Passion du livre - tout sur le livre : Les virus

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Les virus

Couverture du livre Les virus

Auteur : Evelyne Moulin

Date de saisie : 03/11/2007

Genre : Médecine, Santé

Editeur : le Cavalier bleu, Paris, France

Collection : Idées reçues. Santé & médecine

Prix : 9.00 € / 59.04 F

ISBN : 978-2-84670-179-2

GENCOD : 9782846701792

Sorti le : 25/10/2007


  • La présentation de l'éditeur

Les virus
Santé & Médecine

«Pasteur a découvert les virus» ■ «Les animaux infectés sont dangereux pour l'homme» ■ «Les virus circulent souvent en hiver» ■ «Les épidémies se propagent de plus en plus vite» ■ «Certains virus éradiqués sont toujours conservés dans des laboratoires» ■ «La vaccination est la solution»...

Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.

Evelyne Moulin, docteur en médecine et docteur es sciences, ancien chercheur au CNRS, est maintenant consultante en écono­mie de la santé. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Les Nouveaux Virus : les tueurs les plus discrets de la planète (Les Asclépiades, 2005). Les progrès fulgurants de la médecine au W siècle avaient fait disparaître la peur ancestrale des épidémies ; les nouveaux virus (sida, ébola, grippe aviaire...), réactivent cette peur, de façon souvent irraisonnée. Cet ouvrage est l'occasion de faire le point sur les mécanismes viraux, la réalité des dangers et l'avancée des recherches.





  • Les premières lignes

Introduction :

Pendant des millénaires, les hommes ont connu des épidémies d'origine bactérienne ou virale, jusqu'au siècle dernier pendant lequel les progrès de la médecine furent fulgurants, au point de faire quasiment disparaître cette crainte encore présente un siècle avant.
Au cours du XXe siècle, les découvertes de la vaccination et des molécules antivirales ont permis une lutte efficace contre les virus, qui ne furent pas découverts par Louis Pasteur, contrairement à une idée reçue, mais par Ivanovski et Beijerinck, Pasteur s'étant attaché à découvrir les mécanismes de protection contre les agents infectieux par la vaccination.
À la fin du XXe siècle, l'éradication de la variole, terrible maladie qui décima la population de notre pays aux XVIIe et XVIIIe siècles, fut le premier très grand succès de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la lutte contre les maladies virales (elle est en passe de réussir le même exploit avec la poliomyélite grâce à une nouvelle campagne de vaccination de masse lancée en 2004). La descendance de Louis XIV est un exemple des ravages provoqués par la variole puisque le vieux roi vit son fils tué par cette maladie ; le seul, et dernier, petit-fils rescapé des infections virales (variole, rougeole) fut le futur Louis XV, protégé par Mme de Ventadour des saignées ordonnées par les médecins de cette époque.

La variole est-elle une histoire enterrée ?
Ce n'est pas si simple !
Un doute s'insinue depuis les événements du 11 septembre 2001 : à quelle redoutable épidémie l'humanité devra-t-elle faire face si des terroristes parviennent à répandre le virus de la variole ? Car si la maladie a disparu, le virus est bien présent dans les laboratoires de recherche, militaires ou autres. Les vagues de vaccination se sont arrêtées depuis 1977, puisqu'il n'y avait plus de danger de contagion, d'où une perte totale d'immunité collective, la vaccination permettant de stimuler le système immunitaire capable de reconnaître et de détruire le virus naturellement. Or si notre système immunitaire répond à cet exercice de défense, il n'en garde un souvenir très frais que pendant un temps limité, au mieux une dizaine d'années (par exemple la vaccination contre la fièvre jaune est valable dix ans). Au-delà, le système immunitaire perd la mémoire de ce qu'il a appris et le virus peut infecter l'homme, c'est pourquoi il faut alors subir un rappel.

Outre ces craintes d'agression terroristes, d'autres inquiétudes ont vu le jour à la fin du siècle dernier avec l'apparition de nouveaux virus. Le virus de la grippe aviaire est le dernier en date, après le virus du SRAS (du nom anglais Severe Acute Respiratory Syndrome, ou syndrome respiratoire aigu sévère) apparu dans les années 2000, le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) apparu dans les années 80, ou les virus des fièvres hémorragiques dans les années 70.
Face à ces nouvelles inquiétudes, l'OMS surveille l'expansion des virus comme celui de la grippe aviaire et les virus responsables des fièvres hémorragiques. Devant les menaces d'actes terroristes avec des armes biologiques, le ministère de la Santé français a mis en place depuis 2003 un plan appelé «biotox», qui a pour but d'organiser, d'une part la fabrication de millions de doses de vaccin anti-variolique et, d'autre part, un programme de vaccination d'urgence, afin qu'en cas de menace maximum toute la population française soit protégée en l'espace de quelques semaines seulement.
Résultat de ces inquiétudes, des idées reçues sont apparues qui amplifient ces peurs inutilement, et certaines, fausses, sont même nocives pour la santé publique ! L'exemple le plus frappant concerne l'utilisation abusive d'antibiotiques pour traiter n'importe quelle maladie, dont les maladies virales comme le rhume, ou la grippe. Non seulement cette prise médicamenteuse, très efficace sur les bactéries, est inopérante sur l'infection virale, mais elle entraîne le développement d'une résistance bactérienne chez la personne qui a pris ces antibiotiques. En d'autres termes, l'antibiothérapie va permettre aux bactéries déjà présentes dans notre organisme de s'adapter à la molécule antibiotique et de lui devenir résistante, ce qui éliminera toute possibilité thérapeutique ultérieure en cas d'apparition d'une maladie liée à la même bactérie.
Ce fait très préoccupant a décidé dernièrement les pouvoirs publics à agir et à mener des campagnes de communication sur les ondes radio et télévisuelles afin de faire passer le message de l'inutilité, voire de la dangerosité d'une telle prise médicamenteuse. Les premiers résultats sont encourageants : la prescription d'antibiotiques est en sensible diminution et le taux de résistance d'une bactérie appelée staphylocoque doré (une bactérie que nous avons normalement sur notre peau) est également en sensible diminution. Ce sujet est d'une extrême importance quand on sait que les infections nosocomiales, maladies infectieuses contractées lors d'une hospitalisation, sont souvent causées par des bactéries résistantes aux antibiotiques, apportées par le malade, qui migrent de la surface de la peau à l'intérieur d'un organe, par exemple lors d'une intervention chirurgicale.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli