme, nourri d'attente messianique ; du judaïsme, il se sépare progressivement, au terme d'un processus complexe qui s'opère au cours du Ier siècle. On peut parler de christianisme à partir du moment où se déploie une prédication centrée sur la personne de Jésus - c'est-à-dire après Pâques - qui porte sur sa vie, son oeuvre, sa passion, sa mort sur la croix et sa résurrection. Le mouvement naît en Palestine, région dominée par l'autorité romaine depuis 63 av. J.-C. Il connaît ses premiers développements sous le principat d'Auguste (27 av. J.-C. à 14 apr. J.-C.), et essaime progressivement dans les différentes contrées d'un Empire qui atteint son apogée sous le règne d'Antonin le Pieux (138-161), incluant toutes les régions du pourtour méditerranéen et s'étendant de l'Atlantique et de la Bretagne jusqu'au Tigre et à l'Euphrate, du Rhin et du Danube jusqu'au Nil moyen et jusqu'aux limites des déserts d'Arabie et d'Afrique.
La communauté primitive de Jérusalem constitue la première Église qui joue un rôle d'Église-mère par rapport aux autres Églises (Antioche). Après la mission d'Antioche en direction du monde grec, Paul marque une nouvelle étape du processus de séparation entre judaïsme et christianisme et mène une intense activité missionnaire dans toute la partie orientale de la Méditerranée, d'Antioche à Corinthe. Les chrétiens vivent dans le monde et non hors du monde, et sont donc confrontés d'emblée à la culture et aux religions de l'Empire. Très tôt, l'Église doit affronter tant l'hostilité des païens (les persécutions systématiques ne commencent cependant qu'au milieu du IIIe siècle) que des débats théologiques intenses qui conduisent à l'élaboration progressive de l'orthodoxie, portant notamment sur la définition de Jésus, homme et Dieu, et sur le problème de la Trinité. Les débats trinitaires et christologiques culminent durant les quelque 125 ans qui séparent le concile de Nicée du concile de Chalcédoine ; s'ajoutent également des problèmes disciplinaires qui conduisent à de multiples schismes.
Le règne de Constantin marque un tournant. Alors que le christianisme est une religion simplement autorisée bénéficiant des mêmes privilèges que le paganisme auquel est traditionnellement lié l'Empire à l'époque constantinienne, son statut privilégié s'affirme au fil du IVe siècle, jusqu'à ce qu'il devienne la religion officielle et la seule autorisée de l'Empire romain sous le règne de Théodose. Mais celui-ci est le dernier empereur à régner sur un empire unique : à sa mort, les deux parties de l'Empire se séparent pour constituer deux empires distincts : l'Orient grec et l'Occident latin. Celui-ci s'effondre trois quarts de siècle plus tard, pour des raisons mal expliquées, alors qu'y déferle l'invasion des populations germaniques, dont certaines sont déjà chrétiennes.
Entre 7 et 5 avant notre ère Les sources ne permettent pas de dater avec précision LA NAISSANCE DE JÉSUS. On la situe entre - 7 et - 5, donc durant le principat d'Auguste (27 av. J.-C.-14 apr. J.-C.) et les dernières années du règne du «Roi de Judée» Hérode le Grand (40/37-4 av. J.-C.). Selon les évangiles de Matthieu et de Luc, il serait né à Bethléem en Judée, mais l'évangile de Jean indique qu'il est originaire de Nazareth en Galilée, et l'on tend à penser que c'est cette indication qui doit être retenue, la localisation à Bethléem ayant été suggérée à partir de la fin du Ier siècle par la prophétie sur la naissance du Messie, fils de David (Mi 5, 1).
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli