Auteur : Wole Soyinka
Date de saisie : 27/12/2007
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Actes Sud, Arles, France
Collection : Lettres africaines
Prix : 28.00 € / 183.67 F
ISBN : 978-2-7427-7033-5
GENCOD : 9782742770335
Sorti le : 02/10/2007
Premier Africain à recevoir le prix Nobel de littérature et militant politique aux initiatives prodigieuses, Wole Soyinka donne ici une suite à ses deux premiers volumes de Mémoires intitulés : Aké, les années d'enfance et Ibadan, les années pagaille et ceci dans une chronique désormais centrée sur sa vie d'adulte, tumultueuse dans sa patrie bien-aimée comme dans l'exil.
La langue lyrique, tortueuse et généreuse, qui caractérise son oeuvre dramatique et romanesque, fait entendre dans le présent récit l'esprit indomptable du Nigeria lui-même. Campant avec passion les personnages qui l'ont soutenu et inspiré, Soyinka ne se contente pas de raconter son exil et le règne brutal du général Sani Abacha ; il nous livre ses souvenirs intimes et des anecdotes amusantes ayant marqué sa vie et ses espoirs de retour.
Mais, plus encore qu'une figure importante de la littérature mondiale, Wole Soyinka est la voix des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté. Il te faut partir à l'aube est la mémoire d'une vie publique passionnante, une méditation sur la justice et la tyrannie, un testament fascinant légué à un pays ravagé mais plein d'aspirations.
Wole Soyinka est né en 1934 au Nigeria. Professeur de littérature, il a successivement enseigné au Nigeria, au Ghana, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis tout en écrivant tragédies et comédies, poèmes, romans et textes autobiographiques. Wole Soyinka est devenu président du Parlement international des écrivains en 1997. Il vit actuellement aux Etats-Unis.
Une vie, fût-elle celle de Soyinka, combattant courageux contre l'arbitraire, ne peut se résumer à la politique. Il y a des repas mémorables, des amis et des coups pendables. Il les conte en multipliant les incises, les anecdotes. Sa gourmandise de narration est communicative. Il te faut partir à l'aube est à la fois un roman d'aventures et un livre politique, une réflexion sur la vie. La galerie de portraits, héros ou traîtres, est réussie.
Troisième volume de ses souvenirs, Il te faudra partir à l'aube constitue donc un torrent d'événements, d'impressions, de traits d'humour à la langue riche, vigoureuse, parfois plus serrée que le pire des maquis et charriant cependant une lumière impressionnante...
Dans un tourbillon verbal, l'écrivain déploie sa mémoire comme un prestidigitateur son carré de soie...
De tout, comme dans une vie. Mais une vie marquée par cette énergie formidable qui se retrouve dans la langue de Soyinka. Riche, lyrique, bagarreuse et volontiers moqueuse, sa prose circule sans difficulté du passé au présent, des sujets graves à la plaisanterie et du détail matériel à la réflexion philosophique. Avec une constante, cependant : jamais d'apitoiement, jamais d'amertume, très peu de découragement...
En lisant le texte obstiné, généreux et sans mesquinerie de Soyinka, il vient à l'esprit que oui, le courage d'un homme et son engagement peuvent aussi passer dans et par l'écriture.
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